Le Gris Fond

Le Gris Fond Page à vocation humoristique et décalée. Après le nous avant le je, le moi avec le moi et le ils avant le elles.

Un coup de pouce de l'intelligence artificielle est demandé pour la rédaction des posts. Le Gris Fond sait parfois être sérieux et positif !

SAINT-BRIEUC – Nouvelle fermeture de la plage du Valais pour pollution bactériologique. Une situation qui a permis de vé...
15/06/2026

SAINT-BRIEUC – Nouvelle fermeture de la plage du Valais pour pollution bactériologique. Une situation qui a permis de vérifier une nouvelle fois une règle bien connue en baie de Saint-Brieuc : la pollution est toujours très probablement celle du voisin. « Nous, on n'a rien contre les bactéries, mais elles viennent forcément d'ailleurs », explique un habitué.
Car depuis plusieurs jours, un phénomène étonnant est observé : plus les taux augmentent, plus la source de la pollution s'éloigne de chez soi.

Et au Valais, les cabanons sont bien plus que des cabanons. C'est du patrimoine, de l'histoire locale et un sujet presque aussi sensible que les parkings.
« Les cabanons font partie de l'âme briochine », rappelle un amoureux du site. « Les bactéries aussi, visiblement, mais on les met moins en avant »

Les spécialistes rappellent pourtant que la pollution vient souvent d'un joyeux mélange : vieux réseaux, ruissellements, activités humaines et infrastructures diverses accumulées au fil des années. Une hypothèse complexe qui peine à rivaliser avec l'explication locale la plus populaire : « C'est les autres. »

Avec des milliers de bactéries pour un seuil acceptable fixé à 100, certaines d'entre elles commenceraient même à se considérer comme des habitantes historiques.

La famille Colibacille, installée dans le coin depuis plusieurs générations, demande d'ailleurs un peu de reconnaissance. « Nous aussi, on est attachés au patrimoine », explique la mère bactérie. « Et franchement, si les humains arrêtaient de nous créer des conditions idéales, on serait beaucoup moins nombreuses. »

À Saint-Brieuc, un consensus finit malgré tout par émerger : tout le monde veut sauver la plage, préserver les cabanons et comprendre d'où vient la pollution. À condition, bien sûr, qu'elle vienne de chez quelqu'un d'autre.

Et lorsqu'il faut désigner ce fameux « quelqu'un d'autre », les regards se tournent souvent vers le port. Pour certains, il symbolise l'avenir économique du territoire. Pour d'autres, il symbolise surtout… autre chose. Personne ne sait vraiment si le port apporte plus de richesses, plus de débats ou simplement davantage d'occasions de discuter de l'origine des pollutions.

Pendant ce temps-là, les bactéries, elles, refusent de prendre parti. « Nous sommes apolitiques », assure la famille Colibacille avant d'aller tranquillement nager entre le Valais et le port, ravie d'habiter un territoire où chacun est convaincu que le problème vient d'ailleurs.

L'Oisillon, le Chat et Jessie : Une aventure qui aurait pu mal tournerCe matin, Jessie a vécu un réveil pour le moins… m...
11/06/2026

L'Oisillon, le Chat et Jessie : Une aventure qui aurait pu mal tourner

Ce matin, Jessie a vécu un réveil pour le moins… mouvementé. Son chat, qu’il surnomme fièrement « Le chasseur de Saint-Brieuc », lui a offert un spectacle digne des plus grands documentaires animaliers.

En se levant, il a découvert son félin, fier comme un paon (ou plutôt comme un chat venant de remporter le trophée ultime de la chasse), tenant délicatement entre ses dents un petit oisillon moineau, tremblotant et visiblement terrorisé.

« Oh non… Il a encore ramené un trophée… », s’est-il exclamé en réalisant que ce n’était pas un jouet, mais bien un oisillon bien réel – et bien vivant.

Après un sprint digne des Jeux Olympiques, Jessie a réussi à récupérer le petit volatile sans déclencher la fureur du dragon. L’oisillon semblait choqué.

Soulagé, Jessie a installé ce petit être fragile dans une boîte en carton, transformant ce simple emballage en un véritable hôtel 5 étoiles pour oiseaux en détresse.

