Bonne Heure des Arts

Bonne Heure des Arts Association passeuse de liens : concerts, ateliers, résidences et projets partagés — l’art au quotidien, pour et avec les habitants.

👉 Notre newsletter de fermeture vient de partir.🔸Je vous en livre un extrait. 🗓A bientôt,Elias " Avant d’entrer dans les...
11/06/2026

👉 Notre newsletter de fermeture vient de partir.

🔸Je vous en livre un extrait.

🗓A bientôt,

Elias

" Avant d’entrer dans les faits récents, j’ai souhaité commencer par un texte. Un texte intime, écrit par notre membre fondatrice Céline Huot.

Je le partage parce qu’il dit une chose que les courriers administratifs ne diront jamais : la Maison du Passeur n’est pas sortie de nulle part. Elle n’est pas née d’un effet d’annonce, ni d’un opportunisme, ni d’un calendrier électoral. Elle est née d’un long chemin, de rencontres, de travail invisible, d’une vision sensible du territoire et d’un attachement profond à cette ville.

Voici son texte, brut.

" Marcher dans Ris

Je suis arrivée à Ris-Orangis en 2014 comme on arrive dans une ville qu'on a choisie pour ce qu'elle aurait pu être. Le projet d'Irina Brook — un théâtre au bord de la Seine — venait d'être abandonné. L'héritage du Centre Autonome d'Expérimentation Sociale flottait encore dans quelques mémoires. J'ai visité la ville et j'ai vu ce que peu de gens regardaient : des halles industrielles à l'abandon, un lac oublié, un patrimoine naturel exceptionnel en bord de Seine, une histoire populaire dense et silencieuse. L’histoire ancienne, notamment l’histoire révolutionnaire de Ris Orangis, s’étant alors appelé BRUTUS, m’avait touché au cœur, et je voulais partager cette découverte. J'en ai écrit un poème. La gazette municipale l'a finalement publié il y a quelques années.

C'était mon premier geste dans la ville — pas un projet, pas une réunion. Une présence.



Pendant plusieurs années, j'ai continué ainsi. La Murmureuse est née — personnage de déambulation poétique que j'incarnai en festival et dans les rues, glissant des vers à l'oreille de ceux qui acceptaient l'augure.

J'enseignais la philosophie dans un lycée de la deuxième chance, puis la culture générale et la digitalisation auprès d'apprentis souvent rissois eux-mêmes. Je leur faisais découvrir leur propre ville sous d'autres angles, les emmenai à Paris sur les traces de personnages comme Joséphine Baker. En parallèle, je poursuivais un parcours de recherche en philosophie et histoire du théâtre — deux masters, puis un doctorat à Paris VIII, en cours depuis 2021, sur le Quatrième Mur dans les arts (recentré depuis sur le théâtre et les archives de la Comédie Française), qui n'a jamais été séparé de ma pratique de terrain. Ce travail universitaire n'est pas une parenthèse dans ma vie active : il en est le substrat. C'est lui qui me permet de penser ce que je construis, de nommer ce que j'observe, et d'inviter des figures comme Marcel Bozonnet, ou Martial Poirson, mon directeur de thèse, à faire résonner Molière dans un centre socioculturel qui renaissait de ses cendres le 10 Place Jacques Brel, anciennement MJC. Ce n’était pas simple mais c’était exaltant et, je le crois encore, juste. Et puis, là encore la trajectoire individuelle se mêle à la collective, travailler à cela, rencontrer ces personnalités, c’est ce qui me faisait me lever chaque matin, lycéenne et étudier encore et encore. Comme j’aime à le dire et à le vivre, ce n’est pas une posture, c’est une quête comme le chantait Jacques Brel.

En 2017, j'ai rencontré pour la première fois ce bâtiment au bord de la Seine qui portait déjà le nom de Maison du Passeur. L'association d’alors, portée par Anna Alexandre, y tentait quelque chose de rare : un lieu de vie, de cuisine, d'art et de transmission. Je devais y lire à voix haute « Le Retour » de Catherine Ferrière. La lecture fut annulée. Et, pour autant, Je m'y suis engagée comme consultante et collaboratrice — communication, programmation artistique, rédaction de dossiers, montage administratif. Nuits et week-ends, sans compter.

