FlashBorgne

FlashBorgne Mon oeil à eu le malheur de se prendre un tire de LDB 40 ce qui l'a défiguré. Et mon oeil il en chie un peu avec la justice.

Je vous invite donc ici à suivre les folles aventure d'un oeil éborgné par l'état français.

Ici la reconstitution 3D de mon agression, réalisé par INDEX Investigation, merci à eux. Cette enquête à permis d'ouvrir...
04/09/2023

Ici la reconstitution 3D de mon agression, réalisé par INDEX Investigation, merci à eux. Cette enquête à permis d'ouvrir les yeux de la cours d'appels, c'est certain. Pas toutes les cours d'appels malheureusement mais on verra bien pour la troisième.

Un rapport d’expertise d’INDEX a permis d’identifier le policier responsable du tir de LBD qui a éborgné un étudiant à Rennes en 2016.

7 ANS Jour pour jour, 28 avril 2016, mon œil gauche pris par un CRS. Trois opérations, une dizaine de prothèses, un nomb...
28/04/2023

7 ANS

Jour pour jour, 28 avril 2016, mon œil gauche pris par un CRS. Trois opérations, une dizaine de prothèses, un nombre épuisant de procédures judiciaires plus t**d, l’affaire évolue avec une lenteur déconcertante.

Mais j’ai aussi un soutien infaillible de mes proches, de mon avocat Arié Alimi, de celleux qui me suivent, inconnu.es croisé.es ici et là. Merci à vous.

Les violences policières ne se sont pas arrêtées depuis 2016. En 2020 et 2021, le journaliste David Dufresne recense 993 actes de violences policières en seulement deux ans, dont 1 décès, 24 éborgné.es et 5 mains arrachées. C’est sans compter les nombreux.ses blessé.es avant et après ces années. Les récents événements de Sainte-Soline et du mouvement contre la réforme des retraites laissent des marques profondes sur les corps. Mes ami.es reviennent blessé.es et choqué.es
J’ai peur pour elles et eux, très peur. J’ai peur pour toutes et tous.

Mais on va gagner. Je vais gagner mon procès et on va pas se laisser faire et s’il faut lutter plus, on luttera plus.

Bises. Prenez soin de vous.

Photo : Alan Jeuland (https://instagram.com/alanjeuland?igshid=YmMyMTA2M2Y=)

Salut ! Les nouvelles sont bonnes. Pour ceux qui n'avaient pas suivit, je fais un petit rappel : Il y avait un non lieu,...
01/12/2021

Salut !

Les nouvelles sont bonnes. Pour ceux qui n'avaient pas suivit, je fais un petit rappel :
Il y avait un non lieu, on a fait appel du non lieu, on attendait.
On a attendu et on a gagné. La cours d'appel à infirmé le non lieu pour UN policier, auteur présumé du tir.

En effet, l'un s'en va donc retourner faire le policier en toute tranquillité et celui qui nous intéresse est renvoyé devant un tribunal correctionnel. Il passe donc de témoin assisté à prévenu et ça fait plaisir car il va être jugé. Alors ça veut pas dire qu'on va gagner mais au moins on avance donc je suis content, vraiment content.

Pour les curieux du droits, je vous invite à lire les articles qui sont paru pour le moment, pour avoir plus de détails.

L'agent de police comparaîtra "pour le délit de blessures involontaires ayant entraîné une ITT de plus de trois mois", a précisé vendredi le parquet général. La justice avait prononcé un non-lieu en 2020 pour les deux policiers mis en cause lors de l'enquête.

21/06/2021

Appel à témoin suite à la charge des forces de l'ordre au teknival des musiques interdites à Redon les 18 et 19 juin 2021.

Si vous avez été blessé.e lors de cet évènement envoyez nous un message avec la description de vos blessures, éventuellement des photos et les circonstances.

Nous recherchons urgemment des personnes blessées qui seraient prêtes à témoigner publiquement.

Nous recherchons également le contact de proches de la personne mutilée afin de pouvoir lui apporter notre soutien.

Envoyez nous tous ces éléments à l'adresse suivante: [email protected]

On compte sur vous ! Ces violences ne peuvent pas rester impunies !

Pas de photos, pas de violences policières. Déjà que ça existe pas dans un état de droits..
04/11/2020

Pas de photos, pas de violences policières. Déjà que ça existe pas dans un état de droits..

📵 « LOI DE SÉCURITÉ GLOBALE » : CES IMAGES SERONT INTERDITES !

- 45 000€ d'amende, 1 an de prison : pour mieux cacher les violences policières, Macron veut interdire leur diffusion -

S'il y a un phénomène politique majeur de notre époque, c'est bien la montée exponentielle de la répression, l'explosion des violences d'Etat. Quartiers, Gilets Jaunes, syndicalistes, soignants, lycéens, pompiers, fêt**ds … Qui n'a pas subi de violences policières dans ce pays ? Qui n'a pas été traumatisé par la violence des forces de l'ordre ?