Mais une question cruciale se posait désormais : que faire avec un oisillon qui ne vole pas ? Car comme dit la chanson " petit oiseau, si tu n'as pas d'ailes, tu ne peux pas voler"

Les premières tentatives de Jessie pour trouver de l’aide n’ont pas été concluantes :

Les pompiers ? « Désolé, nous ne gérons pas les oiseaux, mais nous pouvons vous envoyer une ambulance si vous tombez dans les escaliers en courant. » 🚒😅

La SPA ? « Nous pouvons prendre votre chat, mais pas les oiseaux. » 🐱🚫

Les vétérinaires ? Après trois appels, Jessie a finalement été orienté vers SOS Faune Sauvage, qui lui a prodigué des conseils avisés par téléphone :

Vérifier qu’il n’est pas blessé. ✅ Mission accomplie.

Le mettre au chaud dans une boîte en carton. ✅ Déjà fait !

Le remettre dehors dans la journée, même s’il ne sait pas voler. Cela s’appelle l’émancipation : une étape naturelle dans la vie des jeunes oiseaux.

Et si cette aventure était l’occasion de rappeler à quel point les oiseaux sont indispensables à notre environnement ?

- Pollinisation : Sans eux, pas de fruits, pas de fleurs… et donc pas de nourriture pour nous ni pour de nombreux animaux.

- Lutte biologique : Imaginez un monde sans mésanges pour dévorer les chenilles… Adieu les jardins luxuriants et les récoltes abondantes !

- Dispersion des graines : Les oiseaux aident à reboiser la planète. Sans eux, pas de forêts, pas d’oxygène, pas de paysages verdoyants.

À Saint-Brieuc et en Bretagne, nous avons la chance d’avoir une biodiversité riche. Mais attention : certaines espèces sont menacées par l’urbanisation galopante, les pesticides, le réchauffement climatique et la prédation accrue.

Alors, si vous trouvez un animal sauvage blessé ou en difficulté, ne tentez pas de le soigner vous-même. Contactez plutôt SOS Faune Sauvage ( https://www.sosfaunesauvage.bzh/ ) LPO Bretagne une association dédiée à la protection de la faune sauvage, qui saura vous orienter vers les bons interlocuteurs et vous donner les conseils adaptés.


« Ça s'en va et ça revient,C'est fait de tout petits riens,Ça se chante et ça se danse et ça revient,Ça se retient comme...
06/06/2026

« Ça s'en va et ça revient,
C'est fait de tout petits riens,
Ça se chante et ça se danse et ça revient,
Ça se retient comme une chanson populaire... »

Non, non, je ne parle pas du doux son des klaxons de vélos, que, soit dit en passant, on entend beaucoup moins que celui des voitures dans les embouteillages.

Ce qui s'en va et qui revient, c'est la nouvelle devise officieuse de Saint-Brieuc :

« Les vélos au feu, les vélos au milieu ! »

C'était exactement ça la semaine dernière lorsque Mme I. est passée par la rue du 71e Régiment pour se rendre au travail. Elle aurait préféré emprunter la rue Saint-Guillaume, mais avec le nouvel arrêté municipal, la voilà propulsée au milieu des voitures et des bus, sous plus de 30 degrés. La sécurité des piétons : oui. Celle des cyclistes : à voir.

Petit à petit, Mme I. commençait pourtant à mettre de l'eau dans son vin. Après tout, c'est la démocratie. À la maison, le sujet revenait de moins en moins souvent au dîner. La vie suivait son cours.

Et puis un matin.

Notification Pronote.

Mme I. ouvre le message transmis aux familles. Et là, surprise : la mairie remet une pièce dans la machine pour rappeler l'existence de l'arrêté. Mais surtout, le message insiste sur les conflits entre piétons et cyclistes.

Et c'est là que le bât blesse.

Car avant cet arrêté, Mme I. ne s'était jamais sentie désignée comme un problème parce qu'elle circulait à vélo. Depuis plusieurs semaines, les commentaires fleurissent :

« Oui mais toi, ce n'est pas pareil, tu respectes les règles. »

Comme si le vélo était devenu une catégorie à part entière. Comme si l'on avait réussi à transformer un sujet d'aménagement urbain en opposition entre habitants.

