Fondation Francès

Fondation Francès CONTEMPORARY ART FOUNDATION

[Exposition — Tout est politique !]Dans l’exposition Tout est politique ! à Senlis, deux photographies de Dorothea Lange...
10/06/2026

[Exposition — Tout est politique !]

Dans l’exposition Tout est politique ! à Senlis, deux photographies de Dorothea Lange interrogent le pouvoir de l’image.

“Young Black Woman with Infant“ et “Migrant Mother, Nipomo, California“ ont été réalisées dans le cadre d’une commande de la Farm Security Administration (FSA), une agence fédérale du New Deal chargée de documenter la situation du pays afin d’orienter l’action publique.

Photographe officielle de la FSA entre 1935 et 1939, Dorothea Lange témoigne de la grande migration agricole provoquée par la crise de 1929 aux États-Unis.

Parmi ces images, “Migrant Mother“ — portrait emblématique de Florence Owens Thompson — est devenue une icône de la Grande Dépression. Elle incarne à la fois la dureté des conditions de vie et une profonde résilience.
Elle “en est venue à symboliser le stoïcisme et l’endurance de la population américaine face au chômage, à la faim et à la privation de domicile“, selon Jane Alison et Marta Gili.

Avec ces deux œuvres, la photographie apparaît comme un puissant outil politique, capable de rendre visibles les injustices sociales.

📍 À découvrir à Senlis jusqu’au 30 juin
📩 Visite sur réservation : [email protected]

📸 Vue de l’exposition “Tout est politique !“ avec deux photographies de Dorothea Lange – Young Black Woman with Infant (1934, tirage argentique) et Migrant Mother, Nipomo, California (1936, tirage argentique) – ainsi qu'une œuvre de Gavin Turk, Nomadic Assistance (2003, bronze peint)

[Exposition Tout est politique !]Dans l’exposition Tout est politique ! présentée par la Fondation Francès à Clichy et S...
09/06/2026

[Exposition Tout est politique !]

Dans l’exposition Tout est politique ! présentée par la Fondation Francès à Clichy et Senlis, découvrez le travail de Barton Lidice Beneš.

À partir d’objets trouvés, souvent intimes, l’artiste compose des assemblages qu’il transforme en reliques contemporaines, à la manière de petits musées personnels.
Le détournement est au cœur de sa démarche : un billet devient seringue dans “Afghanistan“, convoquant les liens entre argent, pouvoir, drogue et contamination. Dans “Crown of Thorns“, des fragments de crayons forment une couronne d’épines, réactivant l’iconographie de la Passion du Christ. À travers ces transformations, l’artiste mobilise des objets du quotidien pour convoquer des références culturelles variées.

Les compositions de Barton Lidice Beneš, souvent empreintes d’une dimension politique, mettent en scène des objets devenus réceptacles de récits historiques, sociaux, économiques et émotionnels. Sans imposer de lecture univoque, il invite à porter un regard critique sur le monde contemporain.

À découvrir jusqu’au 30 juin à Clichy et Senlis !
Visite sur réservation : [email protected]

📸 Barton Lidice Beneš, Crown of Thorns, 2006 & Barton Lidice Beneš, Afghanistan, 2001.

[Tout est politique !]Dans l’exposition “Tout est politique !“ à Clichy, découvrez deux toiles issues de la série “Commu...
03/06/2026

[Tout est politique !]

Dans l’exposition “Tout est politique !“ à Clichy, découvrez deux toiles issues de la série “Communist Party USA“ de Yevgeniy Fiks.

Avec cette série, l’artiste dresse le portrait de membres du Parti communiste des États-Unis, peints d’après nature dans les intérieurs ordinaires de leurs bureaux new-yorkais, vêtus de leurs habits quotidiens. Il s'agit de rendre visible une politique incarnée, au plus près du réel.

Yevgeniy Fiks s’attache aux micro-histoires souvent oubliées, révélant les relations complexes entre l’Est et l’Ouest dans le contexte post-Guerre froide.

