25/01/2026
🎭 Entre le 18 novembre et le 1er décembre 1973, les soirs d’automne avaient un parfum particulier au CCA de Sélestat, derrière les portes, la lumière, les voix et les rires réchauffaient les cœurs autour de "D’Millionepartie", la comédie en trois actes de Gustave Stoskopf, maître du Théâtre Alsacien populaire. Sous la direction de Robert Leimacher, " La Famille Bummer et la famille Moppel cherchent un prétendant pour leur fille. Comme chacune a déjà trouvé son amoureux, pour l'une un médecin et pour l'autre un pharmacien, tout semble s'arranger pour le mieux. Mais cette belle harmonie est chamboulée par l'arrivée de Schakob Lutz, un jeune villageois un peu bourru mais qui vient d'hériter de cinq millions !".
Les décors et les éclairages étaient réalisés par Dominique Quinzoni, la Maison Lithea de Strasbourg apportait, par le maquillage, les derniers traits de vie à ces personnages, tandis que dans l’ombre bienveillante de la coulisse, Paul Grosshans, en souffleur discret, veillait à ce qu’aucun mot d’Alsacien ne se perde en route.
À l’entrée, le public recevait un programme qui, déjà, préparait les âmes à la soirée. Deux voix s’y faisaient entendre : celle d’Alfred Klein, rendant hommage au génie de Stoskopf et à la force du Théâtre Dialectal, et celle du comédien Albert Fuchs, qui partageait ses émotions, à la veille de jouer devant “sein Pùblikùm”. Ces textes, simples et sincères, étaient comme une poignée de main avant le lever de rideau, un pont entre la salle et la scène.
Sur les planches, une troupe soudée faisait vivre la pièce, François Rambach, Jean Helfter, Norbert Blanc, Albert Fuchs, Daniel Karcher, Gilbert Moser, Jean-Marc Husser, Antoinette Peter, Colette Balthasar, Brigitte Ritt, Astride Rohmer, Daniel Ambiehl et Christiane Grosshans. Chacun, avec sa voix, son accent, son rire, apportait une part de lui-même à cette "Millionepartie" qui parlait de fortune, certes, mais surtout de famille, de voisinage, de ces petites histoires qui font la grande mémoire d’un pays. 🎭