Résultat : les réseaux sociaux débordent désormais de débats piétons contre cyclistes, alors que tout le monde partage finalement le même espace public.

Mme I. se demande donc si l'objectif n'est pas devenu de diviser les usagers plutôt que de résoudre les problèmes. Pendant ce temps, d'autres sujets continuent d'exister à Saint-Brieuc. Les écoles, par exemple.

SAINT-BRIEUC : MÉTÉO GRIS FOND PLACE LE MOIS DE JUIN EN VIGILANCE ROUGE « ÉPUISEMENT PARENTAL »Les services météorologiq...
02/06/2026

SAINT-BRIEUC : MÉTÉO GRIS FOND PLACE LE MOIS DE JUIN EN VIGILANCE ROUGE « ÉPUISEMENT PARENTAL »

Les services météorologiques alertent sur un épisode exceptionnel de sollicitations administratives et festives touchant l'ensemble des familles briochines. Les autorités recommandent d'éviter toute ouverture de boîte mail sans accompagnement psychologique.

« On pensait avoir survécu à l'hiver », témoigne Julie, mère de deux enfants à Saint-Brieuc. « Puis le 2 juin, j'ai reçu douze mails, sept formulaires, trois groupes WhatsApp et une demande de costume de coquille St Jacques pour le spectacle de fin d'année. »

Selon les spécialistes, le mois de juin comporte désormais 47 jours ouvrés pour les parents et environ 83 pour les mères.

Une étude menée auprès des familles briochines révèle en effet que les tâches de coordination de fin d'année sont encore majoritairement assurées par les femmes : retrouver le formulaire perdu, faire le cadeau à la maîtresse, se souvenir de la couleur du t-shirt exigé pour la chorale, préparer les gâteaux, répondre aux messages de la classe, organiser les anniversaires et expliquer au deuxième parent qu'il y avait bien un spectacle ce soir.

« Je participe autant que je peux », assure pourtant un père interrogé à la sortie d'une école. « D'ailleurs j'ai demandé trois fois cette semaine à quelle heure était le gala. »

Les premières alertes ont été signalées lorsqu'un parent du quartier de Cesson a été aperçu remplissant simultanément un dossier d'inscription au judo, une fiche sanitaire de liaison pour Cap Sport, un formulaire d'autorisation parentale, tout en tentant d'obtenir en urgence un rendez-vous pour le test d'aisance aquatique à Aquabaie exigé pour le camp de juillet.

Durant cette phase critique, un enfant peut participer simultanément à :

- une fête d'école ;
- un gala de danse ;
- un tournoi sportif ;
- une sortie scolaire ;
- un anniversaire ;
- une répétition générale ;
- une remise de diplôme symbolique ;
- une fête de classe ;
- un goûter de départ ;
- un test piscine obligatoire pour une colo réservée depuis six mois ;
- et une activité dont personne ne connaissait l'existence avant le mail reçu la veille à 22h47.

À cela s'ajoute la mobilisation bénévole lors des fêtes d'école. Chaque année, des parents sont affectés à des postes stratégiques comme la pêche à la ligne, la vente de gâteaux ou le redoutable stand chamboule-tout.

Selon une étude de l'Observatoire briochin de l'épuisement parental, un bénévole au chamboule-tout ramasse en moyenne entre 400 et 600 b***es par après-midi. Une activité répétitive qui transforme progressivement un simple parent d'élève en préparateur physique de haut niveau.

Plusieurs témoins affirment avoir vu des parents développer une technique consistant à ramasser une b***e, relever une pyramide de conserves, répondre à un message WhatsApp de l'école et autoriser son enfant à boire un soda en un seul et même mouvement.

Les économistes observent également un phénomène particulièrement étrange : le circuit fermé du gâteau.

Le principe est simple. Un parent confectionne un gâteau à ses frais, avec ses ingrédients, son temps libre et parfois sa santé mentale. Le gâteau est ensuite vendu lors de la fête de l'école. Quelques heures plus t**d, le même parent rachète une part de son propre gâteau à un prix supérieur au coût de fabrication afin de financer les projets pédagogiques de l'établissement.

