20/02/2026
HAÏTI CULTURE
Hier, à Petit-Goâve, toutes les bandes de rara ont fait preuve d’un courage exemplaire, d’un sens profond de l’honneur et d’une remarquable dignité afin de permettre la tenue du Rara Mort, malgré les nombreuses épreuves et les fortes pluies qui se sont abattues sur la commune. Leur détermination inébranlable a démontré que le rara n’est pas un simple événement festif, mais une authentique manifestation de résistance culturelle et d’attachement aux racines.
Les groupes de rara ne se limitent pas à de simples formations musicales ; ils sont de véritables institutions culturelles, solidement enracinées dans notre histoire collective et dans l’âme même du peuple haïtien. Ils portent en eux une dimension spirituelle profonde, une puissance mystique héritée des ancêtres et une énergie collective capable d’unir familles, membres et sympathisants autour d’un même idéal. À travers eux, c’est la vitalité, la mémoire et la conscience d’une communauté qui s’affirment avec force.
Le rara dépasse largement le cadre d’une fête populaire. Il représente un patrimoine vivant, transmis de génération en génération, chargé de mémoire, de croyances, de luttes et d’identité. Il rassemble les quartiers, consolide les liens sociaux et familiaux, et ravive la conscience ancestrale. Dans la vibration solennelle des tambours, le souffle pénétrant des vaksen, la ferveur des chants engagés et la cadence déterminée des marcheurs, c’est toute l’histoire d’un peuple qui s’exprime, qui résiste et qui avance avec fierté.
Le samedi 21 février 2026 marquera l’ouverture officielle de la saison rara à Petit-Goâve. Cette date symbolique constitue un moment de communion intense, de célébration collective et d’affirmation culturelle pour l’ensemble de la commune. Les rues vibreront sous le poids de la tradition, portées par la foi, l’amour du patrimoine et la fierté populaire.
Parmi les bandes de rara les plus remarquables de Petit-Goâve, nous pouvons citer :
Chen Tamarin
Ratyèfè Full F