Comme il l’explique : “C’est précisément dans ce contexte de la mort proclamée du communisme et de la fin de la guerre froide que je concentre mon attention sur les communistes américains d’aujourd’hui. C’est la contradiction entre l’idée de la mort du communisme et le sentiment de vie émanant de ceux que j’ai peints qui est si troublante.“

Ce qui traverse cette série, c’est la politique du quotidien en Occident — et la banalité même d’être un sujet communiste aux États-Unis au début des années 2000. Sans porter de jugement sur les convictions de ses modèles, Yevgeniy Fiks interroge la manière dont le politique s’incarne dans les gestes, les lieux et les engagements de tous les jours.

À découvrir à Clichy, jusqu’au 30 juin !
📩 Réservation par email : [email protected]

📸 Vue de l'exposition avec deux œuvres de Yevgeniy Fiks : “Portrait of Jarvis Tyner (Communist Party USA)“, 2007 & “Portrait of Sheltreese McCoy (Communist Party USA)“, 2007

[Tout est politique !]Dans l’exposition "Tout est politique !", le corps se révèle comme un objet à la fois social, cult...
29/05/2026

[Tout est politique !]

Dans l’exposition "Tout est politique !", le corps se révèle comme un objet à la fois social, culturel et politique. C’est à travers lui que nous nous présentons au monde, que nous ressentons et que nous entrons en relation avec ce qui nous entoure. Conscients de ces enjeux, certains artistes en font un véritable lieu de contestation politique.

Parmi eux figure Marina Abramović et sa performance Lips of Thomas, réalisée en 1975 à la Galerie Krinzinger, à Innsbruck.

Dans cette oeuvre, l’artiste interroge la violence sociale et politique à travers son propre corps. La performance, répétée en 1993 à travers l’Europe et les États-Unis, puis une nouvelle fois en 2005 à New York, déploie un rituel extrême.

Marina Abramović explore les limites physiques de son corps et questionne le seuil de tolérance du public, contraint d’intervenir pour mettre fin la performance.
Sans être explicitement sollicité, le spectateur devient acteur, renvoyé à sa propre responsabilité face à la mise en danger du corps de l’artiste.

Découvrez l’œuvre de Marina Abramović au cœur de l’exposition Tout est politique ! à Clichy jusqu’au 30 juin.

Visite thématique de la semaine : “Le corps en jeu : la performance“
📩Réservation par email : [email protected]

📸Marina Abramović, Lips of Thomas, 1975, photographie et lettre
©Marina Abramović. Courtesy de l’artiste et de la galerie Galerie Krinzinger.

[Tout est politique !]Dans l’exposition “Tout est politique !“, l’œuvre de Carlos Aires propose un rythme visuel autour ...
22/05/2026

[Tout est politique !]

Dans l’exposition “Tout est politique !“, l’œuvre de Carlos Aires propose un rythme visuel autour d’un sujet majeur issu de l’iconographie chrétienne : la Crucifixion.studio

“Jesus Five“ présente cinq sculptures superposées, de tailles et de couleurs différentes, représentant chacune une crucifixion.

Loin d’être irrévérencieux, le geste Carlos Aires se joue des références culturelles et symboliques. Il revisite un héritage familier dans un langage qui mêle mémoire collective et culture populaire.

Le titre introduit une référence musicale inattendue : les Jackson Five.

Cette juxtaposition fait émerger un dialogue entre sacré et profane, passé et présent, invitant le spectateur à se plonger dans le croisement des références orchestré par l’artiste.

Découvrez l'œuvre “Jesus Five“ dans l’exposition “Tout est politique!“, à Senlis, jusqu’au 30 juin.
�📩Visite sur réservation : [email protected]

📸 Détails et vues de l'œuvre “Jesus Five“ de Carlos Aires, dans l'exposition “Tout est politique !“ à Senlis.

[Tout est politique !]Dans l’exposition Tout est politique ! à Clichy et Senlis, de nombreux artistes explorent le détou...
16/05/2026

[Tout est politique !]

