20/04/2026
MISE AU POINT : LE MARCHÉ SÉNÉGAL N’EST PAS QU’UNE AFFAIRE SÉNÉGALAISE !
Suite à mon dernier post, beaucoup ont réagi en disant : "La diplomatie ne peut rien faire" ou "Il n'y a pas de budget". Il est temps de regarder la vérité en face et d'arrêter de se chercher des excuses.
UNE CRISE TRANSVERSALE : LES GUINÉENS EN PREMIÈRE LIGNE
Le nom « Marché Sénégal » est historique, mais la réalité humaine actuelle est tout autre. Aujourd’hui, les ressortissants guinéens sont les plus représentés parmi les sans-abri et les personnes en détresse dans ce secteur.
Ce message ne s'adresse donc pas qu'au consulat du Sénégal, mais à TOUTES les chancelleries subsahariennes (Guinée, Mali, Côte d'Ivoire, etc.). C'est un naufrage collectif de la diplomatie africaine à Casablanca.
SÉCURITÉ : QUAND LA MALADIE MENTALE DEVIENT UN DANGER
On ne peut plus se voiler la face : la détresse psychologique, mélangée à la faim et au désespoir, crée un climat d'insécurité insupportable.
• Des agressions en plein jour : Les commerçants et les clients du marché subissent de plus en plus d'agressions physiques et verbales de la part de ces sans-abri en perte de repères.
• Le cercle vicieux : La police marocaine fait son travail. Elle intervient régulièrement pour interpeller les éléments les plus perturbés et les transférer vers des centres de soins ou des asiles. Mais sans suivi diplomatique et sans prise en charge de longue durée, ils reviennent toujours au marché quelques jours après. La police ne peut pas faire de miracle si les pays d'origine n'assument pas la suite.
L'EXCUSE DU "PAS DE BUDGET" NE TIENT PLUS !
Dire que les ambassades n'ont pas d'argent pour les rapatriements est un argument de facilité.
1. Le rôle de relais : Si les consulats n'ont pas de fonds propres, leur rôle est d'être le pont entre leurs citoyens et les organismes internationaux.
2. Le recours à l'OIM : Pourquoi ne pas solliciter activement l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) ? Cette organisation dispose de programmes de "Retour Volontaire et Réintégration" justement pour ces cas-là.
3. Le manque de volonté : Le problème n'est pas le manque de moyens, c'est le manque de suivi. Un diplomate doit être sur le terrain, identifier ses ressortissants, frapper aux portes des ONG et exiger des solutions pour ses malades mentaux et ses enfants perdus.
Le Maroc offre l'hospitalité et sa police fait ce qu'elle peut, mais ils ne peuvent pas assumer seuls la santé mentale et le rapatriement de toute l'Afrique.
Ambassades de Guinée, du Sénégal, du Mali... réveillez-vous ! Ne laissez pas vos citoyens devenir des "cas désespérés" sur un trottoir. La dignité humaine n'attend pas les budgets de l'année prochaine.
💬 Partagez massivement. Il est temps que les chancelleries prennent leurs responsabilités.