04/08/2026
Merci à Stan Cuesta et Rock&Folk pour ce compte-rendu du festival, paru dans leur dernier numéro. Dans le texte, en version originale, ci-dessous:
"Deuxième édition de ce festival consacré à l’americana, organisé par Michel Pampelune, grand spécialiste du genre avec son défunt label Fargo qui lui a permis de découvrir certains artistes qu’il programme, notamment les têtes d’affiche Alela Diane et Jesse Sykes and the Sweet Hereafter dont il a sorti les albums et qui lui vouent une reconnaissance éternelle – et ne se privent pas de le dire.
Ça commence par une soirée acoustique dans un lieu de toute beauté, le château de Poncé, avec la jeune Barbara Forstner, belle voix tendance Joni Mitchell, puis Dylan LeBlanc, qui empoche l’affaire tellement il est bon. Guitariste hors-pair et chanteur émouvant – comme dit Michel, l’exercice guitare-voix fait le tri, seuls les grands comme Neil Young sont capables de captiver une audience avec aussi peu de moyens –, il invite Alela Diane à interpréter avec lui un extrait de son premier album, “If The Creek Don’t Rise”, sur lequel chantait à l’origine... Emmylou Harris !
Pendant deux jours, c’est cet esprit de famille qui prédominera. Le lendemain, à la scierie de Vancé, l’atmosphère est plus électrique – jusqu’à l’orage et ses éclairs qui n’empêcheront pas le bon déroulement des festivités. Les Français de Charbonband et leur blues rock efficace sont suivis de HORSEBATH, qui rappelle parfois The Band. Entre les concerts, sur une petite scène installée en face, se produiront en solo l’étonnant Luke Winslow-King et... Dylan Leblanc, resté là par amitié, sans être annoncé, une nouvelle fois ovationné. Puis arrivent les “stars”, Alela Diane, qui remporte un succès mérité, suivie de celle que beaucoup sont venus voir tant ses passages sont rares par ici, la grande Jesse Sykes, en duo avec son fidèle guitariste, le fabuleux Phil Wanscher, impressionnant de musicalité. A eux deux, sans effets de manche, ils électrisent le public avec une performance réellement hantée. Quand elle chante, Jesse est ailleurs, yeux fermés, possédée... Enfin, la soirée se termine par un shot de rock’n’roll envoyé par les excellents GA-20, concluant en beauté deux journées magiques". Stan Cuesta.