30/03/2026
🧵 Textile comme savoir(s), textile comme mémoire vivante.
Retour sur le finissage de l’exposition "Ówú. Fil. Faden. Thread" au Musée Théodore Monod .
Une conversation riche entre artistes, chercheuses et artisanes du Sénégal et d’ailleurs, à la croisée des pratiques traditionnelles et industrielles, entre Dakar, Vienne et au-delà.
Ici, le textile n’est pas un objet.
C’est un langage. Une archive. Une transmission.
🔎 Avec des figures comme qui rassemble plus de 100 femmes dans un atelier-laboratoire .f.a.l.e_ à Djilor Djidiack, ou encore , dont la pratique hybride entre techniques Mandjak et recherches personnelles redéfinit le geste du tissage.
🌿 La teinture végétale, portée notamment par Marie Madeleine , révèle une autre dimension : transformer les matières premières du terroir, mais aussi accueillir le savoir.
Car ici, apprendre passe par "le corps, le silence, et une forme de spiritualité, comme dans certaines traditions sérères."
🧠 Et si la recherche ne se limitait pas aux cadres occidentaux ?
Dans ces pratiques, la recherche existe dans le geste.
Dans le rythme du tissage.
Dans la symbolique des étoffes :
Indigo pour le deuil, bien d'autres pour les mariages, naissances..
Chaque tissu devient patrimoine. Chaque femme, archive vivante.
🤝 À travers des collaborations comme celle portée par Mariama autour d’une œuvre textile de 17 mètres co-produite avec en tout 8 artistes, se pose aussi une question essentielle :
comment créer ensemble sans reproduire des dynamiques d’économie néocoloniale ?
💬 Ici, pas de posture figée.
Mais une attention portée à l’humain, à la transmission, à la responsabilité.ebiere a fait un incroyable de moderation de la discussion en plus d'avoir été la commissaire de cette exposition.
Chez , nous pensons la création comme un espace de dialogue, de mémoire et de stratégie culturelle.
Et vous, comment envisagez-vous une recherche artistique plus située, plus consciente ?