Pavillon Mazar

Pavillon Mazar Laboratoire permanent des arts de la scène

Jouez et gagnez des places pour le spectacle "Programme", texte de Eric Arlix, présenté du 6 au 25 juillet - 20h05 (relâ...
02/07/2021

Jouez et gagnez des places pour le spectacle "Programme", texte de Eric Arlix, présenté du 6 au 25 juillet - 20h05 (relâches les 12 et 19) à La Manufacture collectif contemporain - Patinoire / Avignon
👉 Comment jouer ? Répondez à une des 4 questions ci-dessous.
👉 + d'infos sur le spectacle :
https://lamanufacture.org/programmation/programme

[JEU-CONCOURS]

Gagnez 15 x 2 places les 6, 7, 8 juillet pour le spectacle
« Programme », texte de Eric Arlix, à 20h05, à La Manufacture - Patinoire / Avignon La Manufacture collectif contemporain
https://lamanufacture.org/programmation/programme

Comment jouer ?

👉 1. Abonnez-vous à la page Groupe Merci

👉 2. Taguez une personne et répondez en commentaire à une des quatre questions suivantes :

💥 Les pensées au théâtre sont véhiculées par un dispositif de contamination, pour autant doit-on obligatoirement porter des masques et se tenir à distance ? Gagnez un magnifique tatouage et 2 places au premier rang pour le volcanique spectacle « Programme » !
💥 La distance entre les spectateurs et les acteurs garantit-elle que le Festival d'Avignon survivra à Netflix ? Gagnez 2 places au deuxième rang pour le spectacle « Programme ».
💥 Pensez-vous qu’un jour Avignon sera détruite par une irruption volcanique ? Gagnez une « MAXI » boite de tic tac saveur melon et 2 places pour le spectacle « Programme ».
💥 Comptez-vous venir chercher votre lot gagnant en navette, en trottinette ou en bicyclette ? Gagnez une holà et une pluie de tic-tac saveur melon à l’arrivée à la Patinoire (prévenir les animateurs 5 minutes avant votre arrivée).

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Concours ouvert jusqu’au dimanche 4 juillet. Résultats dévoilés à 18h.

Festival OFF d'Avignon

Le groupe Merci s'apprête à jouer le spectacle « Programme » au festival d'Avignon, à La Manufacture-Patinoire, du 6 au ...
14/06/2021

Le groupe Merci s'apprête à jouer le spectacle « Programme » au festival d'Avignon, à La Manufacture-Patinoire, du 6 au 25 juillet à 20h05. Suivez l'actualité de la compagnie et rejoignez sa nouvelle page Facebook ici > Groupe Merci et Instagram là > https://www.instagram.com/groupe_merci
Qu'on se le dise !


La Manufacture collectif contemporain
Festival OFF d'Avignon

LES LIEUX ARTISTIQUES ALTERNATIFS EN MARGE FORCÉELibération du 04/05/2021 par Annabelle Martellahttps://www.liberation.f...
04/05/2021

LES LIEUX ARTISTIQUES ALTERNATIFS EN MARGE FORCÉE
Libération du 04/05/2021 par Annabelle Martella
https://www.liberation.fr/culture/les-lieux-artistiques-alternatifs-en-marge-forcee-20210503_M4JADQ4P3VCU7H7CFXXSB54NZA/

La crise sanitaire fournit-elle un bon prétexte aux municipalités pour se débarrasser des friches et autres lieux culturels hybrides ? De Forbach à Toulouse, plus d’une douzaines de collectifs, contraints à l’arrêt et particulièrement vulnérables, se voient délogés par des maires de tous bords politiques.

Lors des dernières élections municipales, dans la petite commune de Theix-Noyalo (Morbihan), Christian Sébille a fait de la guerre contre la Cimenterie un argument de sa campagne. En février, le maire (sans étiquette) a même décidé de ne pas reconduire le bail d’occupation de cette structure, lieu culturel citoyen, exigeant le départ de l’association au 31 août tout en lui baissant sa subvention. La raison ? «Face à la crise sanitaire que vit la Nation […], il demeure impossible pour l’association d’assurer l’ensemble des objectifs qui lui sont assignés au sein de la présente convention», peut-on lire sur la délibération du conseil municipal. Mais comment pourrait-il en être autrement quand les lieux culturels demeurent fermés ? Deux ans plus tôt, la Cimenterie n’avait-elle pas accueilli 18 résidences artistiques, en plus de l’organisation de deux festivals d’arts de rue, devenant ainsi un lieu fédérateur pour tout un réseau de compagnies et d’associations locales ? La nouvelle municipalité n’a pas l’air de goûter à ces concerts de hardcore proposés par des bikers, ni à la création des jardins partagés dans sa commune. Elle n’a, en tout cas, pas souhaité donner son point de vue à Libération. Samuel Rossier, cofondateur de la Cimenterie et originaire de la région, ne décolère pas : «Le maire a des préjugés complètement infondés, pensant que la Cimenterie regroupe tous les marginaux du coin.»

