Rumba : Hier, Aujourd'hui et Demain

Rumba : Hier, Aujourd'hui et Demain Cette page parle de l'histoire de la musique congolaise basée sur les recherches scientifiques.

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : LUCIE EYENGALucie Eyenga, de son vrai nom Eyenga Moseka Lucie, née en 193...
28/12/2024

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : LUCIE EYENGA

Lucie Eyenga, de son vrai nom Eyenga Moseka Lucie, née en 1934 à Coquilathville (actuel Mbandaka) et morte le 12 décembre 1987 à Kinshasa, est une vocaliste, auteur-compositrice et interprète congolaise. Ancienne membre du groupe African Jazz, elle est l'une des pionners de la musique soukous. En fait, elle était prédestinée à devenir chanteuse; car issue d’une famille de l’ethnie Mongo trempée dans les rythmes Zebola, Odemba, et le bonheur de chanter et de danser.
Lucie Eyenga commence sa carrière musicale au sein du Label Opika dans lequel elle se fait remarquer pour ses chansons expressives, accessibles au grand public, avec un accent mis sur les harmonies vocales. Elle se fait découvrir en 1954 sur la scène à Léopoldville (actuel Kinshasa) par le guitariste Zacharie Elenga alias Jhimmy L’hawaïenne, qui, à l'époque, se faisait accompagner par son élève Tshilumba wa Baloji alias "Tino Baroza" qui l'enrôle au sein des éditions "Opika". Il sied de souligner l’importance de la voix feminine au sein des éditions Opika car il y manquait de chanteuse de pointe, contrairement aux éditions Loningisa qui, à cette époque, brillaient de mille feux avec la tendre chanteuse de romances, Marie KITOTO qu’accompagnait le guitariste Henri BOWANE, et qui est surtout connue pour ses deux légendaires chansons Yo kolo ye kele et Ya biso se malembe parues en Septembre 1951.
C'est dans l’année de 1954 que Lucie Eyenga gagnera sa renommée autant bien nationale qu'internationale grâce à sa première chanson sur disque Bolingo Ya La Joie dédiée à l’association féminine kinoise, « La Joie ». Elle est accompagnée par les guitaristes BALOJI alias Tino Baroza , Charles MWAMBA alias Dechaud, le bassiste Albert TAUMANI et le saxophoniste Isaac MUSEKIWA. De cette chanson, naquit vraiment la véritable Lucie EYENGA authentique de l’African Jazz, impressionnante de force, de rudesse et de conviction. Aucune autre chanteuse ne va l’égaler. Elle attire ainsi l'admiration du chanteur Joseph Kabasele et sa réputation continue ainsi de grandir au sein de l'orchestre African Jazz où elle évoluera de 1954 à 1956.
Après la fermeture du Label Opika, elle intègre les éditions Esengo, comme bon nombre de ses collègues à l'époque. Elle évolue ainsi entre 1957 et 1958 avec l'orchestre Rock-a-Mambo de Nino MALAPET où elle participe à des chansons telles que Brigitte, Mabe na yo moko, Dit moninga, Nasepeli mingi et Zozo moke qui ont fait d’elle l’une des chanteuses les plus douées de sa génération, l’une des seules à ne pas s’enliser dans les concessions à la mode à cette époque.
À la suite de la séparation de l'orchestre Rock-a-Mambo et la fermeture des éditions Esengo, sa carrière prend une brève pause jusqu'au moment où elle réapparait en 1962 à Brazzaville au sein du groupe Negro Band avec lequel elle enregistre deux chansons notables telles que: Adoula et Georgette.
En 1975, elle est retenue pour faire partie du groupe mémorable Bakolo Miziki, groupe composé de grands noms de la musique zaïroise (congolaise) des années 50 autour d'une "Anthologie de la musique zaïroise" recommandée par la présidence du Zaïre à l'époque. Elle y forgera, sous la direction artistique d’Antoine NEDULE alias Papa Noël, un répertoire de ses grands succès au sein des éditions Opika.
En 1983, elle réapparait aux côtés de Dr Nico Kasanda au sein de l'African Fiesta Sukisa. Elle s'associe ensuite avec Abeti Masikini sur deux albums réalisés à l'Industrie Africaine du disque (IAD) à Brazzaville pour une réédition des morceaux de la période de gloire de Lucie Eyenga au sein de l'African Jazz et de Rock-a-Mambo.
Lucie Eyenga meurt le 12 décembre 1987 dans la ville de Kinshasa, à l'âge de 53 ans. Pour ce qui concerne la discographie, elle est l’auteure de plusieurs chansons, notamment:
• Bolingo ya la Joie
• Nabanzaki
• Yaka maman
• Brigitte
• Mabe na yo moko
• Dit moninga
• Nasepeli mingi
• Zozo moke
• Adoula
• Georgette