Dans l’exposition Tout est politique ! à Clichy et Senlis, de nombreux artistes explorent le détournement comme une stratégie artistique critique, à travers la récupération, la réutilisation ou la réappropriation d’objets et d’images.

À Senlis, l’artiste catalan Antoni Miralda détourne des soldats en plastique mis en scène sur une toile de Jouy. Disposés en cercle, en tas ou en duel, les figurines se tapissent dans les lignes sinueuses du tissu, prêts à tirer sur l’ennemi qui leur fait face.

Cette œuvre est issue de la série Soldats Soldés, initiée après son service militaire.

Antoni Miralda démultiplie ces figurines dans des compositions absurdes, dans une logique proche du Nouveau Réalisme. Il procède à un “recyclage poétique du réel”, selon l’expression de Pierre Restany, mêlant humour, fantaisie et dérision.

Par l’accumulation et le détournement, ces objets du quotidien deviennent une œuvre à la fois critique et ludique. Le soldat en plastique se fait outil de décryptage sociétal, dénonçant l’absurdité de l’autoritarisme et de la violence dans le contexte antimilitariste des années 1960-1970.

*

Jusqu’au 30 juin, (re-)découvrez l’exposition Tout est politique ! à Clichy et Senlis à travers la visite thématique “Le détournement comme stratégie artistique critique“.
📩 Réservation par email : [email protected]

📸 Détails et vue de l'œuvre dans l'exposition "Tout est politique!" à Senlis : ©Antoni Miralda, Sans titre, vers 1965, soldats en plastique sur toile de Jouy

[Fermeture exceptionnelle à Clichy et Senlis]L’espace de la Fondation Francès à Clichy et Senlis sera exceptionnellement...
07/05/2026

[Fermeture exceptionnelle à Clichy et Senlis]

L’espace de la Fondation Francès à Clichy et Senlis sera exceptionnellement fermé le vendredi 8 et le samedi 9 mai 2026.

📩 Nous vous accueillons sur réservation préalable uniquement. Pour organiser votre visite, merci de nous écrire à [email protected]

Nous vous retrouvons dès la semaine prochaine à Clichy.

Merci pour votre compréhension 🙏

Vue de l’exposition “Tout est Politique !“ à Senlis : Chutes de Neïl Beloufa et Jesus Five de Carlos Aires.

[Tout est politique ! à Clichy]La peinture de Jean-Marc Cerino s’enracine dans la réactivation d’archives — dessins et p...
06/05/2026

[Tout est politique ! à Clichy]

La peinture de Jean-Marc Cerino s’enracine dans la réactivation d’archives — dessins et photographies, souvent anonymes, trouvées en ligne. À partir de ces images orphelines, il compose des peintures sur et sous verre, jouant de la transparence et du dédoublement. Peinte des deux côtés, l’image devient instable, comme en suspension, au bord de l’effacement.

L’effondrement et la ruine traversent son travail, autant dans le choix des archives que dans la fragilité de sa pratique. Ces images réactivées résonnent avec notre présent. L’artiste cherche celles qui “rebondissent” dans notre temps, interrogeant l’Histoire et le monde contemporain.

Dans “Destruction dans une rue d’Ostende, 1940“, il reprend une photographie de la Seconde Guerre mondiale montrant une rue détruite à Ostende. Il conserve le cadrage d’origine, où se superposent deux paysages : un immeuble en ruine et, au premier plan, une scène intacte avec une bicyclette et un panneau “excursion, souvenirs”. Ce décalage introduit une tension entre violence passée et regard contemporain.

Les strates du temps se superposent dans l’image, amplifiées par la technique picturale de l’artiste.
Le spectateur est invité à compléter l’image, à participer, par son regard, à sa réactivation.

🔛 Découvrez cette œuvre au cœur de l’exposition Tout est politique !, visible jusqu’au 30 juin à Clichy.