Difficile de dire quand, exactement, cette petite mélodie est devenue rengaine. Mais en pleine pandémie, elle est devenue particulièrement entêtante. Alors que le secteur culturel vit une crise sans précédent, plus d’une douzaine de lieux alternatifs en France, squats d’artistes ou friches culturelles, parfois ancrés sur leurs territoires depuis plusieurs dizaines d’années, sont menacés de disparition. Le Théâtre de Verre à Paris, les ateliers d’artistes du Bateau-Lavoir à Saint-Denis, le Mix’art Myrys à Toulouse, le centre d’art Castel Coucou à Forbach (Moselle), le collectif de plasticiens Contempora à Ribérac (Dordogne)… Ces associations et collectifs d’artistes – créateurs de lieux hybrides qui font cohabiter, loin des contraintes du marché, culture et enjeux sociaux selon des modèles d’autogestion – occupent généralement des locaux appartenant aux municipalités. Les étiquettes politiques sont aussi variées que les prétextes invoqués pour déloger : sécurité du bâtiment, projet d’aménagement urbain, soupçon d’élitisme… Et si toutes les discussions ne se mènent pas dans le même climat de défiance qu’à Theix-Noyalo, les perspectives de relogement sont, au mieux, totalement floues.

«CES TERRITOIRES PAUVRES ONT BESOIN DE LIEUX COMME LES NÔTRES»

La pandémie serait-elle l’occasion rêvée de se soulager discrètement d’acteurs culturels jugés un peu trop récalcitrants ? Difficile de penser autrement du côté de Mix’art Myrys, privé de locaux et de subventions depuis plus de trois mois par Toulouse Métropole. Reconnu comme un pilier des contre-cultures, notamment dans le rapport Lextrait sur les «nouveaux territoires de l’art» (2001), ce collectif autogéré né dans les mouvements de squat des années 90 a apporté officiellement son soutien, au second tour des municipales, à la liste Archipel citoyen contre l’édile sortant Jean-Luc Moudenc (LR-LREM). Auparavant, les relations avec la municipalité n’étaient déjà pas au beau fixe, les deux parties peinant à s’entendre sur la somme à attribuer pour la réhabilitation du hangar du Mix’art Myrys. Depuis, «la culture étant à l’arrêt, il nous est impossible de dégager des recettes propres, explique Joël Lécussan, coordinateur de la structure. Et sans subvention de la métropole, nous avons été obligés de licencier trois personnes [sur une équipe de six salariés, ndlr]. Le rapport de force aurait été différent si on avait pu mobiliser du public. Désormais, on réfléchit à plusieurs scénarios et il est possible que nous finissions par nous installer sur une autre commune. C’est fou de devoir quitter Toulouse après plus de vingt-cinq ans…» Proche de la place du Capitole, le pavillon Mazar, laboratoire permanent des arts de la scène soutenu notamment par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et la région Occitanie, s’est quant à lui éteint en mars, après une veillée funèbre organisée par le Groupe Merci qui l’a investi pendant vingt-quatre ans. Le théâtre désormais inoccupé n’appartient pas à la Ville, mais celle-ci n’aurait rien fait pour le sauver, dénonce la compagnie qui a trouvé refuge au théâtre Garonne (une scène nationale) jusqu’à fin juin et ne sait pas de quoi son avenir sera fait. Concernant la récente situation de ces deux lieux culturels, la métropole de Toulouse n’a pas souhaité répondre aux questions de Libération.

A Forbach, le centre d’art contemporain Castel Coucou entretient aussi une relation très tendue avec sa tutelle. Installée en 2015 dans la synagogue, un des plus vieux monuments de la ville lorraine, l’association est liée depuis plus de trente ans à l’histoire de l’ancien bassin houiller. Alexandre Cassaro, maire LR récemment élu en a décidé autrement : il a résilié brutalement la convention de mise à disposition du bâtiment, exigeant que le Castel Coucou quitte les lieux en novembre. Contacté par Libération, le maire n’a pas souhaité clarifier cette situation. Le Républicain lorrain, quotidien régional, s’interrogeait ainsi : «Castel Coucou, association qui fait la promotion de l’art contemporain, serait trop élitiste ?» Jointe par téléphone, Florence Jousset, directrice artistique du lieu, fulmine : «C’est révoltant d’entendre encore une fois que l’art contemporain n’est pas accessible alors que de nombreux projets d’éducation artistique et culturelle sont menés. Ces territoires déjà pauvres ont besoin de lieux comme les nôtres et non qu’on tire la culture vers le bas. Le fossé va devenir encore plus grand entre des grandes villes comme Metz, qui a le centre Pompidou, et des communes comme Forbach.»