Liens de recherche:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Eyenga
https://www.universrumbacongolaise.com/artistes/lucie-eyenga/

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : SIMARO LUTUMBA Simon Lutumba Ndomanueno, surnommé Lutumba Simaro Masiya, ...
18/12/2024

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : SIMARO LUTUMBA

Simon Lutumba Ndomanueno, surnommé Lutumba Simaro Masiya, né le 19 mars 1938 et mort le 30 mars 2019 est un guitariste rythmique, auteur-compositeur congolais et membre du groupe de la rumba congolaise TP OK Jazz qui a dominé la scène musicale congolaise des années 1959 aux années 1980.

Simaro est né à Leopoldville (l'actuel Kinshasa) de parents angolais qui ont émigré au Congo Kinshasa, où il a commencé sa carrière musicale.

En 1961, Simaro Lutumba rejoint Franco Luambo Makiadi dans O.K. Jazz (Orchestre Kinshasa) qui envisage de faire un voyage en Belgique pour enregistrer un album. Pendant de nombreuses années, il a été vice-président du groupe et a dirigé le groupe lors de longs voyages de Franco en Europe dans les années 1980.

En 1974, il compose la chanson à succès du groupe, Mabele (La Terre) interprétée par Sam Mangwana, qui lui vaut le surnom de « Poète ». Mabele est un hymne sur la naissance, la vie et la mort. La chanson se déroule en cascade sur un rythme de rumba et diverses interjections de saxophone tandis que le chanteur Sam Mangwana soupire la phrase poignante de Simaro, « le bateau périt, mais le port reste », continuant :
« L’homme blanc a fabriqué des canons pour détruire le monde.
Mais pour détruire la vérité,
L’homme blanc n’y est pas parvenu.
Ah, la terre. »

À la fin des années 1970, Simaro fut emprisonné à la prison de Makala, avec Franco et d'autres musiciens de OK JAZZ, pour deux chansons jugées obscènes par les autorités. Leur condamnation n'a cependant duré que trois semaines, après quoi Mobutu, qui aurait aimé le groupe, leur a personnellement pardonné.

En 1984, il compose une autre chanson à succès intitulée Maya et qui sera interprétée par Carlyto Lassa Ndombasi. La chanson parle d’un homme qui a été abandonné par sa femme, Maya qui est décédée de manière inatendue. Avec une voix mélancolique, le chanteur exprime le chagrin de l’homme par ces mots:
« Écoutez une voix qui vous appelle au milieu de la nuit.
Écoutez les tambours à la sortie du village.
Pensez, vous êtes une personne,
Je deviens comme une goutte d'eau au bord de la rivière, Maya ! »
Lorsque Franco a entendu « Maya », il s’est brouillé avec Simaro. Il avait effectué une longue tournée en Europe pendant que Simaro avait traversé le fleuve Congo pour enregistrer la chanson à Brazzaville, sans T.P.O.K. Jazz. Franco était apparemment jaloux du talent de Simaro et ennuyé qu’il se soit lancé seul. La chanson a connu un succès instantané au Congo et en Afrique de l’Est et a été élue chanson zaïroise de l’année.

Après le décès de Franco en 1989, Simaro devient le president de l’orchestre T.P.O.K. Jazz, mais seulement pendant quantre ans. En 1993, T.P.O.K. Jazz se sépare en raison de désaccords sur le partage des fonds. En janvier 1994, Simaro forme Bana OK, avec une trentaine de musiciens d'OK Jazz, pour la plupart d'entre eux. Il enregistre de beaux albums poétiques pendant une période de conflits pour son pays d'origine : « Procès », de 2004, et « Encore & Toujours », de 2013.

