05/05/2025
Allongé sur mon lit je me mis à repenser à ma vie .
C'est bien à mes quatre ans que j'avais commencé à apprendre la vie malgré moi .
C'est à mes quatre ans que ma marque avait décidé d'apparaître et moi je fus très heureux de cela . Celle qui était apparu ne ressemblait en rien à aucune que je connaissais ou que je voyais .
Mon père possédait la marque du héros tandis que ma mère avait une marque de médecin et était doué avec les plantes , c'était un réel don , elle soignait ainsi à la cours royale .
Lorsque ma mère vit ma marque son expression changea , elle qui avait toujours l'expression douce et sereine pour la première fois afficha l'anxiété associé à de la peur fixant la marque avec horreur tandis que moi j'essayais de comprendre l'expression sur le visage des domestiques .
Malgré ma naïveté je savais que quelque chose de grave était arrivé et naturellement je me rappel avoir demandé à ma mère si j'avais fait quelque chose de mal .
Elle ne m'avait ni répondu , ni rassuré elle avait juste ordonné à ce que l'on me ramène dans ma chambre .
Ce jour là j'avais passé toute l'après midi à jouer dans ma chambre insouciant jusqu'au moment où une dispute avait éclaté dans la chambre de mes parents .
J'avais accourue mais je ne pouvais rien comprendre à leur paroles tant la dispute était violente et les mots fusaient de partout , je me demandais ce qui pouvait bien se passer .
Lorsque je fus rentré ils me lancèrent tout deux un regard qui me fit reculer d'un pas . Mon père c'était alors avancé et avait brutalement saisit ma main pour fixer la marque , je me rappel même qu'il avait violemment frotté comme croyant à une vilaine blague , j'avais mal et lui avait demandé d'arrêter d'une petite voix en larme et la peau à cet endroit bien rouge .
Il avait grondé mais pas sur moi , puis il avait sortit d'autres paroles que j'ai oublié cependant je me rappelais très bien d'une seule phrase et c'est lorsqu'il avait hurlé "Quelle honte !" .
Après ça il était furieusement partit me laissant seul avec ma mère qui me hurla en larmes de "retourner dans ma chambre.." , de " dégager de sa vue" .
J'avais couru effrayé jusqu'à dans mon lit ne comprenant rien , à cet instant j'ignorais que mes parents ne seraient plus mes parents .
Le lendemain dans mon esprit d'enfant j'avais oublié la chose mais tous s'enchaîna vite , trop vite même .
L'ambiance n'avait pas changé et lorsqu'il y avait des invités ou quand elle était de mauvaise humeur ma mère m'enfermait toute la journée dans ma chambre jusqu'au lendemain matin sans aucuns repas me laissant boire mes larmes .
Puis un jour je voulus comprendre ce que signifiait ma marque et là ma mère me répondit avec un sourire qui me glaça le sang que j'étais destiné à être un bon à rien , que je n'avais aucuns talents ni quoi que ce soit d'exceptionnel , que j'étais voué à vivre une vie sans intérêt et que c'est celà que j'étais , depuis ce jour elle me surnomma alors Zéro pour me dire que je ne serais jamais rien et que je ne vallais rien avant de partir dans un fou rire .
À force de m'appeler ainsi j'avais fini par oublier mon premier prénom , celui donné par mes parents à ma naissance , celui par laquelle on m'appelait avant cette marque , lorsqu'ils me considéraient encore comme leur enfant .
C'est à partir de ce jour que l'état psychologique de ma mère se dégrada , son calme habituel laissa place à de l'hystérie surtout quand elle me voyait , ses crises de colère étaient disproportionné et elle faisait preuve d'un sadisme effrayant à mon encontre . Un jour elle voulut même tremper ma main dans de l'eau bouillante .
Ça s'empira encore plus lorsque mon père annonça qu'il allait reconnaître son enfant illégitime , ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase et ce jour là quand je m'approchais de nouveau d'elle elle chercha à m'étrangler .
Après ça on me jetta hors de la maison m'obligeant à aller vivre chez les domestiques , ils ne pouvaient pas me virer de la demeure de peur que la vérité se sache , deux jours plus t**d j'assistais à mon enterrement et tout était allé si vite que je ne comprenais plus rien .
Je n'avais plus le droit de m'approcher de ma maison , un autre enfant vivait dans ma chambre et était devenue le fils aîné de ma famille .
