06/08/2026
La fausse fronde des courtisans : Le cirque du système dynastique face à la volonté du peuple
Le spectacle de passe-passe politique auquel nous assistons au Tchad ne trompe personne, et surtout pas les forces de la résistance. Le député Takilal, le sénateur Koullamalah et le ministre Gassim Chérif appartiennent tous au même système dynastique. Ils soutiennent la même gouvernance liberticide contre la volonté du peuple tchadien. Cette prétendue querelle intestine n'est qu'un rideau de fumée grossier destiné à monopoliser l'attention médiatique et à détourner les citoyens des véritables enjeux de la libération nationale.
Ce sont trois marionnettes d'un même théâtre qui s'avancent sur la scène :
Le député Takilal : Connu pour sa soumission au régime, il feint aujourd'hui la rupture. Cette posture de « frondeur contrôlé » est une stratégie éculée pour capter la légitime colère populaire et lui offrir un exutoire inoffensif.
Le ministre Gassim Chérif et le sénateur Koulamallah : En se dressant avec véhémence contre le député, ces pontes de la majorité jouent leur rôle de gardiens du temple à la perfection.
Voir des citoyens débattre de ces querelles fabriquées prouve que la junte cherche à imposer son propre agenda. Le public s’enflamme pour une mise en scène dont le scénario est écrit d'avance dans les palais du pouvoir.
Renvoyer les illusionnistes dos à dos
La résistance populaire doit rompre définitivement avec ces distractions. Il ne s'agit pas de prendre parti dans ce conflit de façade, mais de renvoyer ces individus dos à dos. Leurs joutes verbales ne changeront rien aux souffrances du peuple tchadien, à la vie chère, ni à la nature autoritaire du régime.
Il ne serait d'ailleurs pas surprenant de voir, demain, Mahamat Kaka recevoir le « député rebelle » pour lui confier de nouvelles missions discrètes. Tout cela n'est que de la figuration politique pour perpétuer le statu quo.
Le seul vrai combat : La libération et la concorde nationale
La véritable urgence ne se joue pas dans les salons de la junte. Pendant que l'opinion est sollicitée par ces faux débats, les patriotes et les figures de l'opposition croupissent illégalement en prison :
Les leaders du GCAP : Condamnés lors de procès politiques à de lourdes peines de prison ferme pour avoir exercé leur droit d'exiger l'alternance pacifique.
Les dirigeants démocrates et militants des Transformateurs :
Arbitrairement détenus pour neutraliser toute voix dissidente crédible.
Ne nous trompons plus d'adversaires ni de combats. Exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et de guerre. Cessons de valider le théâtre de marionnettes du régime.
Sous la direction de Mahamat Mahdi Ali, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) réaffirme son engagement inébranlable aux côtés de la jeunesse, des travailleurs et de l'ensemble du peuple tchadien pour la justice, l'État de droit et la véritable souveraineté. La fin des diversions a sonné, le rassemblement de toutes les forces vives est en marche.
Le temps des illusions est révolu. L'Histoire ne s'écrit pas dans le théâtre d'ombres de la junte, mais dans le courage d'un peuple debout et déterminé à reprendre son destin en main. Face à la farce des courtisans, l'unité, la résistance et la quête de justice restent nos seules armes.
La lutte continue. La patrie ou la mort, le FACT vaincra !