Les économistes parlent désormais du premier exemple mondial d'auto-taxation pâtissière volontaire.

Face à l'urgence, plusieurs mesures sont proposées : la réquisition des grands-parents, l'interdiction d'envoyer des mails contenant les mots « petit rappel », « dernière relance » ou « pour demain », ainsi que l'instauration d'un couvre-feu administratif interdisant toute nouvelle demande aux familles après le 31 mai.

Selon les dernières estimations, seuls 12 % des parents seront encore capables de se souvenir de la couleur du T shirt pour le spectacle, parmi eux 86% sont des mères.

Le gris fond

TOUT S’ÉCLAIRE !Rue Saint-Gouéno ont ouvert le 28 mai…2 nouveaux commerces, une boucherie et une parfumerie moderne. Et ...
29/05/2026

TOUT S’ÉCLAIRE !

Rue Saint-Gouéno ont ouvert le 28 mai…2 nouveaux commerces, une boucherie et une parfumerie moderne.

Et là, soudain, tout s’éclaire.

Ces commerces — totalement fictifs — servent de décor au tournage du film Le Petit Boucher, une comédie dramatique située dans les années 1970.

Le retour de la moustache, des vestes marron, de la voiture partout et de la nostalgie des grandes nationales devient alors parfaitement cohérent.

Même les débats sur les places de stationnement place de la Résistance prennent une autre dimension : ce n’est pas une politique publique… c’est de la direction artistique.

Le tournage a déjà commencé depuis quelques semaines
C’est ça ?
On avait dû rater l’info
C'était pas des élections, c’était un casting,
Nous voilà rassurés.
Ce n’était qu’un décor.

Et parmi les grands gagnants : Roger, 61 ans, recruté comme figurant officiel du film.
Selon la production, Roger apparaîtra dans plusieurs scènes-clés, notamment :
— en train d’insulter un vélo à 18h59 rue Saint Gui,
— en criant “LES COCOs ne nous auront pas, même à Paimpol!” depuis la vitre de sa bagnole
— et dans une séquence particulièrement intense où il cherche une place gratuite pendant 14 minutes.

Pour préparer son rôle, Roger aurait passé trois semaines à relire des éditoriaux de 1974 et à répéter devant son miroir :
“Une ville moderne, c’est une ville où on peut se garer devant sa baguette.”

Nous voilà rassurés.
Saint-Brieuc ne devient pas une ville-musée nostalgique.
Elle devient simplement le plus grand décor vintage à ciel ouvert de Bretagne.


-pas-confondre-pierre-yves-lopin-et-pierre-lottin

Art Rock : des centaines d’hommes célèbrent la liberté en urinant exactement là où vivent les autresÀ Art Rock, certains...
25/05/2026

Art Rock : des centaines d’hommes célèbrent la liberté en urinant exactement là où vivent les autres

À Art Rock, certains viennent pour la musique, d’autres pour les découvertes artistiques. Et puis il y a ce troisième public, déterminé, qui semble persuadé que la vraie expérience consiste à regarder un immeuble ancien et murmurer : — « Magnifique. Je vais pi**er dessus. »

Chaque nuit du festival, un étrange phénomène sociologique se reproduit : des hommes parfaitement capables d’utiliser une carte bancaire, de commander une IPA à 9 euros et d’expliquer pendant vingt minutes pourquoi « le vrai rock est mort » perdent soudain toute capacité de raisonnement face à un mur vertical.

Une porte cochère ? Urinoir. Un angle d’immeuble habité ? Urinoir. Le seuil d’entrée d’une personne qui paiera demain un nettoyage au bicarbonate ? Urinoir prestige édition collector.

Malgré les efforts du festival et de la ville, qui installent pourtant sanitaires temporaires et pissotières un peu partout, certains festivaliers semblent vivre ces équipements comme une vague suggestion administrative. Plusieurs témoins rapportent même avoir vu des hommes passer devant des toilettes parfaitement fonctionnelles afin d’aller uriner plus loin sur un mur d’habitation, comme attirés par une force mystérieuse appelée « liberté ».