On attribue à Simaro la composition de nombreuses chansons du groupe TP OK Jazz, notamment:
• Likambo Zi Tu Zoto Esilkata Te, chantée par Michel Boyibanda, Josky Kiambukuta et Sam Mangwana
• Oko Regretter Ngai Mama, chantée par Michel Boyibanda, Josky Kiambukuta, Wuta Mayi et Lola Checain
• Bodutaka, chantée par Sam Mangwana, Michel Boyibanda, Josky Kiambukuta et Lola Chécain
• Mabele (1974), chantée par Sam Mangwana
• Eau Benite, chantée par Madilu System
• Maya (1984), chantée par Carlyto Lassa
• Testament ya Bowule, chantée par Malage de Lugendo
• Vaccination, chantée par Kiesse Diambu
• Ebale ya Zaire, chantée par Sam Mangwana
• Faute Ya Commercant, chantée par Sam Mangwana
• Cedou, chantée par Sam Mangwana, Michel Boyibanda & Franco
• Bisalela, chantée par Youlou Mabiala, Josky Kiambukuta, Michel Boyibanda et Wuta Mayi
• Mbongo, chantée par Djo Mpoyi
• Salle d'attente, chantée par Ferre Gola, Josky Kiambukuta, M'bilia Bel et Papa Wemba
• Kadima, chantée par Djo Mpoyi

Selon les experts, Lutumba est considéré comme l'un de plus grands poètes, chanteurs et philosophes de la musique congolaise.

Liens de recherche:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Simaro_Lutumba
https://www.newyorker.com/culture/postscript/the-death-of-simaro-lutumba-closes-a-chapter-of-congolese-music

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : NICOLAS KASANDA Nicolas Kasanda wa Mikalay, plus connu sous le nom de Doc...
15/12/2024

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : NICOLAS KASANDA

Nicolas Kasanda wa Mikalay, plus connu sous le nom de Docteur Nico, était un guitariste, compositeur et l'un des pionniers de la musique congolaise. Il est né dans la province du Kasai Oriental, à Mikalayi au Congo belge le 7 juillet 1939. Il obtient son diplôme de professeur technique en 1957, mais inspiré par sa famille musicale, il se met à la guitare et devient avec le temps un soliste virtuose.

Issu d'une famille de musiciens, son père étant un accordéoniste accompli, deux de ses frères aînés, Dechaud Mwamba et Emmanuel Tshilumba wa Baloji, connu populairement sous le nom de Tino Baroza, étant d'excellents guitaristes, le fait pour docteur Nico d’être reconnu comme un guitariste accompli n’est guere une surprise.

Déjà à l'âge de 14 ans, en 1953, Kasanda commence à jouer avec le groupe Grand Kallé et l'African Jazz, dirigé par Joseph « Grand Kallé » Kabasele. Et parmi les chansons enregistrées cette année-là figure Para Fifi, œuvre de son illustre créateur, Grand Kallé qui a conquis avec les années le statut de standard et de plus belle chanson d’amour de la musique congolaise. Dans Para Fifi, Nico Kasanda signe une guitare pleine d’audace et d’innovations, deux mamelles qui nourriront sa carrière de soliste. Il est devenu un guitariste influent (Jimi Hendrix lui a rendu visite lors d'une tournée à Paris) et l'initiateur du style de guitare congolais omniprésent, acquérant le surnom de "Dr. Nico" lors de son passage en Belgique avec l'African Jazz pour la Table Ronde.

Ainsi donc les enregistrements de l’African-Jazz porte le cachet de l’innovation dans la musique congolaise. Nico Kasanda, ce gamin de 14 ans, vient de révolutionner la guitare congolaise en lui apportant la modernité pour tourner la page de la protohistoire de la musique congolaise. Une ère nouvelle s’ouvre désormais, qu’à leur surprise générale, les guitaristes congolais peinent à embrasser.

Dès 1955 tous les guitaristes abandonnent le style Jhimmy L’hawaïenne qui avait fait école depuis 1948 pour emprunter le jeu de guitare initié par Nico Kasanda. Tous, sans exception.

African Jazz s'est séparé en 1963 lorsque Dr. Nico et le chanteur Tabu Ley Rochereau sont partis pour former L'Orchestre African Fiesta, qui est devenu l'un des groupes les plus populaires d'Afrique. On lui attribue, avec Tabu Ley, l'invention du Soukous, la danse d’engouement qui a balayé le continent pendant plus de deux décennies. Titulaire du diplôme de professeur d’enseignement technique, docteur Nico est professeur de mécanique-auto à l’École Professionnelle (EPOM) de Ndjili à Léopoldville, et cumulativement Chef de service électricité-auto du garage DIFCO (rebaptisé AZDA après la zaïrianisation), concessionnaire des automobiles Volkswagen. Il se démet de toutes ses fonctions en 1963 pour se consacrer désormais à plein temps à la charge de chef d’orchestre qui lui est confiée par ses collègues de l’African-Fiesta nouvellement créé, suite à leur départ collectif de l’African-Jazz de Joseph Kabasellé.

