Les activités de La Compagnie
La création et la diffusion des spectacles de Jean-Michel Rabeux est le premier axe d'activités et de développement de La Compagnie. Créée en 1981, La Compagnie est une compagnie d’Île-de-France, ses activités en débordent, évidemment, mais tout part de là et tout y revient. La Compagnie diversifie ses formats de spectacles pour pouvoir toucher un spectre large de spectateurs et aller à la rencontre de différents publics. Il s’agit à la fois de créer et de diffuser des classiques revisités (textes de répertoire de W. Shakespeare, Marivaux, Feydeau...), les textes de Jean-Michel Rabeux ou d’auteurs contemporains mais aussi des spectacles sans texte ou encore des spectacles « tous terrains » se jouant par exemple hors les murs ou en appartements.
La Compagnie met en œuvre un grand nombre d’actions artistiques, à la fois auprès des lycéens et des collégiens, ou du secteur social et associatif. Ce travail de relations avec les publics se développe principalement sur le département de la Seine-Saint-Denis, ancrage de La Compagnie depuis plusieurs années. La Compagnie organise aussi tous les ans des stages ; ces stages -AFDAS ou non-, c’est évidemment de la transmission autour du problème de l’interprétation. Les stages avec des acteurs professionnels, outre le fait de créer de nouvelles complicités artistiques, nous passionnent en tant que tel, puisque Jean-Michel tente d’y faire passer une certaine conception de l’acteur et du jeu à laquelle il tient par-dessus tout.
Nous avons par ailleurs investi depuis l’automne 2017 un lieu de fabrique à proximité immédiate de Paris où nous pouvons à la fois concevoir et fabriquer nos spectacles et les présenter devant nos spectateurs. « Dans notre esprit il s’agit d’inventer un lieu de résistance aux marchés divers qui traversent notre profession, un lieu destiné à des spectacles clandestins, sous toutes les formes de la clandestinité, un lieu qui nous permettrait d’aller plus loin dans la quête de formes, quoi ? nouvelles ? novatrices ? bousculantes ? Je dirais rares, tout simplement. Ce sera un lieu de raretés. Un lieu pour décliner, de notre monde, ces fractures qui m’intéressent tant, me scandalisent tant. Qu’elles soient amoureuses, érotiques, politiques, existentielles, générationnelles. Et que dire des fractures des rêves étrangers ? Des rêves exilés, pillés par la rapacité financière mondialement admise comme légale. J’en tremble de rage. » (Jean-Michel Rabeux).