«ON DEVRAIT BÉNÉFICIER D’UN MORATOIRE»

Même lorsque les municipalités disent reconnaître la qualité des expériences artistiques menées, leurs relogements restent incertains. C’est ce que vit actuellement le Dispel, installé depuis 1997 dans une ancienne laiterie de Saint-Martin-le-Vinoux, ville limitrophe de Grenoble. Le bâtiment, situé aux abords d’un monument historique récemment lauréat du loto du patrimoine de Stéphane Bern, doit être démantelé au profit d’espaces verts. Coincé dans des imbroglios administratifs entre la municipalité EE-LV de Grenoble, propriétaire des murs, et la métropole (ex-PS), le collectif d’artistes et de cinéastes – dont fait partie le mythique atelier MTK, rare laboratoire de développements de films argentiques – se sent particulièrement délaissé. D’autant que le maire (DVG) de Saint-Martin-le-Vinoux a récemment déposé une plainte concernant l’occupation d’un bâtiment qu’il juge dangereux. Contactée par Libération, la municipalité de Grenoble s’engage, de son côté, «à proposer au collectif un relogement avec conventionnement. Une visite des potentiels locaux d’accueil [a été] organisée à la fin du mois d’avril.» Le Dispel, pris à la gorge par cette récente procédure judiciaire, ne préfère «pas trop s’emballer vu le nombre de propositions avancées sans suite».

Ballottés au gré des changements de politiques locales, ces lieux «alternatifs» sont, dans un contexte pandémique, plus vulnérables que jamais. «C’est comme ça depuis toujours, mais c’est d’autant plus pervers d’évacuer des lieux culturels durant cette période, on devrait pouvoir bénéficier d’un moratoire», signale Juliette Bompoint, directrice de Mains d’œuvres, une friche artistique historique de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), dans le viseur de l’ancienne municipalité mais sécurisée par le nouveau maire PS Karim Bouamrane. Les décisions sont jugées d’autant plus injustes que, comme le rappelle le codirecteur de l’Observatoire des politiques culturelles, Emmanuel Vergès, nombre de ces espaces ont été moteurs d’actions solidaires lors du premier confinement, distribuant des vivres aux plus précaires et inventant de nouvelles manières d’accéder à la culture, à l’instar de la Clef, cinéma parisien aujourd’hui menacé, qui organisa pour les habitants des immeubles mitoyens des projections de films en plein air. De plus, ces lieux non labellisés par l’Etat, soumis au bon vouloir des municipalités, «peuvent avoir du mal à faire valoir leur utilité sociale auprès des décideurs publics, ce qui les rend vulnérables en cas de tension, remarque Philippe Henry, chercheur en socio-économie de la culture. Ces acteurs de la société civile se retrouvent ainsi souvent chacun à défendre leurs projets sans être assez fédérés, ce qui réduit encore le rapport de force en leur faveur».

«NOUS SOMMES DANS UN ENTRE-DEUX»
Qui donc, alors, pour les aider? La Cimenterie, elle, est soutenue par la région Bretagne, mais la tutelle n’a pas pu empêcher la défection de la municipalité : «C’est regrettable, surtout en cette période où les lieux de création sont plus indispensables que jamais, déplore Jean-Michel Le Boulanger, premier vice-président de la région. La Cimenterie nous semblait intéressante et intégrée dans le réseau local, mais l’Etat, tout comme la région, ne peut donner aucune injonction au bloc communal.» La Drac Grand-Est, de son côté, ne peut pas faire grand-chose non plus face à la municipalité de Forbach en ce qui concerne le Castel Coucou. «Nous sommes dans un entre-deux car ce n’est pas un centre national conventionné, précise-t-elle. Nous avons un rôle de partenaire. Nous dispensons des conseils tout en étant très respectueux de l’indépendance des collectivités.»

Et l’Etat ? L’Etat, explique le ministère de la Culture, «n’a pas vocation à intervenir dans les relations entre les collectivités territoriales et les collectifs installés dans ces lieux». Pour autant, il veut privilégier les «tiers-lieux», terme aux contours flous qui peut désigner aussi bien ces lieux alternatifs que les fab labs et les espaces de coworking. Porté par cinq ministères (Education, Travail, Cohésion des territoires, Economie, Culture), le Conseil national des tiers-lieux, créé il y a deux ans, dispose en fait de peu de leviers pour pérenniser le maillage existant. En 2019, lors des menaces d’expulsion de Mains d’œuvres à Saint-Ouen, Patrick Levy-Waitz, auteur du rapport de mission sur le coworking et les tiers-lieux, confiait déjà à Libération : «La ville bouge, d’accord. Mais l’on ne peut pas, le jour où un projet architectural naît, mettre les acteurs culturels à la porte sans proposer d’alternative crédible, sans reconnaissance de l’usage qu’ils ont inventé […] Il faudrait que l’Etat adopte une doctrine en la matière.» Depuis, certains dispositifs du ministère sont ouverts à ces lieux «intermédiaires», comme «l’été culturel» ou récemment les «quartiers culturels créatifs», lancés en soutien aux tiers-lieux culturels pendant deux ans avec une enveloppe de 3 millions d’euros, sur les crédits du plan de relance du ministère de la Culture. «Par ailleurs, l’enveloppe de 400 millions d’euros dédiée aux industries culturelles et créatives du quatrième programme d’investissements d’avenir comprendra des mesures en faveur des tiers-lieux dans les territoires», certifie le ministère de la Culture. Mais cette somme ne leur sera bien évidemment pas spécifiquement dédiée. Et une fois fermé par les collectivités, difficile de la toucher.