Plus t**d, Dr. Nico s'est séparé de Tabu Ley pour former son propre groupe qu'il a nommé Africa Fiesta Sukisa. En 1970, Kasanda a écrit un arrangement de la chanson folklorique Luba Kamulangu, l'a enregistré avec son groupe, l'Orchestre African Fiesta Sukisa, et l'a sorti avec beaucoup de succès à Kinshasa.

Il se retire de la scène musicale au milieu des années 1970 suite à l'effondrement de son label belge, réalisant quelques derniers enregistrements au Togo et travaillant en live avec la chanteuse zaïroise Abeti Masikini, avant de mourir dans un hôpital de Bruxelles, en Belgique, le 22 septembre 1985 à l'âge de 46 ans.

Liens de recherche:
https://en.wikipedia.org/wiki/Nico_Kasanda
https://kenyapage.net/commentary/musica/docteur-nico-kasanda/
https://www.congopage.com/nicolas-kasanda-docteur-nico
https://en.wikipedia.org/wiki/Zacharie_Elenga
https://www.congopage.com/nicolas-kasanda-docteur-nico-7-juillet-1939-22-septembre-1985-dieu-de-la-guitare-le-plus-grand-solo-8507

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : TABU LEY ROCHEREAUNé le 13 novembre 1940 à Bagata, dans la région de Band...
29/10/2024

