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L’HONORABLE  GUY ROGER EKAZAMA AUX CÔTÉS  DES FEMMES À LA  10ᵉ JOURNÉE DU MARCHÉ DU G6À l’occasion de la 10ᵉ Journée du ...
08/03/2026

L’HONORABLE GUY ROGER EKAZAMA AUX CÔTÉS DES FEMMES À LA 10ᵉ JOURNÉE DU MARCHÉ DU G6

À l’occasion de la 10ᵉ Journée du Marché du G6, l’Honorable Guy Roger EKAZAMA a tenu à être présent aux côtés des acteurs de cette belle initiative communautaire.

Cette activité, portée et initiée par des femmes dynamiques, s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée ce mois de mars. Elle met en lumière le rôle essentiel des femmes dans le développement économique local et la vitalité de nos communautés.

L’Honorable a salué l’engagement, la détermination et l’esprit entrepreneurial de ces femmes qui, par leur initiative, font du Marché du G6 un espace de solidarité, d’opportunités et de promotion des produits locaux.

👏 Un bel exemple de leadership féminin et d’autonomisation économique.

QUAND UNE NATION N'ÉCOUTE PLUS SON ECOLESauver l’école de la République, c’est d’abord accepter de se mettre à l’écoute ...
04/02/2026

QUAND UNE NATION N'ÉCOUTE PLUS SON ECOLE

Sauver l’école de la République, c’est d’abord accepter de se mettre à l’écoute de son essence. Car l’école n’est pas un simple lieu d’apprentissage ; elle est l’espace où une nation se pense, se transmet et se prolonge dans le temps.

L’enseignant y occupe une place singulière : il est le passeur. Celui qui relie les générations, qui donne forme à l’intelligence et discipline à la liberté de penser. Lorsque sa parole est ignorée, ce n’est pas seulement un individu que l’on réduit au silence, mais une fonction symbolique essentielle à la survie collective.
Les nations ne meurent pas toujours de conflits visibles. Certaines s’éteignent lentement, lorsque le savoir n’est plus honoré et que ceux qui l’incarnent sont relégués à la marge. À ce moment précis, le déclin devient invisible mais irréversible.

Dire que ne pas écouter les enseignants revient à tuer le Gabon, c’est nommer cette mort silencieuse. Une mort sans fracas, mais lourde de conséquences. Car une nation qui n’écoute plus son école renonce, sans le dire, à son avenir.

N.I.R.F

Le peuple « KOTA »Les Bakota sont le peuple le plus important du nord-est. Ils se trouvent sur la route de Makokou, à Mé...
03/02/2026