La crise sanitaire fournit-elle un bon prétexte aux municipalités pour se débarrasser des lieux culturels hybrides ? De Forbach à Toulouse, plus d’une douzaines de collectifs se voient délogés par des maires de tous bords politiques.

Adieux au Pavillon Mazar - Veillée funèbreChronique d'une mort annoncée.Objet radiophonique de Sarah Authesserre diffusé...
04/04/2021

Adieux au Pavillon Mazar - Veillée funèbre
Chronique d'une mort annoncée.
Objet radiophonique de Sarah Authesserre diffusé hier sur Radio Radio.
Bonne écoute !

A SUIVRE : SAMEDI 16h Reportages, débats, lectures, interviews… Après des années de bataille juridique et malgré l'action de défense artistique « L'Ours caillassé », le Groupe Merci s'est vu remercier par la municipalité : En l'absence de soutien de la mairie de Toulouse, la compagnie t...

Lendemains de veillée funèbre...Vous étiez magnifiques gorgés d’émotions.Restera tatoué ce moment de toutes nos pleurs c...
17/03/2021

Lendemains de veillée funèbre...
Vous étiez magnifiques gorgés d’émotions.
Restera tatoué ce moment de toutes nos pleurs car le Pavillon Mazar en ruisselait.
MERCI MERCI MERCI
Groupe Merci.

EXPLORATION SUR PLACE : PAVILLON MAZAR AVEC JOËL FESEL - Par RadioRadioLes fantômes du groupe Merci...A écouter sur :
17/02/2021

EXPLORATION SUR PLACE : PAVILLON MAZAR AVEC JOËL FESEL - Par RadioRadio
Les fantômes du groupe Merci...
A écouter sur :

"Explorations sur place" est la nouvelle émission de Radio Radio, proposée par Yves Le Pestipon et Sarah Authesserre et diffusée une fois par mois le samedi à 16h (créneau A SUIVRE). Chaque mois, ils partent à l'aventure, tels Winnie l'Ourson et Porcinet dans leur parapluie renversé, explorer...

CULTURE : LA VILLE DE TOULOUSE NE SAUVERA PAS LE PAVILLON MAZARMEDIACITÉS. Complément d'enquête par Armelle Parionhttps:...
11/02/2021

CULTURE : LA VILLE DE TOULOUSE NE SAUVERA PAS LE PAVILLON MAZAR
MEDIACITÉS. Complément d'enquête par Armelle Parion
https://www.mediacites.fr/complement-denquete/toulouse/2021/02/08/culture-la-ville-de-toulouse-ne-sauvera-pas-le-pavillon-mazar/

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COMPLÉMENT D’ENQUÊTE

CULTURE : LA VILLE DE TOULOUSE NE SAUVERA PAS LE PAVILLON MAZAR

Par Armelle Parion - 8 février 2021
Le 18 mars, le Groupe Merci devra avoir quitté l'ancienne fabrique de draps du XIXe siècle qu'il avait transformée depuis 24 ans en un laboratoire du théâtre vivant. La Ville de Toulouse a finalement décidé de ne pas se porter acquéreur ni de louer ce bâtiment classé.

Sale époque pour les lieux culturels toulousains. Après la
fermeture administrative de Mix’art Myrys pour des raisons
de non-conformité à l’accueil des publics, fin janvier, c’est au
tour du Groupe Merci de devoir plier boutique. Contrairement à la
promesse de campagne du candidat Jean-Luc Moudenc (conserver la vocation théâtrale du Pavillon Mazar), la mairie n’a pas formulé d’offre de rachat aux propriétaires, qui refusent de continuer à louer le bâtiment à ses actuels occupants. Faute d’alternative, la compagnie de théâtre (reconnue laboratoire permanent des arts de la scène) devra avoir quitté les lieux le 18 mars, comme le lui a signifié la Cour d’appel de Toulouse, le 21 janvier. « Les procès à répétition et l’indifférence de la Ville de Toulouse ont eu la peau de L’ours Mazar », souligne la compagnie dans l’avis de décès qu’elle vient de publier pour signaler son expulsion prochaine.

