29/08/2023
Exposition "Post Carpe Diem" à mon oncle Alain Frugès le 1er septembre à 18h30.
BIO ALAIN FRUGÈS
post carpe diem
1934 (Bordeaux)-2006 (Marbella)
Né dans la bourgeoisie bordelaise, Alain Frugès a d’abord été influencé par son grand-père industriel, artiste orientaliste, proche de Le Corbusier à qui il commandite le projet de la Cité Frugès à Pessac.
Sa mère, elle, est très influencée par le dandy esthète milliardaire Charles de Beistegui, figure emblématique de la décoration 1930-1960.
Depuis toujours, Alain Frugès a nourri naturellement une curiosité et pratique boulimique pour toutes les disciplines (astronomie, musique, littérature, philosophie, chasse sous-marine, langues…) et particulièrement pour les arts visuels.
Très marqué par Klee, Kandinsky et De Staël, il aime les expérimentations abstraites de couleurs, de matières et leurs résonances musicales.
À 11 ans, il est le plus jeune membre du cercle d’astronomie Camille Flammarion.
Il décide de quitter la vie bordelaise pour le soleil de Nice, où il suit une formation à l’école de tourisme.
Appelé pour la guerre d’Algérie, il demande l’affectation la plus éloignée et la plus au sud, dans le désert, à Aïn Sefra.
Il vit quelques années à Marseille, d’où il commence à voyager beaucoup, notamment en Amérique du Sud, qui le marque.
En 1971, il remonte sur Paris pour être nommé le plus jeune directeur commercial des Wagons-Lits Tourisme (dont il fera le logo) et commence à peindre vraiment comme il en a toujours eu envie.
À cette époque, il est très influencé par Nicolas de Staël. Il réalise beaucoup de toiles représentant les côtes de Bretagne (Erquy, Carnac…). Il fait évoluer son style, jonglant entre le figuratif et l’abstrait.
En 1976, il est muté à Rome. Il voyage encore beaucoup (Asie), ce qui nourrit ses inspirations. Il a plus de temps et plus d’espace, il peut peindre intensément… dans la cuisine.
En 1980, nouvelle mutation à Casablanca. Les paysages du Maroc renouvellent ses expérimentations picturales, toujours au couteau…là dans le garage et le jardin.
Retour à Paris en 1987, changement d’orientation professionnelle.
2 expos-ventes à Levallois puis à Orly, qui ont fait l’objet d’articles élogieux, reconnaissant un « peintre de couleurs » qui aurait mérité de n’être préoccupé que par sa peinture.
En 1999, dès qu’il en a la possibilité, il cesse toute activité professionnelle et s’installe à Marbella. Enfin dégagé de toute contrainte, le temps lui permet de se consacrer entièrement à son expression artistique, en expérimentant de nouvelles techniques (collages, thé, sable, couteau, peinture, colle, enduit, boulons, photomontages…).
Il produit frénétiquement.