Une lettre que j'ai écrite à l'équipe en décembre 2019 disait ce que je voyais : un lieu précieux et fragile, porté par des gens exceptionnels, mais qui manquait de structure pour tenir. Ce premier projet n'a pas survécu à ses propres contradictions. Mais cette expérience fondatrice m'a appris quelque chose d'essentiel — ce type de lieu ne se construit pas par l'enthousiasme seul. Il faut aussi de la méthode, de la gouvernance, de la patience. Et il faut, parfois, avoir le courage de recommencer autrement.

C'est ce que nous avons fait.

Les rencontres s’étaient entre temps accélérées. Adrienne Larue, figure du cirque contemporain et du clown. Marie-Pierre Aynès, marionnettiste avec qui j’ai construit ma première marionnette coyotte "Coylou" (hommage aux légendes navajo), Magali Basso, clown de théâtre exceptionnelle d’humanité et de sarcasme . Le Collectif Brutus a pris forme — même pendant le Covid, des actions dans les rues, sur les berges de Seine désertées, au pied des immeubles, là où le lien social tenait à peu. Nous étions trois clowns : Adrienne, La République ; Magali, Bara Mine, Valérie Ravel (administratrice du Chapiteau d’Adrienne) Kakouetta et moi-même Olympe de Gouges.

En juillet 2021, nous avons fondé l'association Bonne Heure des Arts. Elias avait derrière lui vingt ans de création de lieux culturels à Paris — péniche, festivals pluridisciplinaires, bistrot culturel. Il a apporté ce qu'il savait faire et bien davantage : il a construit la cuisine de la Maison du Passeur de ses mains, suivi les travaux semaine après semaine, recruté, géré, programmé. Pendant trois ans, il n'a pas été payé. Il a mis dans ce projet son temps, son énergie et sa confiance — sans filet.

Nos premières actions ont eu lieu au 360 Music Factory à Paris — les Zbell Hope Festivals, mélanges de musique, street art, restauration, performances poétiques. Le premier maire adjoint de Ris est entré en contact avec nous. Des partenariats se sont établis. En octobre 2022, la ville, et plus particulièrement, le Maire, Stéphane Raffalli, nous a confié la mise à disposition et la gestion de la Maison du Passeur. Il a une vision nous dit-il ; c'est un homme qui aime sa terre natale. Nous avons décidé d'en faire un tiers lieu — restaurant associatif culturel, coworking, résidence artistique. Trois étages, trois fonctions, un projet pensé comme une clef de voûte pour les berges de la Seine.

Ce résultat, nous l'avons arraché — et largement à nos frais. Nous avons investi personnellement, nuits et jours, sans jamais bénéficier de subvention de fonctionnement. Une seule subvention exceptionnelle nous a été accordée par l'ancienne municipalité. Quelques prestations de services, dont une régulière sur la fin — la restauration du cabinet du maire — nous ont permis de tenir grâce à la conviction virant à la foi de très rares et précieuses personnes, elle-même bafouées aujourd’hui. Le reste, c'était du bénévolat pur, de la conviction, et l'obstination de personnes qui croyaient à ce qu'ils rêvaient, avec cette ingénuité première — née libre, étymologiquement.

Nous souhaitions construire un lieu accessible, bienveillant voire protecteur, intelligent. Je pense que vivre, ce n'est pas renoncer, vivre c'est résister, et proposer des choses notamment pour ceux pour qui le chemin se construit, c’est-à-dire nous tous.

Ce fameux chemin avait été semé d'écueils que nous n'avions pas toujours anticipés : des partenaires qui se sont désengagés au dernier moment, comme le département, des malentendus avec une administration dont nous tentions de comprendre les contraintes, à force de résilience, sans toujours en partager le rythme, des incompréhensions sur la nature même du projet — ni tout à fait associatif au sens classique, ni tout à fait commercial, ni tout à fait culturel au sens institutionnel. Nous avons persisté parce que le projet était juste, pas parce qu'il était facile. Chaque jour était un combat de bonne foi.