Installée depuis 24 ans dans cette ancienne fabrique de draps de 400 m²datant du XIX classée aux monuments historiques et nichée en plein coeur de Toulouse, la troupe, conventionnée par la Drac Occitanie et largement subventionnée, a des relations tendues avec les propriétaires du Pavillon depuis des années. Comme nous le racontions il y a un an, le Groupe Merci a fait appel à la mairie pour racheter le bâtiment, lorsque les familles Perrier et Aspart ont décidé de ne pas renouveler son bail en 2011.

Réclamée en 2013, une expertise des Domaines publics a estimé le Pavillon Mazar entre 540 000 et 700 000 euros. Trop peu pour les propriétaires. « On n’aurait jamais vendu à ce prix, qui n’a rien à voir avec ceux du marché. C’est n’importe quoi ! », rétorque Marc Perrier, l’un d’eux, affirmant à Mediacités que, si des visites de potentiels acheteurs ont bien eu lieu jusqu’il y a deux ans, « le Pavillon n’est pas en vente officiellement et nous n’en avons pas le projet ».

Pendant la campagne, le Groupe Merci avait organisé des performances sous le titre “L’Ours caillassé” pour sensibiliser à sa cause, ainsi qu’un débat sur l’avenir du lieu, le 26 janvier 2020. Nicole Yardeni, membre de l’équipe de Jean-Luc Moudenc et actuellement chargée des relations avec les acteurs culturels, avait alors affirmé : « Nous contribuerons à son rachat, c’est une évidence ».

Un an plus t**d, le ton a changé. Pourquoi la mairie ne s’est-elle pas positionnée pour conserver ce lieu classé à double titre ? Interrogée, la municipalité affirme qu’elle attendait le soutien de la Région et du Département pour acter un rachat. Mais, comme nous l’avions souligné en février 2020, la Ville demandait aux autres organismes de tutelles de s’engager bien au-delà d’un co-achat, en finançant davantage le fonctionnement de la structure et ce, sur plusieurs années. De sorte que la SARL du Groupe Merci puisse verser à la mairie un loyer suffisamment important (bien supérieur aux quelque 1 000 euros dont elle s’acquittait jusqu’ici) pour lui permettre d’amortir son investissement.

LE DÉPARTEMENT CANDIDAT POUR PARTICIPER AU RACHAT

De fait, le conseil départemental de Haute-Garonne s’est engagé, début 2020, à participer au rachat du Pavillon à hauteur de 300 000 euros. La Drac Occitanie se disait par ailleurs prête à assurer la majeure partie des travaux nécessaires à l’accueil du public. Mais « la Région a décliné la proposition début 2021 », se justifie Francis Grass, adjoint à la Culture de Jean-Luc Moudenc, qui affirme avoir sollicité les autres collectivités dès 2016 et jure de ne pas avoir laissé traîner le dossier.

« Aujourd’hui, la situation économique et financière ne nous le permet plus (d’acheter le lieu, ndlr). D’autant plus que la Ville possède un domaine patrimonial très important, notamment dans le domaine du théâtre, dont il faut assurer les indispensables travaux d’entretien et de sécurité. La collectivité a plusieurs fois exprimé sa volonté de maintenir une activité théâtrale (recherche, création et formation) au Pavillon Mazar. C’est pourquoi elle a proposé de louer le lieu, précise encore l’élu. Le montant de loyer proposé par la Mairie, 3 000 euros, a été fixé après expertise d’un cabinet indépendant. Il a été refusé par les propriétaires le 18 janvier. »

Marc Perrier le confirme. « Il y a eu une négociation avec la mairie, mais on n’est pas tombé d’accord sur le montant du loyer. Vu la superficie, les quatre places de parking et l’emplacement en hyper-centre, on demande plus. Leur projet était d’en faire un lieu où les troupes de théâtre de la commune puissent répéter, et on n’avait rien contre », explique le propriétaire.

Dans un courrier du 6 janvier adressé à la mairie, que nous nous sommes procurés, la Région rappelle son attachement au Pavillon Mazar, soulignant son « fort intérêt patrimonial » et son « activité menée avec intelligence et persévérance depuis de nombreuses années ». La viceprésidente à la Culture et au Patrimoine, Dominique Salomon, rappelle surtout que la Région a proposé à plusieurs reprises de participer à la réhabilitation du bâtiment, dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région et du contrat territorial « si la Ville venait à racheter ce lieu » et à la condition expresse que la mairie présente le dossier. « Il ne peut par contre être envisagé une aide régionale sur l’acquisition du lieu, que ce soit par une aide directe à la Ville de Toulouse ou indirecte via une augmentation du loyer une fois cette acquisition faite », ajoute la Région.

