05/09/2026
Saviez-vous que si les égyptologues peuvent lire les hiéroglyphes aujourd’hui, c’est grâce à Alexandre, à Napoléon et à Champollion ?
Gravée dans la granodiorite, la Pierre de Rosette est un décret royal établissant des exonérations fiscales pour les prêtres et le culte divin du souverain macédonien Ptolémée V Éphiphanos Eucharistos, qui règne entre 204 et 180 avant J.-C. sur une Égypte conquise en -332 par Alexandre, dont la figure divine est précisée sur la stèle.
Pour que tous les sujets du roi puissent prendre connaissance du décret lagide, la pierre fut gravée en grec, en égyptien démotique et...en égyptien hiéroglyphique ! Bien qu’incomplète, elle comporte suffisamment d’éléments pour établir un système de traduction des hiéroglyphes, et c’est là que Napoléon entre dans la partie.
Redécouverte dans un fort par des soldats français lors de la campagne d’Égypte de Bonaparte en 1799, elle est envoyée à l’Institut d’Égypte fraîchement créé au Caire par le général corse, mais finira sa course dès 1802 au British Museum de Londres !
Fort heureusement, de nombreuses copies et moulages furent réalisés auparavant, et les travaux de Jean-François Champollion, vingt ans plus t**d, aboutiront à la compréhension partielle des hiéroglyphes, dont la science ne cessera dès lors de progresser tout au long des XIXe et XXe siècles.