Le peuple « KOTA »
Les Bakota sont le peuple le plus important du nord-est. Ils se trouvent sur la route de Makokou, à Mékambo, vers le sud-est (( route du Bouéni ))) sur la moitié de son trajet à partir de Makokou, sur la route qui, de Mékambo, se dirige vers le nord, en direction de Madjingo et sur la route de Lalara (au sud de Mitzic) puis à Boué. Mais ils sont aussi présents dans l’Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué. A Lastoursville, dans le nord de cette province de l’Ogooué-Lolo. A Okondja où ils cohabitent avec les Obamba.
Souvent, il n’est pas rare de confondre sous le nom de Bakota tous les peuples du même groupe linguistique : Shaké, Shamaï, Ndasa, Danbomo, Bawoumbou. Mieux encore, dans les régions de Zanaga et de Mossendjo (République congolaise) on désigne sous le nom de Bakota non seulement tous les peuples de ce groupe, mais en outre ceux du groupe Mbamba-Ndoumou. Ce qui n’est pas vrai au Gabon.
Nom et parentés: Bakota, pluriel; Ikota, singulier. - Kota : rassemblement.
Parents: Mahongoué, Shaké, Shamaï, Danbomo, N'dasa, Bawoumbou. Plus lointains, les Benga.
Les ancêtres des Kota occupaient le haut Ivindo, dans la région des rivières Singoué et Nona. Les Bakouélé les firent partie de là. Ce fut la « Guerre de Poupou ». Descendant les rivières, ils arrivèrent à l'Ivindo et y trouvèrent les Bichiwa, avec qui ils firent amitié. Ils continuèrent à fuir le long de l'Ivindo, les Bichiwa devant, les Bakota derrière, toujours poursuivis par les Bakouélé, eux-mêmes poussés par les Fang. En route les Bakota se dispersèrent. Les uns (Benga) s'en allèrent vers l'ouest, jusqu'à la mer. D'autres (Kota-Kola) descendirent jusqu'à 1'Ogoué. La plupart passèrent l'Ivindo en radeaux. En sûreté sur la rive gauche, ils fondèrent les villages de Seki (Mvadhi) et Botolouboumagna (la vieillesse de la pierre). Poupou était mort, mais un autre guerre, Mékomba, son égal en férocité, reprit la guerre. Les Bakota se dispersèrent à nouveau. Ils occupèrent ainsi les affluents de gauche de l'Ivindo : Djaddié, Liboumba, Mouniangui, la vallée de la Dilo et le pays d'Assawé (au nord de Lasloursville). D'autres continuèrent à descendre le long de l'Ivindo, toujours poursuivis par les Bakouélé. Arrivés à la chute de Kongwé, ils se retournèrent et engagèrent la lutte. Mékomba fut tué; beaucoup de Bakouélé furent pris et devinrent Bakota.
Alors les peuples se réconcilièrent, la paix a régné. A l'arrivée des Fang, il y eut un nouveau reflux des Bakota de Boué vers la Djaddié. D'autres sont restés isolés au milieu des Fang (région de La Lara). Les Bakola de Boué ont eu des démêlés avec les Shaké et les Bichiwa ; ils émigrèrent en partie vers Mékambo. Le long de l'Ivindo, ils n'ont pas trouvé de Pygmées (Bakola), mais ils les ont rencontrés près de la Djaddié, au sommet de la montagne Mbamba, d'où ils sont partis pour la région de Mékambo. Guerres Les guerres entre villages étaient fréquentes. Aussi les Bakota se concentraient-ils en gros villages, pour les besoins de la défense. Le point de départ le plus commun des guerres était le vol des femmes; on se vengeait en tuant quelqu'un du village de l'amant; d'où une cascade de meurtres, d'attaques, de pillages, parfois dans un même clan. On ne mangeait pas les prisonniers; les femmes étaient données aux célibataires, les hommes incorporés aux familles victorieuses. Les armes étaient : makongo (sagaie), ngougoué (épée courbée, couteau de jet à deux lames), ngouba (bouclier en lianes, rond, d'un mètre de long). Pas d'arbalètes. L'arc n'était qu'un jouet d'enfant. Techniques La chasse se faisait surtout à l'aide de filets en fibre (liosi). On utilisait aussi des pièges à fibres Yégél.
Au-dessus du passage des éléphants on plaçait un fort tronc de bois armé d'une sagaie (elongo). On pêchait à la nasse (makanga), au barrage de pieux sur les chutes (ilambi), au barrage complet de la rivière par des claies (etoubili) avec agitation de l'eau en amont, à l'empoisonnement par des fruits amers. La pêche tient encore une grande place dans ce pays aux rivières nombreuses; la saison sèche voit les vi lIages désertés pour les campements de pêche et les défrichements. Les cultures étaient les mêmes qu'aujourd'hui, mais on utilisait beaucoup les plantes de la brousse. Les forgerons tiraient le fer du sol (il y en a partout). On appelait berna un fer mêlé de cuivre dont on faisait des bracelets. Les forgerons Kota ont utilisé les premiers la montagne de fer de Boka-Boka (Mékambo). Les outils de culture étaient la hache, la matchette longue (kouala), la matchette courte (idoungou). Les soumets de forge étaient en terre cuite. Les femmes fabriquaient des marmites et des gargoulettes. « Le premier pagne était la main, puis le bois, puis l'écorce» (tradition de Lastoursville). Ailleurs on se souvient des vêtements en écorce de nina : pagne (etesi) pour les hommes, deux carrés maintenus par une ceinture pour les femmes. Les pagnes de raphia ont été fabriqués plus t**d par les rivernins des rivières. Ensuite, quand le commerce s'est installé, on les remplaça par des pagnes d'écorce; les grands chefs y ajoutaient un veston.