« CE SONT 25 ANS D’HISTOIRE QUI S’ÉTEIGNENT A CAUSE D’UN MANQUE DE VOLONTÉ POLITIQUE »

Malgré ces propositions émanant de plusieurs partenaires publics, la mairie n’a donc formalisé aucun achat, rendant inéluctable l’expulsion des occupants du Pavillon Mazar. « Pour un joyau architectural doublé d’un lieu avec cette vitalité artistique qui nourrit la scène d’aujourd’hui, qu’est ce que cette somme (celle de l’estimation des Domaines publics, ndlr) représentait pour la 4e ville de France ?, soupire Céline Maufra, membre du Groupe Merci. Ce sont 25 ans d’histoire qui s’éteignent à cause d’un manque de volonté politique. On ne s’attendait pas à un couperet aussi brutal. On incarne ce qu’ils ne veulent pas voir, comme Mix’art Myrys. »

À l’image de son manque de volonté à engager les travaux pour le hangar du collectif d’artistes Mix’art Myrys, la municipalité, montre une nouvelle fois aucun engouement à préserver un lieu culturel historique. « De nombreux lieux culturels ont ouvert ou ont été créés ces dernières années sous l’égide de la collectivité, conteste Francis Grass : Le Quai des savoirs, L’Envol des Pionniers, le cinéma Utopia-Borderouge, le Théâtre de La Digue, Aeroscopia, Le Castelet, l’École Supérieure des Arts du Cirque…
Pour le sujet qui nous occupe, nous faisons la distinction entre le pavillon Mazar et le Groupe Merci que nous avons toujours soutenu, conscients de la qualité de son travail. Nous soutenons les artistes dans leur diversité et leurs expressions, nous soutenons la création culturelle de façon majeure. » Pas au point de leur assurer un toit, cependant.

Le Groupe Merci envisage de se pourvoir en cassation, ce qui permettra – au mieux – de revoir à la hausse le montant de l’indemnité d’éviction, chiffrée par le jugement de janvier 2019 à 169 560 euros (moins la somme due suite à la réévaluation du loyer). En attendant, la compagnie devra trouver où se reloger en dehors du centre-ville. Pas question, en tous cas, pour les artistes, de tirer pour autant leur révérence.

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Le Groupe Merci a réussi à faire protéger le bâtiment en 2013, au titre de l’ordonnance du 13 octobre 1945. Cela signifie, qu’il ne peut désormais être affecté à autre chose qu’une activité de théâtre ni être démoli, sans l’autorisation du ministère de la Culture.
Pas de quoi inquiéter les propriétaires qui verraient bien cette protection disparaître. « Solange Oswald (cofondatrice du Groupe Merci ndlr) a ses entrées au ministère de la culture, mais elle n’est pas la seule ! », glisse Marc Perrier, l’un des propriétaire

Le 18 mars, le Groupe Merci devra avoir quitté l'ancienne fabrique de draps du XIXe siècle qu'il avait transformé depuis 24 ans en un laboratoire du théâtre vivant. La Ville de Toulouse a finalement décidé de ne pas se porter acquéreur ni de louer ce bâtiment classé.

DE MIX'ART À MAZAR...À TOULOUSE, LA POLITIQUE DE LA FRICHE BRÛLÉEin Libération du 03 févrierhttps://www.liberation.fr/cu...
10/02/2021

DE MIX'ART À MAZAR...
À TOULOUSE, LA POLITIQUE DE LA FRICHE BRÛLÉE
in Libération du 03 février
https://www.liberation.fr/culture/a-toulouse-la-politique-de-la-friche-brulee-20210202_SM4TWVF6GFBCLOBW5OYR6M6USE/
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À TOULOUSE, LA POLITIQUE DE LA FRICHE BRÛLÉE
par Annabelle Martella

