08/12/2025
Le temps passe, la mort nous frôle
On le sait ! On fait semblant d'ignorer qu'elle finit par nous rattraper, drôle !
Dès la naissance, on est déjà au courant, on est prit de peur
De peur, on pousse un grand crie, on pleure,
Dans sa robe noire, au fond du couloir, elle sourit !
Patiente, elle finira par frapper, c'est déjà écrit.
On grandit, on se dit : oui, cette cruelle dame, finira par nous mettre sous la terre
Elle s'en fiche du statut social, sa mission sera faite, bien faite d'ailleurs,
A la naissance, le compte à rebours avait commencé
Les aiguilles pointues de la montre, c'est pour nous menacer
Angoissé, on bosse dure pour laisser un souvenir une fois partit
L'école, la fac, le boulot, parfois manque de repos
Tout s'enchaîne, pour ne pas avoir une place dans l'oubli
Les souffrances, on les porte fièrement au dos
Tic tac... Le temps s'égraine un peu plus vite
Déjà 25 ans sur terre ? Oh ! mais le temps, ça va trop vite !
On est surpris, déçu, vénère
Révolté, on tue en nous cette chose appelée (peur)
On devient plus intelligent que l'intelligence, on déchire le voile de notre face
Les griffes acérées de notre méchanceté font surface
On affirme à haute voix (la vie est courte, profitons-en)
On s'en fout désormais de tout, même des gens.
On sort, on fait connaissance avec les cours excitants de la vie
La porte grandement ouverte, bienvenue à la belle vie
Du lundi au lundi, sans répit, dans les boîtes de nuit
La vie, elle est courte, on l'a déjà dit
A la recherche d'excuses pour masquer notre sombre masque odieux,
On s'est convaincu à croire qu'on ne vit qu'une seule fois
Dans l'excès, on devient pire que ces êtres guidés par l'instinct
Désormais, mon semblable n'est qu'une chose sans importance
On se piétine sans s'excuser
On se regarde sans pouvoir se voir
On se détruit, on se maudit, on se blesse
On a même fabriqué des armes pour se (boom boom, poumm)... se buter
Dieu n'est plus au centre de notre vie,
Il n'est même plus dans les plus petits de nos soucis
La vie sans ses principes, est plus belle !
Donc il est loin, au fond de nos poubelles
Dans quel monde immonde vivons nous ? Plus de peur, plus de pudeur,
Ce virage emprunter nous conduit tout droit en enfer
C'est qui le chauffeur ? Il est temps qu'il appuie sur les freins !
Drôlement triste, nous-mêmes, on aime ce nouveau destin
Mais n'oublions pas que Dieu, il existe
Le paradis et l'enfer, c'est réel, loin d'être sadique
Toi qui lis ce texte, N'OUBLIES PAS,
N'OUBLIES PAS QUE DIEU N'OUBLIE PAS
Comme le disait un monsieur plus inspiré que moi : la vie est un chantier, on construit notre eau delà.
S L A M