Aujourd'hui tout le monde (comme dans le reste du Gabon) est vêtu à l'européenne. Les maisons, petites, avaient des murs en écorce, des toits en feuilles. Les villages, comme ceux des Fang, comportaient deux rangées de maisons jointives avec, entre elles, une avenue coupée de corps de garde. Une barrière de bois formait rempart. Société Patrilinéaire et patrilocale. Le clan (ikaka, pluriel makaka), exogame, avait un chef (neni) choisi pour ses aptitudes. Parfois un chef de village puissant jugeait les palabres entre clans. Les clans étaient nombreux. Certains s'étendaient à plusieurs peuples. Ainsi les Bousandou et les Mohaza existent à la fois chez les Bakota et les Mahongoué ; les Masaka chez les Bakota et les Bongom ; les Sakounda chez les Bongom et les Mahongoué ; les Isèkè bakota ont un clan correspondant (Esokè) chez les Fang.
Les interdits de clans sont particulièrement nets et bien connus chez les peuples du nord-est. En voici quelques-uns chez les Bakota : le clan Boungoualé a pour interdit le crocodile, le clan I1ali : la panthère, le clan Mboungou : le buflle. Chez les Shamaï, proches parents des Bakota, le clan Bouala ne mangeait pas de gorilles, ses morts se transformant en gorilles. Il n'y avait pas d'esclaves proprement ùits, mais un système de clientèle et d'annexion familiale. Le jeune amant de la femme d'un riche polygame devenait son fils. Un orphelin pauvre pouvait aussi se mettre sous sa protection. Si un jeune homme se montrait constamment pervers, il était jugé par les gens du clan et exécuté. Les prisonniers de guerre pouvaient être donnés en dol. Commerce et Européens Les tissus de raphia, les moutons, les haches, les matchelles faisaient l'objet d'un trafic intérieur.
Les bracelets de fer et de cuivre servaient de monnaie. A Makokou le premier blanc est « sorti du côté du frère » (venu du Gabon), le second « du côté de la sœur» (du Congo). La SHO s'établit à l'embouchure de l'Ivindo, d'où les marchandises étaient transportées par pirogues jusqu'à la chute Kongwé. C'étaient des fusils à poudre, des haches, rles matchettes, des couteaux, des neptunes, des pagnes. Les Bakota vendaient en échange de l'ivoire, du caoutchouc, des cabris, des poules. Puis vinrent les militaires (capitaine Faubert) le centre du commerce se déplaça à Boué et il fallut des porteurs.
A Mékambo, village créé par un chef Kota, Kambou, les échanges s'étaient d'abord faits avec Makokou. Mais bientôt vinrent s'installer les compagnies Ngoko-Sangha el CFHBC orientées vers le Congo (Etoumbi), et la SHü (venue du Gabon avec des pirogues remontant la Djaddié). Puis il ne resta que la CFHBC (Tréchaud) à Etoumbi. Les militaires étaient installés à Ouesso, Ngouala, Sembé (Congo), à Mvadhi, Sakamotou, Mékambo, Kemùoma (Gabon). L'impôt était payé en bracelets de cuivre, caoutchouc, moutons, cabris, neptunes, ivoire. En 1937 prit fin le régime militaire, la monnaie circulait. Le café avait commencé en 1936 avec le lieutenant Thomas qui concentra les villages sur les routes. Le cacao acheva cette concentration pour faciliter l'écoulement de la production. Entre les routes, de vastes zones de forêt, autrefois territoires des villages, restent vides. Religion On gardait certains os des grands personnages (crâne, vertèbres du bassin, mâchoire inférieure) dans une corbeille d'écorce cylindrique (nsetsi). Ces reliques, appelées pembè, étaient placées dans la case du chef de clan ou du chef de famille. Les plus importantes étaient surmontées d'un masque de bois recouvert de cuivre. Il existait aussi des masques pour danser, sans cuivre. La forme, concave ou convexe, « dépendait de la fabrication» et n'indiquait pas le sexe. On invoquait les pembè dans différenLes circonstances, notamment pour la chasse: un poulet était sacrifié, de la poudre rouge passée sur le crâne; un repas était offert aux ancêtres, à base de poulet et de bananes. Des missionnaires ont condamné ces rites; puis est venu (vers 1957) le « culte de Mademoiselle» qui a fai t détruire tous les ossements et les masques. « Depuis nous sommes devenus pauvres». La circoncision avait lieu remarquablement t**d, après 25 et même parfois 40 ans. Elle consacrait l'état d'adulte véritable, travaillant et ayant femme et enfants. Aujourd'hui l'opération est pratiquée beaucoup plus tôt, vers la puberté. La cérémonie est individuelle; l'assistance est convoquée par le père de famille. La réunion a lieu au lever du soleil. Le patient a mâché des herbes qui lui donnent le courage et l'insensibilité nécessaires; on le frotte d'huiles mélangées de poisson (itono), son visage est blanchi. 11 ne doit pas ciller pendant l'opération. Désormais « il n'est plus sale », il est vraiment un homme. La naissance des jumeaux était marquée par des danses et des cadeaux.
Il existait des sociétés secrètes: le youmbi (fraternité du sang) et le ngoye, la confrérie des « hommes panthère H, disparue il y a une vingtaine d'années.
Kota illustres : ………à compléter
Sources : Hubert Deschamps (1962)