En juin 2024, la Maison du Passeur a ouvert officiellement. En quelques mois : 2000 adhérents à la newsletter, des concerts chaque semaine, une exposition de street art, des balades théâtralisées autour d'Alphonse Daudet, des ateliers enfants, des pique-niques, des DJ sets au bord de l'eau, des événements chaque semaine. Le Républicain de l'Essonne a couvert. France Active a accompagné. Grand Paris Sud a soutenu.

En septembre 2024, j'ai été nommée directrice du 10 — centre socioculturel municipal en préfiguration CAF.

Le 10 — Place Jacques-Brel — est un équipement municipal de 1800 m² anciennement MJC, comprenant une salle de spectacle de 220 places ( Bruno Latour a donné son nom à cet salle et possédant une salle d'activité Olympe de Gouges), une salle de danse, des espaces de pratique, un hall d'exposition et des salles d'accueil. La mission qui m’a été confiée dès mon arrivée, a été d'en faire autre chose qu'une salle à louer : un centre socioculturel vivant, ancré dans son territoire, (…) — un processus exigeant. Pas un tampon administratif. La programmation développée — concerts pédagogiques, résidences théâtrales, ateliers intergénérationnels, conférences - lectures, n’était pas décorative. Elle devrait être le laboratoire visible d'un projet social plus profond.

En 2025 : 296 jours d'ouverture, 8159 heures d'activités, 38 événements culturels.

Et le Molière imaginaire — conférence-lecture de Martial Poirson interprétée par Marcel Bozonnet, rendue possible par des liens tissés dans le monde universitaire et théâtral au fil de mon doctorat.

En mai 2025, la Fête des Curieux a matérialisé ce que dix ans de travail préparaient sans le nommer : le 10 et la Maison du Passeur fonctionnaient ensemble comme une ville, deux lieux, une expérience. Le maillage territorial sensible et poétique que je portais depuis le début existait. Il avait une adresse. Deux adresses.

Et c'est précisément à ce moment — le bâtiment entièrement rénové et fonctionnel, les espaces opérationnels, l'équipe rodée, la saison lancée, tout enfin en place — que le coup de grâce est venu.

Mars 2026. Une nouvelle équipe municipale prend les rênes de la ville. Le 8 avril, lors d'une réunion tendue, brutale, sans compréhension du projet comme si quelque chose dépassait la simple gestion administrative du dossier mais, pourquoi ? La décision tombe oralement : on arrête tout. Aucun écrit dans un premier temps, aucun protocole formalisé.

Quelque chose dans la brutalité du geste dépasse la simple gestion administrative.

Le 17 avril, un courrier officiel délivre congé à l'association et demande la libération des lieux dans un délai d'un mois. La ville invoque des loyers impayés (alors que nous avions toujours bénéficié d'une franchise), des dettes, l'absence de projet viable. L'association conteste la méthode, documente, répond. Le Parisien titre sur le bras de fer. Les soutiens affluent — habitants, artistes, partenaires. Rien n'y fait.

La situation financière de l'association était réelle et difficile — nous ne l'avons jamais niée. Construire un lieu culturel associatif dans un bâtiment en travaux, sans subvention de fonctionnement, avec des équipes bénévoles, est une aventure économiquement fragile. Nous aurions voulu plus de temps, plus de dialogue, une sortie construite ensemble. Ce que nous avons vécu ressemble davantage à une fermeture administrative qu'à une transition.

Le 7 Mai, je réalise cette Lecture du Retour lors de notre toutes dernière fête des curieux. Comme pour conjurer…

Cette Fête est belle, rebelle, vibrante et on y soupire d’au revoir. Poignante bien sûr ; abasourdie de fait.

Le 12 mai 2026, les services techniques de la ville se présentent pour l'état des lieux. Elias est présent. Il ne signe pas tout en précisant que sa présence ne vaut pas accord sur la restitution des biens.

