Les deux cents ans d’histoire de l’État d’Haïti, jadis bastions des Arawaks et des Taïnos, concernent l’humanité entière. Cette Haïti qui des sa création fut le premier état à ériger en valeur tous les principes fondamentaux, régissant le fonctionnement de la société, comme une politique éducative adéquate, la promotion pour l’environnement, l’art et la culture. La culture telle qu’elle se résume
constitue un bouclier d’importance, permettant à une communauté, peuple ou nation d’organiser sa résistance face à différentes formes d’agressions. Ainsi l’évolution d’une société s’inscrit profondément dans la trame des valeurs culturelles qui soudent ses citoyens entre eux et à la terre natale et ce lieu intime « âme-sol » un espace privilégié où se cultivent les signifiants et les signifiés de la mémoire collective. Cette mémoire profonde-exigence du devoir de mémoire-noue une communauté inaliénable de vie, de pensée et de l’adoption de choix cohérent nécessaires à la réalisation d’un idéal national commun. A bien considérer, la culture forme la toile de fond sur laquelle se tisse notre personnalité collective qui doit être prise en compte dans tout projet de développement authentique et harmonieuse. En effet, nous avons compris qu’un État non enraciné dans son propre terreau socio-culturel tend à abuter des responsables politiques inadaptés, acculturés et par conséquent éloignés de toute mission historique inscrite dans l’imaginaire collectif. Autant dire, l’ensemble de structures sociales, les manifestations artistiques religieuses et intellectuelles servent à identifier : une communauté, une nation par rapport à une autre. Ainsi, nous avons compris que les valeurs culturelles haïtiennes doivent profiter l’image de marque d’Haïti et créer l’atmosphère propre à l’intégration sociale effective de tous les enfants de ce pays dans une perspective de créativité et de production, d’où la nécessité de l’organisation d’une manifestation culturelle, internationale le 5 décembre 2010 à Labadie, intitulée : « Festival de Jazz International ». La désarticulation du fond culturel du colonisé est un phénomène intimement lié aux phases successives du processus de mondialisation de l’occident. Aussi porte-t-il le choix à nous comme pays jadis colonisé, à nous ouvrir à d’autres tendances culturelles rendant notre tissu socio-culturel fructueux et propre à s’ouvrir vers l’extérieur. Voilà pourquoi, le 5 décembre 2010 nous avons opté d’organiser le Festival de Jazz International en vue de rehausser l’éclat de notre univers culturel en l’apportant un souffle nouveau. Après deux siècles d’errements, il nous faut une autre image afin qu’on puisse plus se lamenter sur un pays culturellement riche, vecteur de développement pour tout pays qui se respecte. Ce festival a pour objectif de faire voir Haïti autrement et le nord tout particulièrement avec touts ses diversités dans tous les aspects relatifs au développement socio-culturel et éducatif. Et comme pour illustrer de la genèse glorieuse d’Haïti, et du département du nord à l’imbroglio actuel nous avons vécu le tableau culturel du pays comme une aventure de bien-être généralisé. Dans cet optique, le Festival de Jazz International de ce 5 décembre 2010 aura un aspect positif sur plusieurs plans. Du point de vue touristique, avec l’augmentation des activités de loisir, les manifestations culturelles, les festivals, constituent des produits touristiques importants. L’organisation de cette manifestation représente un atout majeur dans la lutte contre la pauvreté et le développement endogène par la promotion de la musique. Étant donné que le tourisme est sans doute un des moyens potentiels de développement les plus efficaces, il faudra en compter à tout prix. La valorisation de nos acquis culturels doit permettre à tout haïtien de vivre sa foi sans crainte d’être mis à l’index et ce, en conformité avec sa vision du monde et sa perception de tout ce qui l’entoure. Ce festival demeure une occasion unique d’oublier tous les maux qui ont traversé ce pays depuis la colonisation jusqu’au 12 janvier.Enfin, que ce pays retrouve son image d’Antan dans un élan d’orgueil et de fierté consentie par tout son peuple.