31/01/2026

LE VILLAGE C'EST LA BASE

LE CHANT DES OPPORTUNISTESDepuis des décennies dans l’Ogooué-Ivindo, le scénario se répète, avec une monotonie désolante...
07/01/2026

LE CHANT DES OPPORTUNISTES

Depuis des décennies dans l’Ogooué-Ivindo, le scénario se répète, avec une monotonie désolante. Ce qui change, ce sont les visages, les camps et les discours. Le piège le plus dangereux reste inchangé : celui qui consiste à dénoncer les divisions tout en fabriquant une unité artificielle, de circonstance, sans vérité ni cohérence.

J’ai vu, ici même, des femmes et des hommes attaquer avec une violence presque obsessionnelle des figures comme ISSOZE, Alain Claude Billie By Nze, Steeve Nzegho Dieko, et d’autres. Puis, sans la moindre gêne, ces mêmes voix se sont mises à chanter l’unité dès lors qu’un parent, un allié ou un membre de leur écurie a accédé aux affaires. Ce n’était pas une conversion morale, mais un simple changement de position.

Le phénomène, hélas, n’a rien d’exceptionnel. Ceux qui, hier, tiraient à boulets rouges sur le Dr. Simplice Désiré Mamboula, parfois frontalement, parfois avec une subtilité venimeuse, sont devenus, presque par enchantement, les grands prêtres de l’unité et de la cohésion. Ce retournement n’a rien de miraculeux : il est strictement opportuniste, et sa fréquence en fait une règle tacite de notre jeu politique.

J’en suis arrivé à ce constat, à la fois lucide et amer : trop souvent chez nous, l’unité n’est invoquée que lorsque les intérêts personnels ou claniques sont menacés. Elle n’est pas une valeur, mais un réflexe de survie. Elle ne naît pas d’une vision commune, mais de la peur de perdre une position, un privilège ou une influence. Ce constat ne vise pas chaque individu, certains résistent, isolés et marginalisés, mais il décrit une mécanique collective suffisamment ancrée pour corrompre la confiance publique.

J’ai marché avec plusieurs hommes politiques de chez nous. J’ai écouté leurs silences autant que leurs discours. J’ai observé leurs calculs, leurs gestes, leurs trahisons feutrées. Et j’ai compris une chose : nous évoluons dans un écosystème où triomphent rarement les plus justes, mais souvent les plus rusés, les plus patients dans l’art de la manipulation.

Pourtant, tout n’est pas perdu. Il existe encore des femmes et des hommes droits, des consciences debout, capables de marcher sans masque. Leur existence même prouve qu’une autre voie est possible. Mais leur marginalisation actuelle révèle, en miroir, à quel point le système est verrouillé au profit des cyniques. Le vrai combat est donc de faire basculer la logique du système lui-même.

Vous voulez chanter l’unité ? Alors commencez par exiger de ceux qui nous dirigent qu’ils chantent d’abord la sincérité, la transparence et la cohésion entre eux. Ce n’est qu’à cette condition qu’une parole politique pourra retrouver une crédibilité. Car ce sont bien eux, en grande partie, qui entretiennent sciemment les divisions, dans l’unique but de préserver et de prolonger leur règne.

L’unité, en elle-même, est une chose juste. Mais elle devient une imposture lorsqu’elle n’est chantée que « le ventre plein », lorsque les intérêts particuliers sont assurés, lorsque la bouche peut prêcher la cohésion depuis le confort du pouvoir. Cette unité-là n’est qu’un décor. Elle ne tient pas dans l’épreuve, elle s’effondre au premier choc.