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE : TABU LEY ROCHEREAU

Né le 13 novembre 1940 à Bagata, dans la région de Bandundu au Congo-belge, aujourd’hui République Démocratique du Congo, Pascal-Emmanuel Sinamoyi Tabu aka Tabu Ley Rochereau est un chanteur, auteur-compositeur-interprète, et homme politique congolais. Il est décédé le 30 novembre 2013 à Bruxelles, en Belgique à l’age de 73 ans.
Etant adolescent, Pascal Ley (devenu Tabu Ley en 1973 suite aux mesures de zairianisation lancées en octobre 1971 par le president Mobutu Sese Seko) se fait surnommé “Rochereau” à l’age de 15 ans par ses collègues de classe parce qu’il était le seul à répondre à une question posée par son professeur d’histoire au sujet du colonnel Denfert-Rochereau, en se rappelant du nom de ce dernier. Ils l’ont surnommé “Rochereau” par moquerie; cependant, sous ce surnom incongru, Seigneur Ley deviendra l’un des pionniers et l’une de deux grandes stars de la musique moderne congo-zairoise, avec Franco Luambo Makiadi (décédé en 1989).
Avant de rejoindre l’Education nationale du congo en 1959, Tabu Ley Rochereau, comme beaucoup de gosses de son age, se fait remarquer par sa voix en chantant dans des chorales des églises et celles des écoles.
Dans les années 1950, Tabu Ley commence à composer les chansons et en 1955, il fait sa toute première apparition sur scène au stade du 20 Mai à Léopoldville (devenue Kinshasa en 1960) et est sacré “Lauréat de la chanson congolaise”. L’année suivante, il participe à une séance d’enregistrement avec Grand Kallé qui deviendra son mentor.
Il sied de souligner que Tabu Ley Rochereau reste amateur jusqu’à l’année 1959 qui marque le début de sa carrière professionnelle. Tabu propose ses chansons à l’orchestre African Jazz dont le fondateur fut Grand Kallé et ce dernier va l’engager en tant que membre effectif de son orchestre.
Ses premiers titres comme Kelya, Adios Tété, Bonbon sucré le font connaitre du public et il est alors proche du parti politique “Mouvement National Congolais” de Patrice Emery Lumumba.
En 1963, Tabu Ley quitte African Jazz de Grand Kallé et fonde avec Dr Nico Kassanda African Fiesta. Ils decident alors de lancer leur propre label nommé Vita. En 1965, les tensions entre Rochereau et Dr Nico conduiront à la scission du groupe et avec Rochereau, le groupe sera rebaptisé African Fiesta 1966 et quelque mois plut**d, African Fiesta National Le Peuple puis Afrisa International avec la création du nouveau label nommé Ed. Flash (le nom complet est Editions Flash – Rochereau chante), puis rebaptisé ISA (International Service Artistique). Le nom Afrisa est la fusion de “African” et de son label “ISA”. De son label ISA, Rochereau sort le son “Mokolo Nakokufa”, qui lui remporte comme prix, son premier disque d’or.
Entre 1964 et 1968, Seigneur Rochereau compose près de 200 chansons. L’orchestre se rend à Brazzavile, puis à Montréal à l’occasion de l’exposition universelle de 1967.
En 1969, Rochereau va recruter des danseurs et un groupe de danseuses appelées “les Rocherettes” qu’il va emmener à Paris en 1970 pour ses concerts à L’Olympia. Il est par consequent, le premier artiste africain à se produire à l’Olympia de Paris.
Avec son orchestre African Fiesta National, Rochereau apporte pas mal d’innovations dans la rumba congolaise en adoptant tout d’abord la batterie, à l’image de pop et rhythm n blues (RNB). En plus, contrairement à la tradition qui privilegie les choeurs sur le fond de la rumba, Rochereau se demarque en introduisant dans les orchestrations de l’époque la chanson en solo et le couplet introductif suivi d’une longue exécution instrumentale appelé sebene, au cours de laquelle la prestation du Lead Guitar entièrement improvisée est mise en exergue : c’est la naissance du soukous.
En 1984, il se produira à 27 états des USA puis à New York devant 1200 spectateurs. Auréolé de son succès, Tabu Ley devient businessman, ouvre sa propre boite de nuit à Kinshasa, le Type K ou il se produit tous les soirs lorsqu’il n’est pas à l’étranger. Formateur de nombreuses vocalistes dont Mbilia Bel et Faya Tess, il accumule les disques d’or et décroche en 1985 un Maracas d’or pour ses 25 ans de carrière succédant à Miriam Makeba, Manou Dibango, et Francis Bebey.
Par rapport à sa position vis-à-vis du régime de Mobutu, Tabu Ley s’exile en 1988 aux Etats-Unis, puis en Belgique tout en prenant parti contre la dictature de Mobutu. Il revient au pays après la chute du régime en 1997, participe à la création de la CCCA (Chambre Congolaise de Culture et des Arts) destinée à offrir une couverture sociale aux musiciens et se lance dans la vie politique, devenant cofondateur du RCD (Rassemblement Congolais pour la démocratie). Quelques temps après, il devient ministre de la Culture, puis député avant d’etre nommé député à l’Assemblée consultative et législative de transition et en 2005, il est nommé, par le président Joseph Kabila, vice-gouverneur de la ville province de Kinshasa, chargé des questions politiques et administratives.
En plus de quarante ans de carrière musicale, Tabu Ley a composé plus de 2000 titres dont la plupart évoquent l’amour et les problèmes sociaux ou politiques du Zaire (actuelle RDC).
Père de plusieurs enfants, parmi lesquels quatre ont percé dans la musique. Il s’agit de Peggy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha ainsi que sa petite-fille Shay et son frère Olivier.
Dans un article du Parisien, le rappeur Youssoupha affirme que Tabu Ley Rochereau est son père et qu’il aurait 86 enfants.
Tabu Ley est décédé le samedi 30 novembre 2013 à Bruxelles des suites d’une longue maladie. En juillet 2008, il est victime d’un AVC et ne s’en est jamais remis.

Liens de recherche:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tabu_Ley_Rochereau
https://www.npr.org/2013/12/02/248192885/remembering-a-congolese-rumba-king
https://www.discogs.com/artist/1383883-Orchestre-African-Fiesta
https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.rfimusique.com%2Factu-musique%2Fmusique-africaine%2F20131202-tabu-ley-rochereau-mort =archive.wikiwix.com&tab=url
https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=https%3A%2F%2Fwww.afrisson.com%2Ftabu-ley-rochereau-4561%2F =archive.wikiwix.com&tab=url
https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=https%3A%2F%2Fwww.afrisson.com%2Fafrisa-international-23698%2F =archive.wikiwix.com&tab=url

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE: FRANCO LUAMBOConnu sous le nom de Franco Luambo Makiadi alias Grand Maitre...
13/10/2024