Une grande fête fut organisé en son honneur où je vis une grande partie de mes parents éloignés venir célébrer cette mascarade , certains me virent mais m'ignorèrent .
C'était comme ci je n'existais plus , certains chez qui j'avais l'habitude de courir à leur arrivé et avec qui parfois je partageais mon innocence d'enfant faisait comme mon père à ce moment là , il faisait comme ci je n'existais pas .
Deux ans étaient passés et j'eus une petite sœur , seule ses cries de bébé me parvenait la nuit dans la chambre de domestique où je dormais faisant couler mes larmes , parfois je voyais mon père s'entraîner avec mon "frère" dans le jardin . Tous ses moments que je les voyais partager en famille me fendaient le cœur .
Je voyais mon père et ma mère nier mon existence aux yeux de tous , sous mes yeux et dans leur propre tête .
L'état de ma mère malgré tout ne s'améliora pas sauf quand elle mit au monde quatre ans plus t**d son dernier fils .
Mais en attendant elle allait de pire en pire malgré la naissance de ma sœur .
Au fond Mirna et moi avons eux le même traitement , elle elle était née au milieu d'un père qui ne voyait que par son fils aîné et d'une mère qui se concentra plus sur son dernier né qu'elle exhibait comme un trophée à tout le monde , fière d'avoir mise au monde une personne avec une marque royale et lorsqu'elle eu son accident ce fut pire . Je ne sais toujours pas comment elle apprit que nous étions frère et sœur mais ce jour là celà me rendit très heureux même ci je savais que nous ne pourrions jamais être réellement proche .
Pendant ce temps j'avais essayé de devenir plus fort , de m'entraîner dur en regardant en cachette les entraînements de mon père et de son fils . J'essayais de devenir fort en espérant qu'il puisse voir que j'avais de la valeur .
J'étais si naïf à l'époque qu'aujourd'hui j'en riais .
Tout ce que je cherchais à faire c'était au moins montrer que malgré ma marque je n'étais pas un bon à rien et que je pouvais devenir chevalier et le rendre fière moi aussi .
Peu de temps après celle que j'appelais ma première amie apparu . Lily la fille d'un comte qui venait souvent pour nous rendre visite , elle était jolie mais avec le caractère d'un garçon manqué , elle et moi devenions proche malgré nos différences .
Mais je ne sais comment ma mère l'interpréta car ensuite elle fit tout pour briser cette amitié , peut être en craignant que je dise la vérité à la rousse.
Elle m***a Alion contre moi et sans que je ne sache pourquoi il se mit à me détester sans réels raisons et réussit à éloigner ma seule amie de moi .
J'avais l'impression que me voir souffrir réjouissait ma mère de manière sadique car elle se plaisait à m'infliger des tâches ingrates où tant que je n'en sortais pas blesser elle ne se sentais pas soulager , elle se plaisait aussi à me voir seule sans amis ni personne qui prenait soin de moi , seul livrer à moi . Y'avait des jours où elle demandait à ce que l'on me prive de nourriture , où elle demandait que l'on me châtie sans réel raisons .
Elle aimait pousser Alion à venir m'embêter ou me ridiculiser et détestait même quand un domestique venait me témoigner de l'empathie , pour elle je méritais la souffrance pur et simple .
J'avais pu sortir uniquement car elle ne voyait plus l'intérêt de me garder cacher , même si je disais être le fils aîné des Claford personnes ne me croirait . De plus avec le sort de scellement je me condamnais moi même si je parlais . Et sûrement à ses yeux je ne vivrai pas longtemps .
Mais au moins je leur suis reconnaissant qu'ils m'aient laissé la vie sauve .
Aujourd'hui tout le monde me connaîtra comme Zéro , un orphelin portant le nom de l'empire Gestoria , Zéro Gestoria .
Une fois mon rangement finis je cachais l'argent que j'avais économisé en cachette grâce à monsieur Koey dans mon armoire puis je décidais d'aller faire un tour de l'académie , n'ayant pas la marque d'un Chevalier ou encore étant au plus bas niveau je n'avais pas accès à plusieurs pavillons ou bâtiments . Au moins j'avais le jardin printanier et la bibliothèque ainsi que le "parc " .
J'étais venu dans cette académie sans réels ambitions , sans réel motivations .
Depuis mes huit ans je m'entraînais durement afin de pouvoir un jour espérer changer ma destiné et montrer de quoi j'étais capable . Hélas malgré ma performance au concours d'entrée je n'avais rien changé , aucunes barrières n'avaient vraiment bougé .