« Ce qui impressionne, c’est l’assurance », raconte une habitante, qui distingue désormais les différents cépages de bière à l’odeur des trottoirs. « Aucun doute, aucune gêne. Certains hochent même la tête comme s’ils inauguraient une œuvre publique. »

Sous le soleil du lendemain, les rues proposent alors une installation olfactive immersive intitulée : “Eau tiède, houblon et appropriation masculine de l’espace commun”, visible plusieurs semaines selon l’orientation du vent et le niveau de fatigue démocratique des riverains.

Les spécialistes du genre appliqué au p**i de festival rappellent d’ailleurs un détail étonnant : on observe très peu de femmes hurler à 2h47 du matin : — « Les filles, cette résidence principale me donne envie de me soulager collectivement dessus !!! »

Comme si, mystérieusement, tout le monde n’avait pas reçu la même éducation concernant l'idée que les autres gens vivent quelque part.
Interrogé alors qu’il urinait avec concentration sur un mur en pierre du centre-ville, Jérémy, 31 ans, a semblé sincèrement surpris par la polémique : — « Ah bon ? Il y a des gens qui habitent là ? »

Avant de s’interrompre quelques secondes, visiblement traversé par une pensée inédite :

— « Attendez… vous voulez dire que quelqu’un pourrait faire ça chez moi ? »

Moment rarissime : un début de conscience collective.

ÉCLAIRAGE PUBLIC À SAINT-BRIEUC : QUAND LA BIODIVERSITÉ DOIT VEILLER PLUS T**DC’était une de ces longues nuits d’hiver.U...
21/05/2026

ÉCLAIRAGE PUBLIC À SAINT-BRIEUC : QUAND LA BIODIVERSITÉ DOIT VEILLER PLUS T**D

C’était une de ces longues nuits d’hiver.
Un ciel nuageux, sans lune, sans lumière.

Comme souvent, Sandrine L. marchait dans les rues de Saint-Brieuc pour se vider l’esprit. Ces balades lui rappellent son enfance à la campagne, quand le bruit du monde laissait place au silence.

Ce soir-là, les rues étaient désertes.
Puis un malaise s’installe. Elle se sent observée, moins en sécurité.

Elle pense alors à Roger, fervent défenseur de l’éclairage public, qui répète souvent : « Quand je sors de chez moi, j’aime voir ma voiture, je veux pouvoir la surveiller. »

Pendant un instant, elle se dit qu’un peu plus de lumière la rassurerait peut-être.
Mais un autre souvenir lui revient : celui de l’Atlas de la Biodiversité Communale (ABC), rédigé par des experts naturalistes.

Un document clair sur les effets de la pollution lumineuse.

Elle se rappelle que la lumière artificielle dérègle l’horloge biologique des espèces vivantes.

Que les éclairages blancs ou bleutés attirent et détruisent massivement insectes et papillons nocturnes.
Moins d’insectes, c’est aussi moins d’oiseaux, moins de chauves-souris, moins d’amphibiens, à terme plus de Roger.

Elle se souvient également que plusieurs espèces protégées de chauves-souris vivent à Saint-Brieuc, notamment à Cesson et au Légué, et que leurs zones de chasse sont perturbées par un éclairage nocturne prolongé.

Alors, quand elle apprend que la municipalité souhaite allonger les horaires d’éclairage public, une question lui traverse l’esprit :
« Qui sommes-nous pour imposer à la nature de faire des heures supplémentaires afin de calmer notre sentiment d’insécurité ? »

Elle pense aussi à l’humain : la lumière nocturne perturbe notre sommeil en freinant la production de mélatonine.

Au fil de sa marche, une conviction s’installe : la lumière est indispensable à notre société moderne, mais elle n'est pas la réponse au sentiment d’insécurité.
Après tout, une extinction à 22h en semaine et minuit le week-end, c'est suffisant !

Et si les économies réalisées grâce aux LED servaient aussi à moderniser plus rapidement le parc d’éclairage ?

Cette nuit-là, Sandrine dormira mal.
Pas à cause de l’obscurité.
Mais parce que, pendant quelques secondes… elle a presque donné raison à Roger.

