17/01/2024
DJOSSOPE : Une soirée scintillante à la case des Daltons
Ayant dompté la fatigue d’une longue journée de marathon, j’ai fait le choix quelque peu niais d’aller à la Case des Daltons. L’exposition”DJOSSOPE”, en français “Origine” s’est fait découvrir riche en percussions, performance et en présentation d’«artefacts anciens des ethnies fon, ewe et wati». Le collectionneur et artiste plasticien Nouwavi Kokou D’Alexandre a su dévoiler au public sa collection de «fétiches» comme il les appelle lui-même. Il était important pour lui de préciser le distinguo entre divinité et fétiche.
Excepté les percussions qui introduisaient la solennité de l’exposition, il y avait la performance de Ras Sankara Agboka qui a plongé l’espace dans un silence où se débattaient les flashes des appareils photo et les respirations haletantes. La performance de Ras Sankara, c’est d’abord une minute de silence, c’est une lumière de lampion tenue par une main qui finit dans le noir des coulisses. La performance de Sankara c’est se parer de rouge et de blanc. Ras Sankara c’est aussi l’homme sans visage, c’est l’homme au masque. Il est, Ras Sankara, cet homme qui porte les marques physiques, psychologiques et morales d’un passé tortionnaire. La performance de Ras c’est surtout des paroles sans mot ; c’est le vacarme sourd du corps aux mille bouches, aux mille pores, aux mille cicatrices.
La performance de Ras, pour finir, ce sont les deux clochettes qui retentissent par intermittence.
Merci à ceux qui m’ont permis de me sentir entouré😌
Wody Yawo
Clay Apenouvon
Dodji Efoui
Eugène
Da Kwami Da Costa
Cocou