22/09/2024
Seul en scène majestueux, qui emporte et qui transporte. Clémentine Célarié incarne la mère d’un prêtre accusé de viol sur mineurs.
Mais elle n’est pas seulement la génitrice. Elle est la mère, celle qui a aimé, enfanté, accompagné, admiré. Celle qui est dévouée à son fils et à son culte.
L’amour de cette mère, Clémentine Célarié le livre avec une intensité qui fait réagir nos corps et nos cœurs.
Le décor, la mise en scène, la musique et les sons (qu’elle doit à deux de ses fils), tout nous immerge.
Si bien que quand le noir de fin arrive, il faut un instant pour applaudir et pour lui offrir l’ovation qu’elle mérite.
Heureusement Clémentine Célarié sort très rapidement de son personnage pour nous « détendre le plexus » et ne pas nous laisser partir comme ça. Elle nous offre des rires, et partage avec la salle 10 minutes de remerciement et de confidences, prête même à répondre à quelques questions puisque finalement elle est bien avec son public chez qui elle pourrait passer « deux jours à tour de rôle jusqu’à la fin de sa vie ».
Si vous n’aviez pas compris : pièce à voir absolument (c’était la première date de la tournée pour moi alors vous avez des dates à surveiller) et auteur à lire (il semble que le livre, qu’elle a découvert et lu avec sa propre maman, écrit façon thriller, offre d’autres détails qui n’ont pas pu faire partie de la pièce. L’excercice de ce monologue d’1h15 étant déjà à féliciter !).