Ce que nous avons construit tient — dans les mémoires, dans les liens, dans ce que les gens ont vécu là. Elias perd avec ce projet son logement, son travail, des années de bénévolat.

Je perds un lieu que je n'aurais jamais dû quitter comme ça.

Il reste les enfants qui se sont construits dans ses murs. Il reste ce qu'on a planté dans la terre de cette ville. Il reste les gens qui savent.

Ce n'est pas la première fois qu'une ville semble abandonner ce qu'elle avait commencé à devenir. Mais c'est la première fois que je le vis de l'intérieur, avec cette clareté-là.

Et c’est aussi pour cela que je ne peux laisser enterrer ce temps dans un silence assourdissant.

Céline "

https://131h9.mjt.lu/nl3/Z6t2O_x2j_98p3qKlwi54g?hl=fr

30/05/2026
Je viens de rendre les clés tant attendues et exigées de la Maison du Passeur.Un geste simple en apparence. Un geste lou...
29/05/2026

Je viens de rendre les clés tant attendues et exigées de la Maison du Passeur.

Un geste simple en apparence. Un geste lourd de dix années de travail acharné pour certains de nos membres, de milliers d’heures invisibles, de nuits blanches, d’inquiétudes, de joies partagées et de rencontres improbables.

Durant ces dernières semaines, nous avons agi comme nous l’avons toujours fait : avec sérieux et dignité.

La Maison a été laissée fonctionnelle. Les biens présents sur place ont été répertoriés, photographiés, filmés et consignés conformément aux obligations qui s’imposent aujourd’hui à nous. Il ne nous appartenait plus d’en disposer autrement. Certaines justices ont ceci de particulier qu’elles laissent peu de place aux arrangements de circonstance, aux minauderies ou aux injures.

L’ironie est parfois une étrange compagne : ce qui fut présenté comme un non-projet semble devoir poursuivre sa route avec les mêmes murs, les mêmes espaces et une partie de ce qui avait été patiemment construit pour lui donner vie.

Nous quittons donc ce lieu avec tristesse, mais sans honte.

Nous aurions aimé davantage de temps, de respect et de quiétude d’agir ensemble. Davantage d’écoute. Davantage de cette patience nécessaire à l’émergence des véritables projets culturels et sociaux, ceux qui se construisent lentement, au prix d’innombrables heures que personne ne voit. Les lieux vivants poussent rarement à la vitesse des calendriers politiques.

Malgré tout, nous restons fiers.

Fiers d’avoir écrit, à notre mesure, une belle page de cette ville. Une page où se sont mêlés des destins individuels, des artistes, des habitants, des enfants, des travailleurs, des rêveurs, des personnes fragiles, des amitiés inattendues et parfois même quelques réconciliations avec le monde. Une pensée particulière pour notre cuisinier, qui, depuis deux ans, a nourri une partie de la ville avec patience, exigence et cœur. Derrière chaque assiette servie, il y avait des heures de préparation, de fatigue parfois, de passion toujours. Un restaurant n’est pas seulement un lieu où l’on mange ; c’est un lieu où l’on est nourri par le travail, l’attention et l’humanité de celles et ceux qui œuvrent en cuisine lorsque les lumières de la salle ne regardent pas encore de leur côté.

La Maison du Passeur aura connu un drôle de destin. Elle aura été restaurant, scène, bureaux, résidences, école, squat, refuge, atelier, laboratoire d’idées et parfois simple abri contre la brutalité du dehors. Souvent tout cela à la fois.

Nous espérons simplement que les murs ne seront pas trop attristés par notre départ.

Après tout, cette ville porta jadis le nom de « Brutus ». Curieux clin d’œil de l’histoire. Les siècles passent, les hommes changent, les querelles se ressemblent parfois davantage qu’elles ne l’imaginent. (Wikipédia)

Pour notre part, nous irons désormais nous asseoir au bord du fleuve. Nous regarderons changer les fleurs, les saisons et les oiseaux, ces témoins patients et éternels des grandeurs comme des turpitudes humaines. Ils savent mieux que nous que tout passe. Les colères. Les mandats. Les certitudes. Les victoires aussi.