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE: FRANCO LUAMBO

Connu sous le nom de Franco Luambo Makiadi alias Grand Maitre, François Luambo Lua Ndjo Makiadi est un artiste compositeur, chanteur et musicien congolais. Il est né le 6 juillet 1938 dans le village de Sona-Beta, au Bas-Congo situé au Su-Ouest de la RDC et mort 12 octobre 1989 aux cliniques de l’université Catholique de Louvain Mont-Godinne, en Belgique à l’âge de 51 ans.
Dès bas âge, ses parents déménagent avec lui à Léopoldville (actuellement Kinshasa) où il débutera sa carrière musicale. Déjà à l’âge de 12 ans, en 1950 soit 5 ans après le décès de son père, Luambo fait ses débuts professionnels en tant que guitariste dans un groupe nommé Watam (Les délinquants). Trois ans plut**d, il enregistre son premier single.
En 1956, précisement le 6 juin, à Leopoldville, Franco fonda avec ses amis l’orchestre OK Jazz (Orchestre de Kinshasa Jazz) qui plut**d deviendra TP OK Jazz (Tout Puissant Orchestre de Kinshasa Jazz). Parmi les membres fondateurs, nous avons 3 venant de Brazzaville et 4 de Leopoldville et il s’agit de: Daniel Loubelo alias “De La Lune”, guitariste et contrebassiste, Lando Rossignol, chanteur, Jean Serge Essous, clarinettiste, saxophoniste et chanteur, alias “3S” et fut le premier chef d’orchestre de OK Jazz, Pandi Saturnin, percussioniste, Moniania Roitelet, contrebassiste, Nicolas Bosuma alias “Dessoin”, percussionniste, et François Luambo makiadi alias “Franco”, chanteur et guitariste.
Disons que l’origine du nom de l’orchestre “Ok Jazz” vient d’un bar appelé “OK Bar” dont le propriétaire fut Oscar Kashama. A l’époque, Franco Luambo et ses amis évoluaient sous le label Editions Loningisa. C’est ainsi qu’Oscar leur proposa d’animer des soirées dansantes dans son bar. Le groupe est alors rapidement devenu un des groupes de musique populaire le plus important de la musique congolaise (Brazzaville et Kinshasa).
En 1958, pendant qu’il est en prison pour “conduite dangereuse”, François Luambo enregistre la chanson Mukoko. Juste après sa sortie, la chanson sera interdite par les autorités coloniales pour ses allusions à la décolonisation.
En 1960, le Congo belge accède à son indépendance et en raison des troubles sociaux qui éclatent par la suite, Franco et son groupe déménagent en Belgique.
Six ans après, soit en 1966, le groupe retournera au pays dont le nom changera au Zaïre par rapport au changement du régime politique. Les tournées à travers l’Afrique et l’Europe confirment l’excellente reputation de Franco et de son groupe. A la fin des années 1970 et au début des années 1980, l’orchestre compte une quanrataine de membres divisés en deux groupes: l’un reste à Kinshasa jouant dans des boites de nuit tandis que l’autre fait des tournées en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.
En 1966, Franco enregistre l’album intitulé Luvumbu ndoki. L’album sera interdit et la plupart de ses copies seront détruites à cause de sa mélodie rythmée et captivante pour les victimes des executions publiques de Mobutu et Franco sera arreté et interrogé.
À la fin des années 1970, la carrière de Franco est au point mort. Le chanteur s'était consacré à son empire commercial du fait qu’il possédait beaucoup de biens immobiliers à Kinshasa et sa richesse ne l'a pas rendu populaire auprès du régime zaïrois. Au final, le chanteur a même été condamné en prison. La nature (alléguée) pornographique de deux de ses textes a été invoquée comme raison. La population zaïroise a réagi avec incrédulité à l'arrestation et après deux mois de manifestations et d'émeutes, le chanteur a été libéré. Au cours de ces années mouvementées, Franco (à l'exception de son séjour en prison) a continué à se produire. Dans son album intitulé “Bomba bomba mabe, mbongo” on retrouve des enregistrements live de cette période 1977-1979. Franco semble peu affecté par le revers de sa vie et joue un set inspiré avec neuf chansons interminables.
En 1974, Franco et son groupe TP OK Jazz participent au festival Zaire 74, organisé du 22 au 24 septembre 1974 à l’occasion du combat de boxe entre Mohamed Ali et Georges Foreman à Kinshasa. En 1976, Franco est décoré comme Officier de l’Ordre national du Léopard. En 1977, il fait partie du FESTAC 77, un festival des cultures et arts noirs et africains qui se tient à Lagos, au Nigeria, du 15 Janvier au 12 février 1977 et réunit près de 60 pays. Proche au président Mobutu, Franco est nommé en 1980 “Grand maître” de la musique zaroise par le régime en place.
L’année 1985 est marquée par l’un de plus grands sons de Franco intitulé “Mario”, rélatant l’histoire d’un gi**lo qui vit chez une femme plus agée. En 1987, une rumeur court selon laquelle Franco est serieusement malade. La meme année, il sort un disque intitule “Attention na SIDA”. Certains en déduisent qu’il est séropositif.
Le 12 octobre 1989, Franco tire sa révérance en Belgique, son corps sera rapatrié au Zaire et un deuil national de quatre jours sera tenu. Il laissa derrière lui plus de quatre-vingts albums et toute une génération des musiciens qui ont pérénisé son nom de par leurs oeuvres, à l’instar de Madilu System.
Si l’on attribue à Wendo Sor le titre du fondateur ou précurseur de la Rumba congolaise et on considère Grand Kallé comme le père de la musique congolaise moderne, de par ses oeuvres, Grand maître Luambo est considéré comme l’un des fondateurs de la musique congolaise contemporaine. Il est parfois nommé le “Sorcier de la guitare”.

