24/04/2019
« Loupiote au feu de bois
Une pièce qui fait office de maison
Un squat, entre 4 cloisons
Ça grouille de femmes, d’enfants
Qui espèrent être là seulement pour un temps.
Les enfants rient, jouent, crient
Ils vivent un après-midi sans soucis.
Les mamans, épuisées, préfèrent rester allongées.
Une lueur d’espoir, une loupiote, dans un quotidien souvent bien noir.
Les gens cuisinent, mangent, nettoient,
C’est presque comme s’ils avaient un toit.
Mais être tous ensemble comme ça entassés,
il y a de quoi être énervé.
Les nerfs lâchent parfois, de colère, de fatigue ou de peur,
Ça s’exprime toujours par les pleurs.
Une pièce, une ambiance, un quotidien
Il fait quand même chaud dans ce petit coin.
Les femmes s’entraident, on cuisine tous réunis
pour offrir un goûter aux plus petits.
Il s’en passe des choses à travers ces regards - l’appel d’un repas, d’une do**he chaude - tel un phare dans une épreuve de vie.
Tellement de reconnaissance
De la part de personnes qui ne sont après tout que des connaissances.
Les hommes essaient de rester forts,
Mais c’est comme ça, la rue, ça te prend au corps.
Loin d’être un endroit morose,
Il est plein de vie, même si elle n’est pas toujours rose.
Dessins d’enfants, cacao et petits gâteaux
Entourant ces âmes qui sentent le feu de bois,
Souvenir d’un campement sans toit
A moins que ce ne soit le feu de leur cœur qui brûle, et qui fait fondre les nôtres. » (F)