25/04/2026
AS-TU UNE FOIS RÉCITÉ UN CONTE SUR L'ÂNE ET L'HYÈNE EN ZIMÉ ET EN LAMÉ ?
*L’Âne malin et les Hyènes affamées*
Dans la brousse, la sécheresse avait vidé les mares et brûlé les herbes. Trois hyènes rôdaient, le ventre creux, la langue pendante.
Soudain, elles virent l’âne couché au milieu du chemin. Immobile. Les yeux fermés. Les pattes raides.
*Première hyène :*
« Regardez, frères ! Les dieux nous envoient un festin. L’âne est mort. »
*Deuxième hyène :*
« Attendez. Et si c’était un piège ? L’âne est rusé. Goûtons-le d’abord du bout des dents. »
*Troisième hyène, la plus vieille :*
« Idiots ! Les morts ne parlent pas. Posons-lui trois questions. S’il ne répond pas, alors il est vraiment mort et nous le mangerons sans péché. »
Les hyènes s’approchèrent. L’âne, lui, entendait tout. Mais il ne bougeait pas. Il retenait son souffle.
La vieille hyène demanda :
*« Âne, qui est le roi de la brousse ? »*
Silence.
*« Âne, où caches-tu ton cœur ? »*
Silence.
*« Âne, quel goût a ta chair quand on te mange ? »*
L’âne ouvrit un œil, puis l’autre. Il se leva d’un bond, fit claquer ses sabots et brait de toute sa force :
*« Ma chair a le goût de la poussière et des épines ! Et mon dernier coup de sabot, le goût de la mort ! »*
Puis il détalla, soulevant un nuage rouge. Les hyènes, surprises, se regardèrent.
*Première hyène :*
« Je vous l’avais dit, il n’était pas mort ! »
*Deuxième hyène :*
« Et moi je dis qu’il était mort, mais notre bruit l’a réveillé ! »
*Troisième hyène :*
« Taisez-vous ! Le problème, c’est qu’un âne qui parle court plus vite qu’une hyène qui réfléchit ! »
Elles se mirent à courir, mais l’âne avait déjà disparu derrière la colline.
Depuis ce jour, quand les hyènes trouvent une bête couchée, elles n’osent plus poser de questions. Elles passent leur chemin en disant : _« Les morts qui parlent ont les sabots trop durs. »_
Source : Conte Africain. Contenu pris sur IA