Visite thématique de la semaine : L’archive comme matière artistique.
📩 Réservation en ligne ou par email : [email protected]

📸Jean-Marc Cerino, Destruction dans une rue d’Ostende, 1940, 2023. Huile sur verre, peinture synthétique à la bombe sous verre
©Courtesy Jean-Marc Cerino © Marc Noirce

[Tout est politique ! à Clichy]Cette semaine, à la Fondation Clichy, redécouvrez l’exposition “Tout est politique !“ à t...
05/05/2026

[Tout est politique ! à Clichy]

Cette semaine, à la Fondation Clichy, redécouvrez l’exposition “Tout est politique !“ à travers un nouvel angle : “L’archive comme matière artistique“.

Au cœur du parcours, un dessin de Eric Manigaud explore les tensions et les formes de violence inscrites dans les archives photographiques coloniales.

Avec “Rassemblement tribal, années 1930“*, l’artiste revient sur la mémoire de la violence coloniale française au Congo, liée au projet “Congo-Océan“, l’un des chantiers les plus meurtriers de l’histoire coloniale. Entre 1921 et 1934, la construction de la ligne ferroviaire Brazzaville–Pointe-Noire entraîne la mort de 17 000 à 20 000 ouvriers exploités, victimes de conditions de travail extrêmes, de malnutrition et de maladie.

Pour ce projet, Eric Manigaud s’appuie sur des sources variées : archives, albums, cartes postales, périodiques ou photogrammes. À partir de ces fragments photographiques, il interroge la fabrication et la représentation de l’histoire.

Le dessin présenté à la Fondation Francès repose sur un processus précis : la photographie d’origine est scannée, transformée en diapositive, puis projetée sur une feuille blanche. L’artiste la redessine ensuite au graphite, en reprenant chaque détail, jusqu’au grain et aux altérations de l’image.

Ce travail de reprise déplace l’image vers un autre régime de visibilité. Loin d’une simple reproduction, le geste plastique révèle la matérialité de l’archive : ses manques, ses accidents, ses tensions internes.

En réactivant ces images, Eric Manigaud met en lumière leurs angles morts et les silences qu’elles portent. Par le passage de la photographie au dessin, il introduit une instabilité du regard, une intranquillité confrontant le spectateur à la violence du passé et à la mémoire inscrite dans ses traces photographiques.

*

Cette semaine : visite thématique “L’archive comme matière artistique“

📩 Réservation en ligne ou par email : [email protected]

📸 Eric Manigaud, “Rassemblement tribal, années 1930“*, 2021, Graphite sur papier, 120 x 180 cm.
[*Le titre choisi reprend la légende de l'archive photographique reproduite]

[Tout est politique ! à Clichy]“Gudrun und Christiane“ de Brigitte WaldachCette œuvre prend pour point de départ l’ouvra...
30/04/2026

[Tout est politique ! à Clichy]

“Gudrun und Christiane“ de Brigitte Waldach

Cette œuvre prend pour point de départ l’ouvrage publié en 2005 par Christiane et Gottfried Ensslin, rassemblant les lettres écrites par Gudrun Ensslin, figure de la Fraction armée rouge (RAF), après son emprisonnement en 1972. Dans un contexte de censure et de fortes restrictions, ces correspondances révèlent une parole sous contrainte.

L’écriture y devient un espace double : à la fois intime et politique. Ces lettres sont des lieux de dispute politique, de lutte et de critique de l’État, mais aussi des espaces d’existence face à l’isolement et à l’enfermement. Brigitte Waldach s’appuie sur cet ouvrage en prélevant des fragments de lettres qu’elle superpose. Ces mots relient les deux sœurs représentées à chaque extrémité du triptyque : Gudrun figurée les yeux bandés et Christiane s’avançant vers nous.

🔛 Découvrez cette installation au cœur de l’exposition Tout est politique !, visible jusqu’au 30 juin à Clichy.

📆 Cette semaine : visite thématique “Langage, pouvoir et résistance“

Réservation en ligne ou par email : [email protected]

📸 Brigitte Waldach, Gudrun und Christiane, 2009

Adresse

21, Rue Georges Boisseau
Senlis
92110

Heures d'ouverture

Jeudi 11:00 - 19:00
Vendredi 11:00 - 19:00
Samedi 11:00 - 19:00

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