Liens de recherche:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Luambo
https://fr.wikipedia.org/wiki/TP_OK_Jazz
https://www.muziekweb.nl/fr/Link/M00000032272/POPULAR/Franco-Le-T-P-O-K-Jazz
https://www.muziekweb.nl/fr/Link/HEX3800/Bomba-bomba-mabe-mbongo-77-79

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE: GRAND KALLE De son vrai nom Joseph Athanase Kabasele Tshamala, Grand Kallé...
04/10/2024

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE: GRAND KALLE

De son vrai nom Joseph Athanase Kabasele Tshamala, Grand Kallé est considéré comme le père de la musique congolaise moderne. Né le 16 Décembre 1930 à Matadi (RDC) et mort le 11 Février 1983 à Kinshasa (RDC), à l’âge de 52 ans, Grand Kallé est un artiste chanteur et musicien congolais.

En 1953, il fonda African Jazz, qui est connu comme le tout premier orchestre en RDC et démarrant ainsi l’ère de la musique congolaise moderne et professionnelle. Parmi les artistes musiciens et chanteurs à côté du Grand Kallé, nous avons Dr. Nico Kasanda, Déchaud Mongala (Charles Mwamba), Sam Mangwana, Tabu Ley Rochereau, Youlou Mabiala, Josky Kiambukuta, Pierre Yantunla, Edouard Lutula, Kalé-Roger, Pepe Kalle, Manu Dibango, Simaro Lutumba, Franco Luambo Makiadi pour ne citer qu’eux.

Avec son orchestre African Jazz, Grand Kallé va révolutionner la musique congolaise en électrifiant la Rumba, y introduisant également les musiques cuivrées importées de Cuba et des Antilles par les marins. Cependant, bien avant la création d’African Jazz, soit dans les années 1950, la musique congolaise fait danser toute l’Afrique grâce à la diffusion du Lingala à la puissance des émetteurs des radios congolaises qui couvrent une grande partie du continent et la qualité indéniable de cette musique festive.

En 1960, soit quatre ans après le depart de Franco Luambo Makiadi et la foundation de son groupe OK Jazz en 1956, African Jazz de Grand Kallé et OK Jazz de Lumabo Makiadi seront invités à Bruxelles pour se produire lors de la conférence de la Table ronde Belgo-congolaise. Du côté de OK Jazz, seuls deux musiciens entre autre Vicky Longomba, ont pu répondre à l’invitation et ont donc brièvement joué avec African Jazz; tandis que de leur côté, African Jazz était au complet. C’est ainsi qu’à cette occasion, Kabasele et son groupe ont pu produire quelques chansons commemoratives dont deux connaitront plus de succès: Indépendence Cha Cha et Table ronde. La chanson Indépendance Cha Cha est plus festive et célébratrice tandis que le texte de Table ronde est plus revendicateur.

Cette occasion fait de Grand Kallé le tout premier artiste africain à se produire avec son groupe en Belgique et à faire connaitre la musique africaine moderne en Europe.