Et si les pierres ont une mémoire, alors celles-ci se souviendront peut-être que, pendant quelques années, des enfants, femmes et des hommes ont tenté ici quelque chose de rare : faire vivre un lieu où l’on ne se contentait pas de passer.

On habitait un peu le monde ensemble.

Merci à toutes celles et ceux qui ont traversé cette aventure avec nous.

Nous ne vous oublierons pas ; les murs non plus. Ils en murmureront encore et encore de vos belles âmes.

La suite s’écrira ailleurs.

Mais elle s’écrira.

Hope.

Elias, Le Passeur.

━━━━━━━━━━━━━━━📣 Information importante━━━━━━━━━━━━━━━C’est avec beaucoup de tristesse que nous devons vous annoncer que...
15/05/2026

━━━━━━━━━━━━━━━
📣 Information importante
━━━━━━━━━━━━━━━

C’est avec beaucoup de tristesse que nous devons vous annoncer que la soirée prévue ce samedi à la Maison du Passeur n’aura finalement pas lieu, pour des raisons indépendantes de notre volonté et qui dépassent largement notre souhait de maintenir ce moment avec vous.

Nous savons combien ce rendez-vous comptait pour beaucoup d’entre vous — et pour nous aussi.

Merci, sincèrement, pour tous les messages, les présences, les élans de soutien et cette manière si précieuse que vous avez d’habiter ce lieu avec nous.

La suite de l’histoire n’est pas encore totalement écrite.
Nous vous tiendrons informés très prochainement des évolutions à venir.

Prenez soin de vous… et merci d’avoir fait vivre la Maison du Passeur avec autant de chaleur, de curiosité et d’humanité. 💛

━━━━━━━━━━━━━━━  📅 SAMEDI 9 MAI — Penser, jouer, chanter  ━━━━━━━━━━━━━━━  Pour clôturer cette Fête des Curieux, nous vo...
09/05/2026

━━━━━━━━━━━━━━━
📅 SAMEDI 9 MAI — Penser, jouer, chanter
━━━━━━━━━━━━━━━

Pour clôturer cette Fête des Curieux, nous vous proposons une grande expérience scientifique :
observer l’être humain dans son milieu naturel lorsqu’il essaie d’avoir raison.

💛 PAF 3€ — soutien à la Maison du Passeur

🍷🧠 Apéro philo gesticulé — Bara Mine & Lady M

Au programme :

techniques d’argumentation douteuses, retournements de situation improbables, débats menés avec une assurance totalement disproportionnée et exploration des mystérieux mécanismes qui permettent à certaines personnes de parler très longtemps… sans jamais répondre à la question 😌

Un peut-être faux cours de philosophie, un vrai moment de théâtre, quelques stratégies de survie verbale et beaucoup d’humour.

Vous apprendrez notamment :
— comment gagner un débat même quand vous êtes de mauvaise foi,
— pourquoi les mots veulent rarement dire la même chose pour tout le monde,
— et comment avoir l’air extrêmement intelligent en fronçant simplement les sourcils au bon moment.

👉 https://baramine.over-blog.com/2022/09/baramine.html

🎤 Karaoké — scène ouverte

Puis, comme toute société finit tôt ou t**d par chanter du Céline Dion à 23h47, nous ouvrirons le karaoké.

Juste, faux, sobre ou déjà philosophiquement très atteint : tout le monde est accepté.

🎧 DJ Set — DJ Samba

Et en même temps, DJ Samba prendra le relais pour nous rappeler qu’après avoir beaucoup pensé… il reste encore à danser.

Deep house, sonorités afro-antillaises, terrasse, chaleur humaine et abandon progressif de toute dignité chorégraphique.