Privé de locaux et de subventions, le collectif autogéré Mix’art Myrys, créé en 1995, risque de disparaître, malgré une action reconnue de longue date. Une situation qui touche d’autres tiers-lieux de la ville, sous pression foncière.
La circassienne se meut dans son harnais en cuir comme un oisillon déploie délicatement ses ailes. A peine a-t-elle fait quelques pas sur la place du Capitole à Toulouse, à l’heure où le conseil municipal présidé par Jean-Luc Moudenc (LR-LREM) fait bruisser l’hôtel de ville, qu’elle se fait encercler par sept dompteurs, attacher par des cordes sèches, entraver dans ses moindres gestes. Ce vendredi-là, cette performance en plein rassemblement en soutien au Mix’art Myrys, friche culturelle autogérée fermée administrativement depuis le 20 janvier pour raisons de sécurité, est sans équivoque. C’est la culture, celle qui déborde, celle qui n’est pas conventionnelle, et qui se fait malmener par les pouvoirs publics et la pression du foncier. Manifestants et sympathisants ne cessent de parler de «gentrification et d’embourgeoisement», de «tournant sécuritaire et normatif» d’une ville de plus en plus hostile aux pauvres qui ne voudrait en son sein «qu’une culture raisonnable, capable d’attirer les touristes».
Les mots sont forts, mais en se promenant dans la Ville rose, difficile de les contredire. Aux quatre coins de la métropole, les projets de réaménagement fleurissent : logements sociaux, mais aussi appartements de luxe et hôtel quatre étoiles aux abords du touristique dôme de la Grave, futur centre des affaires et gratte-ciel derrière la gare Toulouse Matabiau, arrivée de la troisième ligne de métro et «recomposition urbaine» du quartier industriel des Ponts-Jumeaux où se trouve le hangar du Myrys. Et même si la municipalité se refuse à faire le moindre lien, les initiatives citoyennes, elles, périssent : la buvette clandestine Bleu Bleu au bord de la Garonne, le laboratoire permanent des arts de la scène du pavillon Mazar ou encore le centre Abbé-Pierre et le DAL 31, menacés d’expulsion sur le site de la Grave afin de permettre la création d’espaces paysagers et de cheminements piétons favorisant l’accès au musée des Abattoirs et au jardin Raymond-VI. Une fragilisation des initiatives culturelles avec laquelle la région Occitanie n’est pas en phase : «Les temps actuels ne doivent pas être à l’aggravation d’une situation déjà désastreuse pour les acteurs culturels, explique Serge Regourd, président de la commission culture de la région Occitanie. Dans le cas du pavillon Mazar qui héberge Merci, comme dans celui des locaux de l’association Mix’art Myrys, la région a proposé à plusieurs reprises de participer financièrement à la réhabilitation des locaux, dans le cadre du contrat territorial région-Toulouse Métropole.»
Pilier des contre-cultures
Installé depuis 2005 dans une ancienne halle de stockage, là où le canal longe l’autoroute, le Mix’art Myrys, avec sa trentaine d’ateliers d’artistes, son immense parking et ses salles de spectacles, constitue l’un des centres culturels les plus emblématiques de Toulouse. Né en 1995 dans les anciennes usines à chaussures Myrys du quartier Saint-Cyprien-Patte-d’Oie, squat où se côtoyaient artistes, sans-abri et sans-papiers, «parfois les trois à la fois», le collectif a occupé tous les locaux vides qu’il pouvait, n’hésitant pas à bousculer les habitants des quartiers les plus huppés, comme en témoigne un fameux épisode de l’émission Strip-Tease.
Après une décennie de luttes et de négociations, ils sont relogés dans ce hangar loin du centre-ville que la métropole acquerra en 2018. L’histoire devait s’écouler là, paisible, le Mix’art Myrys avait depuis longtemps assis sa notoriété, pour être reconnu nationalement comme pilier des contre-cultures, notamment dans le rapport ministériel de Fabrice Lextrait sur les «nouveaux territoires de l’art». On aurait même pu penser qu’il était depuis le temps devenu une institution. Mais l’engouement pour les «tiers-lieux» ces dernières années n’a pas rendu la vie plus facile aux défricheurs (Mains d’œuvres à Saint-Ouen, le Dispel à Grenoble…), à ceux qui, avant les tables rondes et les projets des promoteurs, ont cherché dans les interstices un espace de liberté pour tenter de faire cohabiter, loin des contraintes du marché, culture, enjeux sociaux et autogestion.
En pleine pandémie, et alors que le secteur culturel est gravement touché, le Mix’art Myrys écope en janvier d’une visite de la direction de la sécurité civile et des risques majeurs de la ville : six salariés, près d’une dizaine d’associations et environ 300 artistes accueillis chaque année se retrouvent sur le carreau. Le bâtiment n’est pas aux normes, le collectif le savait depuis des années. C’est pourquoi, explique Joël Lécussan, coordinateur depuis plus de vingt ans de la structure, ils n’avaient pas signé la nouvelle convention de mise à disposition. Pour la réhabilitation, la métropole proposait de mettre trois millions sur la table. Une somme jugée trop modeste par le collectif. Pour accueillir du public en toute sécurité, il faudrait engager des travaux de plus de sept millions d’euros, selon une étude de faisabilité commandée par la ville. La friche culturelle continue d’interpeller sans relâche élus locaux et ministère de la Culture. La situation est encore plus critique qu’elle en a l’air. En plus de subir une fermeture administrative, le collectif vient d’apprendre que sa subvention n’a pas été renouvelée en décembre par le conseil métropolitain. Une mise à mort qu’explique Francis Grass, adjoint au maire en charge de la culture : «Malgré une dizaine de réunions de concertation, aucun accord n’a jamais été trouvé avec l’occupant. Le Mix’art Myrys n’est pas un lieu plus symbolique que la Cinémathèque ou le Centre dramatique national, et nous avons déjà de nombreuses dépenses allouées à la gestion de notre énorme patrimoine culturel.»
