14/10/2023
Un belle page d’ et quelques backstage photos dans le Nouveau numéro de , sur le déroulé de ma fresque Vénitienne pour l’hotel ; Merci pour cette note d’aventures marines🫸🎨🫷
«Simon Buret veut “croire que sa peinture chante autont que ses chansons sont des paysages”. Sous l'impulsion des architectes d'intérieur du lieu, et avec une carte blanche qui l'a mis en confiance, l'artiste a imaginé un ciel de mer. «La seule demande pour cette invitation était de traiter d'un univers marin ; J’ai donc du inverser tous les rapports, lever les yeux revenait à plonger la tête dans les profondeurs ; J’ai accroché la mer au plafond, les poissons volent et les oursins sont devenus des étoiles. » S'imprégnant du lieu, accueillant ses fan-tômes, rallumant mythes et légendes, il a travaillé au sol, sous les dix mètres de hauteur de cette ancienne bourse de commerce en saisissant les variations de lumière de la Sérénissime qui s'invitaient sur la toile. Magistrale, sa peinture, à l'encre et à l'acrylique, raconte le rose de l'aurore, celui du crépuscule vénitien, les soupirs de la lagune, la course des rêves, la danse des fonds marins, les courants invisibles, mais aussi une Venise mystérieuse, secrète. La silhouette d'une sirène reproduit la carte des canaux de Venise, et flotte au milieu de courants micélestes, mimarins. Par un «Enivrez-vous», il cite un de ses poèmes préférés de Baudelaire. De chaque côté de la bibliothèque, pour border ce ciel de mer, apparaissent un lion, emblème de Venise, et un cheval de mer, autre nom donné aux gondoles, qui l'un comme l'autre semble monter la garde. De même qu'un cheminement conduit les trois parties vers le centre de la pièce, en direction de la sirène évoquant le mouvement permanent du monde. À travers cette immersion en trois actes, Simon Buret espère faire vivre une expérience autant qu'une émotion , avec toujours, en toile de fond, le désir de percer les parois du visible.
«Jespère que les visiteurs y plongeront leur regard comme j’y ai baigné mon coeur.»