Disons que la Table Ronde est la conférence au cours de laquelle devait se decider l’avenir de l’ex Congo belge. En Janvier 1960, elle réunit à Bruxelles les leaders politiques indépendantistes congolais, dont Joseph Kasavubu (futur president) et son rival Patrice Emery Lumumba (future chef du gouvernement) et les autorités belges. A l’issue de cette table ronde, la date de l’indépendance est fixée au 30 juin 1960. Pour cette occasion, Grand Kallé compose donc la chanson Indépendance Cha Cha qui est diffusée au Congo par la Radio Congo belge et c’est par cette chanson que les congolais apprennent l’indépendance de leur pays. Aussitôt, la chanson s’impose comme l’hymne des mouvements anticolonialistes dans toute l’Afrique noire et devient le premier tube panafricain.

Ce que nous devons retenir de Grand Kallé est que sa carrière est particulièrement développée au sein de son groupe African Jazz qui est considéré comme l’orchestre pionnier en RDC et le plus populaire de l’époque.

En 1960, Grand Kallé fonda son propre label, Surboum African Jazz, qui a notamment produit le TP OK Jazz de Franco Luambo et permis de diffuser des enregistrements de qualité vers les marchés occidentaux.

Comme discograhie, Grand Kallé a réalisé sept albums, vingt singles&EPs, huit compilations, avec seize apparitions.
Il est enterré au cimetière de la Gombe à Kinshasa en République Démocratique du Congo.

Liens de recherche:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Kall%C3%A9_et_l%27African_Jazz
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Kall%C3%A9
https://musicbrainz.org/artist/95618add-be0e-4bd4-b55f-5f1a9a1511b3
https://www.muziekweb.nl/fr/Link/M00000074548/POPULAR/Grand-Kalle
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_Cha_Cha
https://fr.wikipedia.org/wiki/Table_Ronde_(chanson)

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE: WENDO KOLOSOYConnu sous le nom d’artiste Papa Wendo or Wendo Sor, Antoine ...
08/04/2024

LES FIGURES EMINANTES DE LA RUMBA CONGOLAISE: WENDO KOLOSOY

Connu sous le nom d’artiste Papa Wendo or Wendo Sor, Antoine Wendo Kolosoy est né le 25 Avril 1925 à Mushie, Mai-Ndombe, en République Démocratique du Congo et mort le 28 juillet 2008 à Kinshasa, à l’age de 83 ans.
En dehors de ses métiers en tant que boxeur professionnel et mécanien sur les bateaux remontant le fleuve Congo, Papa Wendo est un artiste musicien dont la carrière debutera en 1936.
En tant que mécanicien des bateaux sur le fleuve Congo, Wendo prenait sa guitare à chaque escale et faisait tourner ses chansons pour le plus grand bonheur des gens du coin.
Selon plusieurs sources, tant orales qu’ecrites, Papa Wendo est considéré le fondateur ou le précurseur de la Rumba congolaise bien qu’étant inspiré de son initiateur Paul Kamba.
En plus, il sied de savoir qu’avant de fonder son propre groupe musical en 1948 nommé Victoria Kin ou il enregistra son premier disque, Wendo Sor a tout d’abord oeuvré dans l’orchestre Victoria Brazza de Paul Kamba, qui lui aussi est considéré comme fondateur de la Rumba congolaise. En un mot, on dira donc que Wendo Kolosoy est l’un des fondateurs de la Rumba congolaise.

Parmi ses oeuvres phares, on retrouve la chanson “Marie Louise” à laquelle les congolais accordaient la vertu magique de réveiller les morts et fut considérée par l’église catholique comme un son satanique et fut donc excommuniée. Après cet incident, Wendo fut contraint de quitter la capitale et de se réfugier à Kisangani.
En ce qui concerne la chanson “Marie Louise”, autrefois, disait-on, elle avait le pouvoir de ressusciter les morts quand on la jouait sur scène ou qu’on passait le disque à l’heure où les montres et les pendules indiquaient minuit.
Arrivé en 1965, lors du coup d’Etat de Mobutu, il mettra une pause à sa carrière et ne reviendra sur scène que lorsque ce dernier sera écarté du pouvoir, 32 ans plus t**d et il enregistra à Kinshasa l’album “Amba”, en 2002.

Lien de recherche:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wendo_Kolosoy
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2008/08/01/wendo-kolosoy-pere-de-la-rumba-congolaise_1079466_3382.html #

Address

Taguig
1630

Telephone

+639081185371

Website

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Rumba : Hier, Aujourd'hui et Demain posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Contact The Establishment

Send a message to Rumba : Hier, Aujourd'hui et Demain:

Share