«Milieux différents»
Des relogements au cas par cas seraient proposés aux artistes. Dans son atelier d’artiste résidente, antre de sorcière où des plantes abortives poussent sous lumière artificielle, Annlor a du mal à envisager sa vie sans «la famille» du Mix’art Myrys. Ioa, plasticien et musicien tout juste sorti des Beaux-Arts de Toulouse, la regarde s’agiter silencieusement : «Moi non plus, ça ne m’intéresse pas d’être seul dans mon atelier, sans entraide ni partage des connaissances. Ils ne se rendent pas compte qu’ils nous coupent d’un lieu artistique stimulant. Ici, ce n’est pas comme les Beaux-Arts, il y a plein de gens issus de milieux différents.» Le Mix’art Myrys n’est pas le seul dans la tourmente. Non loin de là, caché derrière les arbres, c’est un autre creuset de population qui s’est évanoui, en décembre, pillé par des individus, puis détruit par les pelleteuses des collectivités. Difficile de se figurer sur cette terre toute retournée le Bleu Bleu, guinguette pirate de Gilbert Vivien, vieillard taciturne aux multiples légendes, parfois SDF, parfois ancien maillot jaune du Tour de France, qui a bâti de ses mains il y a quarante ans sa maison bleu Méditerranée sur les berges de la Garonne. Sur son terrain, musiciens et amoureux de tous âges discutaient des heures, attablés à ses terrasses de bric et de broc, les pieds dans l’eau, achetant parfois un verre de bière au fameux tenancier. Quelques jours après son décès, des habitants ont essayé de se mobiliser, écrivant à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) pour faire classer ce trou de poésie «entre les mondes de l’art brut, des arts modestes, de l’arte povera ou du land art» si propice aux «dérives à la Guy Debord». Trop t**d pour Toulouse Métropole, qui a voulu au plus vite assurer «sa mise en sécurité et son nettoyage», et lancera prochainement pour la remplacer un appel d’offres pour «une guinguette éphémère, démontable». A croire que les collectivités ont à cœur d’effacer les traces d’une histoire populaire qui s’épanouit dans les marges de l’urbanité.
Rayé de la carte
Mais certains lieux plus institutionnalisés sont aussi en danger. Dans le centre-ville, le Laboratoire permanent des arts de la scène du pavillon Mazar s’apprête à être rayé de la carte. Investi depuis 1997 par le Groupe Merci, reconnu notamment pour son spectacle la Mastication des morts, performance d’outre-tombe où une trentaine d’acteurs confinés dans des cercueils ressassent ad vitam æternam leurs existences aux spectateurs qui se penchent à leur chevet, l’ancien marché aux draps en a vu passer des comédiens. Espace d’expérimentation, il a accueilli sur des temps de recherche Krystian Lupa, Mathieu Amalric ou encore Eugène Green. Mais sa notoriété n’empêchera pas sa fin. Après plus de vingt ans de procédure juridique contre les propriétaires, deux couples bien décidés à l’époque à faire de cette bâtisse un loft, la compagnie occupe désormais le lieu sans bail commercial et est priée de plier bagage en mars. La municipalité ne s’inquiète pas tant que ça de voir partir ces artistes fortement ancrés dans le tissu culturel toulousain : «Le bâtiment est doublement protégé, au titre des monuments historiques d’une part et au titre de l’ordonnance de 1945 qui spécifie qu’un lieu destiné au théâtre doit le rester», nous rappelle-t-elle.
Joël Fesel a, lui, le cœur gros. Il ne s’opposera pas à la décision de justice, «trop vieux et légaliste» pour faire quoi que ce soit qui dérogerait à la loi. Mais le plasticien regarde avec nostalgie ce lieu qui, par son architecture imposant un dispositif scénique quadrifrontal, a tant travaillé son art. Abattu, il ne peut contenir sa colère contre les collectivités qui auraient pu sauver ce théâtre d’essai et sa compagnie. «Toulouse a du talent pour séduire un jour et remercier le lendemain. Cela va ainsi depuis le Moyen Age, depuis que Rabelais est passé de Montpellier directement à Bordeaux, faute de trouver place dans notre chère ville de Tolosa», écrit-il, désespéré par la politique culturelle menée.

Privé de locaux et de subventions, le collectif autogéré Mix’art Myrys, créé en 1995, risque de disparaître, malgré une action reconnue de longue date. Une situation qui touche d’autres tiers lieux de la ville, sous pression foncière.

Adresse

13 Rue Saint Ursule
Toulouse
31000

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