16/05/2026
Saint-Brieuc : les habitants autorisés à contempler les cimes du parc préfectoral depuis la rue Derrière ses hauts murs ...
15/05/2026

Saint-Brieuc : les habitants autorisés à contempler les cimes du parc préfectoral depuis la rue

Derrière ses hauts murs de pierre, le parc de la Préfecture étend pourtant ses 18 000 m² de verdure en plein centre-ville. Un espace exceptionnel que les habitants peuvent admirer quotidiennement… à travers les cimes des arbres dépassant discrètement au-dessus des remparts administratifs.

“Quand le soleil est bien placé, on aperçoit même les branches”, se réjouit un riverain. “C’est important d’avoir accès à la nature.”

Le parc, fermé au public la quasi-totalité de l’année afin de préserver la tranquillité de la résidence préfectorale, n’ouvre que quelques week-ends exceptionnels. Une politique saluée par les défenseurs du patrimoine invisible.

“Le problème avec les parcs ouverts, c’est qu’ils attirent des gens”, rappelle un représentant de l’État. “Or ici, nous avons fait le choix courageux d’un espace vert sans usagers, ce qui permet de préserver pleinement la pelouse, le silence et le concept même de distance administrative.”

De nombreux Briochins ignoreraient d’ailleurs encore l’existence exacte du site. Certains pensent qu’il s’agit d’une ancienne abbaye, d’autres d’une base militaire, tandis qu’une minorité croit à une légende locale transmise par les anciens.

“Mon grand-père m’en parlait déjà”, raconte une habitante du centre-ville. “Il disait qu’au-delà du mur se trouvait un immense jardin interdit, avec des arbres centenaires et des bancs publics que personne n’utilise. Franchement, ça paraît un peu exagéré.”

Face aux demandes d’ouverture plus fréquente, plusieurs responsables rappellent que le parc est déjà visible gratuitement depuis l’espace public pour toute personne ambitieuse sachant regarder vers le haut.

Épaule contre Épaule, la nouvelle municipalité a tenu conférence de presse sur le parvis de la mairie. Elle découvre ave...
12/05/2026

Épaule contre Épaule, la nouvelle municipalité a tenu conférence de presse sur le parvis de la mairie. Elle découvre avec une émotion non dissimulée que gérer une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants ne consiste pas simplement à liker des idées en réunion et swiper les problèmes vers la droite.
Une révélation brutale.

Visiblement, les “bonnes surprises” évoquées dans Ouest-France le 19 avril dernier ont depuis rejoint la même dimension que les licornes budgétaires et les promesses de campagne “sans impact fiscal”.

Petit rappel économique pour les amateurs de slogans sous vide :
entre une pandémie mondiale, une inflation qui court plus vite qu’un promoteur vers un terrain constructible et des taux d’intérêt qui ont décidé de grimper sans équipement, l’endettement a légèrement gonflé.
Comme une brioche restée dans le four trop longtemps.

Or, ne pas investir dans une ville, c’est un peu comme arrêter d’entretenir sa voiture pour économiser le garage : pendant six mois on se félicite… puis un matin tout prend feu sur la RN12.

Aujourd’hui, certains découvrent donc avec stupeur que refaire une école, isoler un bâtiment ou réparer une voirie coûte de l’argent.
Oui.
Même à Saint-Brieuc.
Même avec beaucoup d’amour.
“Faire mieux avec moins” sonnait très bien sur les tracts.

À l’arrivée, on dirait surtout :
“faire moins, mais avec 3 réunions publiques pour être transparent ”.

Et concernant les fameuses mesures “qui ne coûteront presque rien”, la réalité budgétaire semble avoir répondu avec la délicatesse d’un recommandé des impôts.

Car en politique locale, “presque gratuit” signifie généralement :
“on n’a pas encore ouvert les devis”.
Mais gardons confiance.

La solidarité briochine fera le reste. Après tout, “Aimons Saint-Brieuc”.

Et l’amour, chacun le sait, atteint son véritable niveau d’engagement quand il faut commencer à rembourser les mensualités ensemble.

Faisant valoir « un audit financier » et une volonté de « transparence », le nouveau maire veut expliquer la situation à travers des réunions publiques
➡️ https://l.ouest-france.fr/o4ta

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Saint-Brieuc

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