03/02/2026
Ce soir,
Je vêts mes yeux en rose pâle.
Scinde-moi dans ta coiffure
et
Tes chaussures élégantes comme ton corps.
Les jours roulent tes sourires
et
tes regards
sous la langue
d'un souvenir
qui ne veut pas avorter
Loi ne monte pas
sur cette raison inavouable
Mais
la cour le sait bien
Hier encore
Elle éparpillait
son sourire
comme les dimanches soirs
dans les rues
de Pétion-Ville
Son corps minuscule
demandait une bouche d'ivresse
Denture et gencive
même le Dieu
aime à les admirer
Sein doubout
agréable à mes doigts imaginaires
Que les saints
viennent s'accoupler
devant ta beauté
en signe paix
Cette étoile verte
a un sourire qui remplace
le verbe aimer
dans tous les poèmes d'amour
Y a une multitude raisons
qui me regardent
en voyant ton corps éveillé
la timidité dans mes pas,
dans mes orthographes osées
J'ai photographié
chaque scène impressionniste
du temps passé loin
de ma présence
Ma présence
te suit chaque trois jours,
mais l'absence
couronne toujours
le premier pas
qui ne pense plus
à la postérieure
C'est toujours une b***e connue
qui tue le cœur.
Ne voulais-tu pas
celle-là, s'il te plaît
Car tu serais
ma protégée éternelle
Paulmise Corneille