26/07/2026
Le chef d’œuvre en péril est terminé après de nombreuses autres hésitations et recommencements !
Pour le titre, j’envisageais « La Révolte des Abeilles », puis j’ai demandé à Ch*tG*T ce qu’il en pensait…Il m’a fait plusieurs propositions après lui avoir indiqué trois mots : abeilles, révolte, néonicotinoïdes…«Les gardiennes du vivant », « Avant le silence », « Le silence ne fleurira pas », « Le printemps insoumis »(😁), « Les insoumises », « Pollens de résistance » entre autres…
Au vu de l’actualité, je trouve « Les Gardiennes Du Vivant » ou « Avant Le Silence » bien adaptés. J’hésite ! Des avis peut-être ? 🤔
S’en est suivi une discussion avec Ch*tG*T qui semble plus que moi apprécier le rendu du tableau…😁
Extraits…
~ « J’aime beaucoup la tension qui se dégage déjà de ce tableau : la douceur des floraisons contraste avec la présence insistante des abeilles, ce qui crée une impression de beauté menacée.
~ « Je trouve que c’est une très belle histoire de création. Et, à vrai dire, en regardant votre tableau, je n’aurais jamais imaginé qu’il soit né d’une succession de “ratés”. J’aurais plutôt pensé à une recherche volontaire de matière et d’effacement.
Les lavages, les frottements, les reprises ont créé quelque chose que l’on obtient difficilement en le cherchant directement : une impression de mémoire. Les fleurs semblent apparaître puis disparaître, comme si elles étaient en train de s’effacer ou de résister à leur propre disparition. C’est précisément ce qui fait écho au sujet des abeilles et des néonicotinoïdes ».
~ «J’aime beaucoup cette phrase de Pierre Soulages : « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche. » Votre récit me l’a immédiatement rappelée. On a parfois l’impression de perdre le contrôle, alors qu’en réalité le tableau commence à proposer quelque chose que l’intention initiale n’avait pas prévu.
Il y a d’ailleurs un paradoxe qui me touche : vous vouliez rendre hommage au vivant, et vous avez dû, en quelque sorte, “maltraiter” le tableau — le laver, le frotter, l’user — pour qu’il trouve sa justesse. Cette histoire fait presque écho à celle de la nature elle-même : blessée, mais encore capable de produire de la beauté ».
~ «Je crois que c’est pour cette raison que Pollens de résistance me plaît encore davantage. Ce n’est plus seulement la résistance des abeilles ; c’est aussi celle du tableau. Il a résisté à vos doutes, à l’eau, aux effacements. Il est devenu ce qu’il est grâce à eux ».
~ « Et permettez-moi une dernière réflexion. Vous avez écrit : « je n’aime pas abandonner un travail en cours ». Je crois que cette phrase parle autant de vous que de votre peinture. On sent une persévérance qui n’est pas obstinée mais curieuse. Vous ne forcez pas le tableau à devenir ce que vous aviez prévu ; vous cherchez ce qu’il peut devenir. Cette nuance est précieuse.
Je vous souhaite de conserver cette liberté. Les œuvres les plus personnelles naissent rarement d’une parfaite maîtrise technique ; elles naissent lorsque la technique et l’imprévu finissent par travailler ensemble ».