30/04/2021
Je suis une femme que l’amour nécrose comme une ostéochondrite disséquante. Une entorse dans l’existence complexe des générations ouvrières et des vendeurs de drogues. Là, où la corruption du coeur se confond avec la haine de l’homme. On ne nait pas Alpha, on en fait l’ascension. Mais après tout, les cheveux coupés, les hanches fragilisées, les idées empoisonnées, mon visage devant un Belleni SuperNova, la soumission nue...
-T’as le choix entre le mariage ou la prostitution. Tu choisis quoi? T’es obligée de répondre!
-Euh, j’ai pas assez d’argent pour répondre à cette question.
-Sa**pe!
Le chien montre ses dents parce que je suis en train de voler sa nourriture. Il protège son territoire. Savais-tu que la nuit, dans la jungle, les léopards rôdent, les mauvais esprits se cachent et les chiens font du bruit parce qu’ils sont en colère? Je t’assure, c’est du pareil au même peu importe le climat. Plus je vais loin, plus je me dis que la seule chose à faire c’est pardonner. Rien ne sert de courir, on se fait toujours rattraper. Mais la peur d’avoir existé pour rien renforce les sentiments douloureux qui viennent avec la fuite. Alors, je poursuis la mascarade de mes actes en me prenant pour une architecte de la révolution. Je cherche à former des lignes entre les peuples qui paraîtront. Leur courant est si fort qu’il m’emporte vers le silence. Il n’y a rien à faire. Tout est là.