J'étais fière à l'idée de montrer ma lettre d'admission à ma mère mais redescendis vite , car elle n'en avait réellement plus rien à faire de moi et surtout pas de quelqu'un avec une formation aussi "nul" .
Cela eu l'effet de me briser une nouvelle fois , je n'avais rien à espérer ou à attendre de mieux .
Malgré la soif que je ressentais encore je savais que je ne pourrais rien faire de plus , la seule façon de s'affranchir du système était de devenir un scellera , chose que je refusais .
Après des heures à rêvasser je finis par retourner en chambre commencer à préparer mes affaires pour le jour de cours .
Soudain en traversant les couloirs je vis tous les élèves s'écarter , sachant que ce n'était clairement pas pour moi je m'ecartais aussi hésitant . C'est alors que passa deux élèves en uniforme , une petite blonde à l'air très sévère et un grand blond aux yeux argenté marchant derrière elle les mains dans les poches , ils avaient un grand air de famille . Ils défilaient comme ci ils étaient les héritiers de la couronne .
Je compris alors à cet instant que ils devaient avoir un grade majestueux bien supérieur à nous et que durant ces deux prochaines années si je ne fais pas attention je pourrais avoir des problèmes . Car cette académie était exactement le genre d'endroit te rappelant ta place dans la société .
Première journée de cours .
Je venais de terminer ma journée de cours , aussi peu passionné que je pensais .
J'avais mis l'uniforme pour la première fois , un pantalon belge accompagné d'un blazer noir aux contours rouge au dessus d'une chemise blanche .
Les couloirs étaient vide comparé au matin .
Même si je pensais ne rencontrer personnes je vis un groupe de trois élèves debout en face d'un buisson parmis eux je reconnus le blond d'hier .
Il avait une carrure d'aristocrate et cela était confirmer par la blancheur de sa peau .
Son regard argenté se posa alors sur moi et je compris que c'était le début des problèmes certainement .
-Hey toi là ?
Je me retournais pour voir s'il n'y avait personne d'autres même ci je me doutais que non .
Des rires s'élevèrent dans mon dos .
-C'est à toi que je parle , toi le mec qui se retourne...
Obligé je m'avançais .
-Bonjour , que puis je faire pour vous ? Demandais je d'un ton aimable mais agacé .
-Wouai whouai tu es de quelle grade... Non enfaite je m'en fou... J'ai un examen tout à l'heure et hélas mon manuelle est tombé dans ce buisson . Il contient beaucoup d'épines alors je ne peux pas prendre le risque de le récupérer . Pourrais tu le prendre pour moi ?
Je l'observais un moment , ce n'était pas vraiment une question .
Je me demandais s'il était l'un des meilleures élèves de cette école pour que tout le monde ce soit décalé ou s'il était un élite mais comment les a t'ont reconnu ?
Je jetais un coup d'œil et remarquais vite un pin's doré accroché à son blazer , chose que je n'avais pas . Ses deux autres amis aussi pareil , mais pour eux étaient en bronze .
Je n'avais pas envie de m'attirer des problèmes et au vue du sourire d'un de ses acolytes il n'attendait que ça .
Je retroussais les manches de mon habit puis m'accroupis avant de jetter ma main dans le buisson .
Quand il disait qu'il y avait des épines il ne rigolait pas . Je sentis des piqûres déchiré ma peau au sens propre , et au fur et à mesure que je tâtonnais de la main l'odeur de mon sang me parvenait . Mais je savais encaisser la douleur en silence .
Une fois le manuel touché je le saisit et le tira .
Comme je l'avais imaginé ma main était en sang à cause des nombreux petites entailles .
Je pris même la peine d'essuyer la couverture avant de la lui tendre .
-Allez on y va les gars ! Lâcha t'il à l'encontre de ses camarades avec nonchalance .
Je regardais ma main un moment et le rouge dont elle était teinte désormais , je décidais d'aller à l'infirmerie .
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Lorsque mon colocataire rentra je vis sur sa tenue un pin's en bronze , je compris donc qu'apparemment ce pin's servait de carte d'identité pour reconnaître ceux d'un grande supérieur à nous .
On ne se salua pas chacun vaguant à ses occupations .
À l'heure actuelle je me demandais encore ce qui me serait arrivé si j'avais refusé de récupérer ce manuel .
Très vite les ronflements de mon colocataire me sortirent de mes réflexions .
(Partie 1)