Et toujours la Superbe exposition rétrospective du parcours artistique d’Adrienne Larue. ✨

🌿 Terrasse ouverte
🍷 Bar & restauration sur place
📍Maison du Passeur — Ris-Orangis
❤️ Festival de soutien — Fête des Curieux

🎬⚽ Ce soir… PAS de match finalement !Un immense merci aux vigilants délateurs 😌 qui nous rappellent, avec un sens du tim...
06/05/2026

🎬⚽ Ce soir… PAS de match finalement !

Un immense merci aux vigilants délateurs 😌 qui nous rappellent, avec un sens du timing admirable, qu’on est décidément bien dans la fabrique d’une banlieue.

Ironie du sort, ce qui reste à l’affiche ce soir, c’est justement :
🎥 « Grigny, la fabrique d’une banlieue » de Pierre Puchot.

Un documentaire puissant, sensible et profondément humain, qui donne la parole aux habitants loin des caricatures et des raccourcis faciles.

📍La Maison du Passeur, portée par l’association Bonne Heure des Arts, continue quant à elle de tenir debout, malgré les turbulences et un avenir plus qu’incertain.

Merci également à Canal + pour cette petite frayeur 😅Nous ne savions pas que vous étiez en si grande détresse économique et que vous aviez cessé de soutenir les associations comme les nôtres. C'est bien noté.

Nous rappelons bien entendu que notre établissement est en règle et s’acquitte de la SACEM. Comme quoi, même les lieux de convivialité, de culture et de partage peuvent parfois sembler dangereux…

Mais ce soir, au fond, il ne s’agit pas simplement d’un match annulé.
Il s’agit de célébrer chaque instant passé ensemble.
Chaque concert. Chaque débat. Chaque éclat de rire sur cette terrasse. Chaque rencontre improbable devenue essentielle.

⚡ Notre terrain d’échange, lui, reste bien vivant.

Alors on vous attend nombreux pour cette Fête des Curieux, pensée plus que jamais comme un moment de soutien, de présence et peut-être aussi… comme un au revoir en beauté.

❤️ Merci à toutes celles et ceux qui partagent, soutiennent, adhèrent, passent nous voir ou pensent simplement à nous (on se passerait quand même de certaines pensées un peu trop opportunes !)

À ce soir !

✨ FÊTE DES CURIEUX – Maison du Passeur ✨📅 Du 6 au 9 mai 2026💫 Certaines curiosités ne se reportent pas.Il y a des lieux ...
29/04/2026

✨ FÊTE DES CURIEUX – Maison du Passeur ✨
📅 Du 6 au 9 mai 2026

💫 Certaines curiosités ne se reportent pas.

Il y a des lieux qu’on fréquente… et d’autres qu’on habite avec nos êtres au monde.
La Maison du Passeur fait partie de ceux-là. De ces histoires que l'on murmure et qui résonnent..

Pendant quatre jours, la Maison ouvre grand ses portes — et surtout son esprit — pour une fête à son image : vivante, zbell, hybride, indisciplinée.
Ici, on ne consomme pas la culture, on la traverse, on la partage, on la fabrique, ensemble.

📅 MERCREDI 6 MAI – Regards & résonances

🎬 Projection exceptionnelle – Grigny, la fabrique de la banlieue
Une plongée rare et nuancée dans un territoire trop souvent caricaturé.
Entre témoignages incarnés et récits de vie, le film interroge notre regard collectif.
Une soirée précieuse, entre cinéma, réalité et nécessité de comprendre.

👉 publicsenat.fr / telerama.fr

📅 JEUDI 7 MAI – Mots & matières sensibles

📖 Lecture – Le retour (CFM)
Une lecture à voix nue, entre mémoire et absence.
Un moment suspendu, fragile et puissant.
De ceux qui ne se racontent pas vraiment… mais qui restent.

🎨 Exposition – Adrienne Larue
Une œuvre libre et singulière, à la croisée des formes.
Une invitation à regarder autrement.
Un moment de respiration au cœur de la fête.

👉 chapiteau-adrienne.fr / ina.fr

📅 VENDREDI 8 MAI – Paroles en feu & corps en mouvement
💛 PAF 3€

🎤🔥 Slam & concerts – David X & Axel Delapaix
Des mots à la scène, de l’intime au collectif.
Une montée en puissance… à vivre.