Très jeune déjà, j’avais saisi une vérité simple et brutale : l’union fait la force, mais la misère la divise. Il faut avoir le courage d’aller jusqu’au bout de cette logique. Le véritable ennemi de l’unité n’est pas l’opinion différente, ni le débat démocratique. Le véritable ennemi, c’est la misère structurelle. C’est la pauvreté, le manque d’autonomie, l’absence d’épanouissement économique et financier.

Tant que l’être humain lutte pour sa survie quotidienne, l’unité reste un luxe moral inaccessible. Tant que la dignité matérielle n’est pas garantie, les appels à la cohésion sonnent creux, voire cyniques. On ne bâtit pas une unité durable sur la faim, la peur et la dépendance.

Il est donc temps de regarder la vérité en face : la politique politicienne, celle des postures et des combats d’égos, ne garantira jamais notre salut. Elle peut organiser, mais elle ne libère pas. La véritable émancipation, le ciment d’une unité réelle, viendra de notre capacité collective à créer de la valeur. Elle viendra de l’entrepreneuriat authentique, de la maîtrise des sciences et des technologies, de l’innovation tournée vers le bien commun.

Cela ne signifie pas tourner le dos à toute action politique, mais bien exiger qu’elle change de finalité. Son rôle doit être de créer un écosystème où chaque talent peut s’épanouir : un système éducatif libérateur, un accès équitable au crédit, une justice impartiale, des infrastructures dignes. C’est sur ce terrain de la création de valeur partagée que les véritables rassembleurs se reconnaîtront.

J’invite donc chacun à détourner son regard des éternelles luttes de leadership stérile, qui ne produisent que des vainqueurs temporaires et des peuples désabusés. Investissons plutôt notre énergie là où se construit l’avenir : dans nos champs, nos ateliers, nos laboratoires, nos startups, nos œuvres culturelles.

L’unité véritable ne se proclame pas. Elle se construit. Elle naît de la dignité retrouvée, de l’autonomie conquise, du travail valorisant, et d’une justice qui protège tous et toutes. Elle est le fruit d’un projet de société concret, bien plus qu’un slogan de circonstance.

Tout le reste, sans cet engagement fondamental à éradiquer la misère et à libérer les potentiels, ne sera jamais qu’un discours de plus, un bruit de fond assourdissant dans la jungle, qui se taira au prochain changement de vent.
N.I.R.F

06/12/2025

QUI PORTE LA RESPONSABILITÉ DU DÉVELOPPEMENT INFRASTRUCTUREL DU G6

En effet, dans le fonctionnement classique d’un système gouvernemental, notamment dans un régime présidentiel ou semi-présidentiel, le ministre est chargé d’exécuter la politique définie au sommet de l’État. Son rôle consiste à transformer en actions concrètes, programmes et réglementations les orientations stratégiques ainsi que la feuille de route fixées par le chef de l’État et le gouvernement (réuni en Conseil des ministres).
La feuille de route relève donc du chef de l’État, tout comme le projet de société. Par conséquent, la responsabilité du développement des infrastructures d’une ville, d’une localité ou d’une province incombe avant tout au chef de l’État, et non à un ministre, encore moins à un député.

« LORSQUE LA JUSTICE MENACE LA STABILITÉ, C'EST À LA POLITIQUE DE LA TEMPÉRER »Il est des moments où la justice, dans sa...
13/11/2025

« LORSQUE LA JUSTICE MENACE LA STABILITÉ, C'EST À LA POLITIQUE DE LA TEMPÉRER »

Il est des moments où la justice, dans sa pureté inflexible, menace l’équilibre même du monde qu’elle prétend protéger. Lorsqu’un procès, une vérité mise au jour, ou une sentence trop juste risquent d’ébranler l’édifice de la cité, alors s’ouvre une zone crépusculaire où la politique s’avance, non pour nier le droit, mais pour le contenir au nom d’un bien plus vaste.