🎧 DJ set – DJ Samba
Deep house, sonorités afro-antillaises.
Une ambiance qui rassemble et fait danser sans prévenir.

📅 SAMEDI 9 MAI – Penser, jouer, chanter
💛 PAF 3€

🍷🧠 Apéro philo gesticulé
Pouvoir, rhétorique, humour et mauvaise foi assumée.
Un moment participatif, grinçant et jubilatoire.

🎤 Karaoké – scène ouverte
Un micro, des paroles — et tout le monde finit par chanter.

🌿 Et chaque jour… la Maison
On vient pour un moment… et on reste plus longtemps que prévu.

📍 Maison du Passeur – Ris-Orangis
🍷 Bar & restauration sur place
💛 PAF 3€ / soutien bienvenu

Votre venue ne sera jamais le fruit du hasard
mais votre cheminement vers cette fête sera d'importance !

🎤✨ HAROLD en concert à la Maison du Passeur ✨🎤Samedi 2 mai – 20hLe printemps est là… et la terrasse aussi. 🌿Une soirée à...
29/04/2026

🎤✨ HAROLD en concert à la Maison du Passeur ✨🎤

Samedi 2 mai – 20h
Le printemps est là… et la terrasse aussi. 🌿

Une soirée à ciel ouvert, entre lumière douce, verres qui s’entrechoquent et musique qui rassemble.
Il y a des artistes qu’on écoute… et d’autres qu’on vit.

Harold fait partie de ceux-là.

Auteur, compositeur, interprète, il trace depuis près de dix ans une route singulière dans la chanson française, à la croisée de la pop et des sonorités urbaines. Plus de 250 concerts, des scènes comme le Rack’am, le Plan, le New Morning ou le Bataclan… et des premières parties pour Féfé, Alpha Blondy, Vianney ou -M-.

Mais au-delà du parcours, il y a la présence.

Des textes qui frappent juste, une sensibilité à fleur de peau, et cette capacité rare à transformer un concert en moment suspendu.

À la Maison du Passeur, Harold n’est pas un invité.
Il fait partie de l’histoire du lieu.
Et ce concert… aura une saveur particulière.

🌸 Soirée printanière en terrasse
🍷 Bar & restauration sur place

💶 PAF : 3 € – pour soutenir un projet local qui en a plus que jamais besoin
✅ Encore quelques places disponibles – réservation vivement conseillée
📍 La Maison du Passeur – lieu culturel et convivial au bord de la Seine

📅 Samedi 2 mai – 20h

👉 https://f.mtr.cool/ytliwxamxu
👉 https://f.mtr.cool/iknjoixilm

On ne sait jamais combien de fois un lieu peut encore vibrer… alors on vient.

🥃 Atelier découverte du patrimoine du rhum – Demain !📍 Maison du Passeur – Ris-OrangisEnvie de voyager le temps d’une so...
12/02/2026

🥃 Atelier découverte du patrimoine du rhum – Demain !
📍 Maison du Passeur – Ris-Orangis

Envie de voyager le temps d’une soirée ? ✨
La Maison du Passeur, en partenariat avec La Cave de Ris, vous propose demain une dégustation exceptionnelle autour de 5 rhums sélectionnés de Martinique et d’Amérique du Sud, accompagnée d’un buffet apéritif.

🗓 Demain – 20h
👥 20 participants maximum
💶 30 € par personne

Et pour prolonger l’ambiance 🎤
Une scène SLAM sera organisée après la dégustation, animée par Axel bosmeon.

📍 Maison du Passeur
1 rue Edmond Bonté, 91130 Ris-Orangis

📞 Réservation : 06 59 06 61 77

Une soirée conviviale, gourmande et culturelle à ne pas manquer.
Dernières places disponibles — réservez vite !

Ville de Ris-Orangis

Adresse

1 Quai De La Borde
Ris-Orangis
91130

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Bonne Heure des Arts publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Bonne Heure des Arts:

Partager