Machiavel, ce réaliste désabusé, nous avertissait déjà : « Un Prince, pour maintenir l’État, est souvent contraint d’agir contre la foi, contre la charité, contre l’humanité, contre la religion. » Non par cruauté, mais par nécessité. Car le pouvoir n’est pas un lieu de pureté, mais de tension entre le juste et le possible. Le Prince n’obéit pas toujours aux règles de la vertu privée : il répond à un devoir plus impérieux, celui de sauver la communauté de sa propre fragilité.

Richelieu, héritier de cette pensée, ira plus loin encore : « La raison d’État est une règle d’action supérieure à toutes les autres. » Elle n’est pas l’excuse du cynisme, mais la conscience tragique qu’il faut parfois choisir entre deux maux : sacrifier un homme ou perdre un peuple, trahir la justice pour sauver la paix.

Car l’État, dans sa vocation la plus haute, n’est pas seulement une machine juridique : il est le gardien silencieux de l’ordre, de la sécurité, et de la continuité de la vie commune. Quand la justice devient incendiaire, il revient à la politique d’être pare-feu.

Au cœur du dilemme, s’impose une vérité douloureuse : il est des moments où la pérennité de la communauté politique prime sur la justice individuelle. Non par mépris du droit, mais par fidélité à ce qu’il protège, la vie même de la cité.

Sauver l’État, disait Machiavel, c’est parfois trahir les apparences du bien pour en préserver la substance. Et peut-être est-ce là, pour tout gouvernant, le plus lourd des sacrifices : celui de devoir être injuste pour que le monde demeure vivable.

N.I.R.F.

QUAND LA POLITIQUE VIEILLIT LA JEUNESSEQuand j’observe la manière dont fonctionnent les départements dédiés à la jeuness...
08/11/2025

QUAND LA POLITIQUE VIEILLIT LA JEUNESSE

Quand j’observe la manière dont fonctionnent les départements dédiés à la jeunesse dans la plupart de nos partis politiques, je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine perplexité. Pourtant, la Charte africaine de la jeunesse, que notre pays a librement ratifiée, est sans équivoque : selon l’Union africaine, la jeunesse désigne toute personne âgée de 15 à 35 ans.

Alors, comment expliquer que dans tant de structures politiques, ceux qui prétendent parler au nom de la jeunesse dépassent largement cette limite d’âge parfois de dix, voire de quinze ans ? Comment revendiquer une représentation crédible de la jeunesse quand on a passé la quarantaine, voire la cinquantaine ?

Cette confusion n’est pas anodine. Elle traduit, qu’on le veuille ou non, une tendance préoccupante : celle de confisquer la parole des jeunes, d’étouffer leur élan, de contenir leur créativité et d’empêcher l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs politiques.

Je ne suis plus jeune, et je n’ai pas la prétention de parler en son nom. Mais parce que la jeunesse est le moteur de tout renouveau, je m’interroge sur les intentions véritables de ces responsables qui, au lieu d’accompagner la relève, semblent s’y substituer. Revendiquer la jeunesse quand on ne l’est plus, n’est-ce pas finalement refuser à la jeunesse le droit d’exister pleinement ?

N.I.R.F.

MÉLIA MATOUKA MOKOKO & GUY ROGER EKAZAMA Il est des liens que nulle tempête politique ne saurait rompre.Le Premier Arron...
06/11/2025

MÉLIA MATOUKA MOKOKO & GUY ROGER EKAZAMA

Il est des liens que nulle tempête politique ne saurait rompre.

Le Premier Arrondissement de Makokou en offre une fois encore la plus belle illustration. Hier, ils étaient deux concurrents dans l’arène des législatives ; aujourd’hui, ils demeurent deux enfants du même village, unis par l’amour de la patrie et le sens du devoir.

Une telle attitude témoigne de la maturité politique de notre arrondissement, de cette grandeur d’esprit qui fait la force et la dignité de Makokou.

Oui, Makokou est fort, car ses fils et ses filles savent s’élever au-dessus des divergences passagères pour bâtir ensemble l’avenir.

Vive Makokou ! Vive la 5ᵉ République !
Et que ceux que la haine anime comprennent enfin : l’unité triomphe toujours du ressentiment.

Main dans la main, ils rendront Makokou meilleur.

IL faut se réveiller pour vivre le rêve. 60% de réalisation, Makokou, Ovan.
06/11/2025

IL faut se réveiller pour vivre le rêve. 60% de réalisation, Makokou, Ovan.

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