L'un des seuls contre-pouvoir face à ces violences, c'est l'image. Filmer, photographier, diffuser ces milliers d'agressions. Ces dizaines de milliers d'abus de pouvoir, de brutalités, de mutilations, de coups ont été documentés. Face au déni d'Etat, face à l'impunité organisée, rendre public la répression était le dernier acte de défense encore toléré.

Mais même ce droit minimal, dérisoire, va être interdit. Le gouvernement veut faire condamner « d'1 an d’emprisonnement et 45000 € amende le fait de diffuser (...) l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de police».

Toutes les images que vous voyez ici seraient interdites, et vaudraient à leur auteurs des poursuites. Avec cette loi dite « de sécurité globale», pas d'affaire Benalla, pas d'affaire Steve, pas d'affaire du Burger King, pas d'images de la répression de Gilets Jaunes... La plupart des médias indépendants et des journalistes qui couvrent les manifestations seraient arrêtés. Pour Macron, « les violences policières n'existent pas ». Il veut donc interdire de les diffuser ...

La loi sera votée dans quelques jours. C'est un vrai basculement, un de plus. Un pas de plus vers l'obscurité autoritaire.

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Analyse complète de la loi : https://nantes-revoltee.com/loi-de-securite-globale-nouvel-attentat-contre-les-libertes/

Une pétition contre la loi : https://www.change.org/p/gouvernement-fran%C3%A7ais-refus-de-la-loi-visant-%C3%A0-emp%C3%AAcher-la-diffusion-des-images-de-violences-polici%C3%A8res?utm_content=cl_sharecopy_22450892_fr-FR%3Av5&recruited_by_id=0e7d2b80-a1b8-11ea-9015-11d9f2695632&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=psf_combo_share_initial&fbclid=IwAR39hF__je-LLU_yYk8-8rJfb3R-n1G-Tz2a1AzNB1LbNoPPIaVkm6wjujM

Yes
01/11/2020

Yes

Le 20 octobre, les députés de La République En Marche ont déposé une proposition de loi de « sécurité globale ». Elle sera débattue à la hâte par l’Assemblée nationale, le 4 novembre. Son article 22 veut légaliser la surveillance par drone, et son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers.

Autre nouveauté : les images enregistrées par les agents de police pourront être « transmises en temps réel au poste de commandement » (art. 21). Grâce à de la reconnaissance faciale en temps réel, celui-ci pourrait donc renseigner en direct les agents de terrain sur l’identité des manifestants.

06/10/2020

APPEL A TEMOIN

Bonjour bonjour,

Je fais de nouveau appel à vos disques durs ; toujours en quête d'images je cherche cette fois, n'importe quelles images (photos ou vidéos) ayant été prises entre l'arrivée du cortège à république (le 28 Avril 2016) et le moment où la police a tiré sur le quai Émile Zola.
Toute image permettant de comprendre ce qu'il s'est passé avant, pendant et après la perte de mon oeil est intéressante.

Surtout :
- A l'arrivée place de la République
- Pendant la charge vers le quai Chateaubriand
- Pendant les tirs de quai à quai

N'hésitez pas à directement m'envoyer des fichiers par mail :
[email protected]

13/09/2020

À peine installé à Matignon, le nouveau Premier Ministre Jean Castex faisait de la sécurité de ses concitoyennes et concitoyens l'une ses grandes priorités. ...

Salut ! Un très bon article publié dans Libération, ça parle de non-lieu et de suspect coupable mais pas que. Texte : Je...
26/06/2020

Salut ! Un très bon article publié dans Libération, ça parle de non-lieu et de suspect coupable mais pas que.

Texte :

Jean-François Martin a été éborgné lors des manifestations contre la loi travail à Rennes. Quatre ans après, l’enquête a débouché sur un non-lieu, faute de coopération de la hiérarchie policière.

Un œil détruit, quatre ans de procédure et une impasse. Le 28 avril 2016, Jean-François Martin, étudiant en géographie de 20 ans, défile à Rennes dans le cadre du mouvement contre la loi travail. Aux alentours de 13 heures, alors qu’il se trouve au milieu d’un groupe de manifestants sur un quai de la Vilaine, il est touché au visage par un tir de lanceur de b***es de défense (LBD) venant de l’autre rive, à environ 36 mètres. Il souffre de multiples fractures et perd la vision à un œil, qui devra être énucléé. Une instruction est ouverte pour retrouver le tireur et comprendre les circonstances d’usage de l’arme.

Au cours de l’enquête, deux policiers équipés d’un LBD ce jour-là sont suspectés mais nient, l’un et l’autre, être l’auteur du tir qui a mutilé le jeune homme. Selon les informations de Libération,un non-lieu a été prononcé le 29 mai. L’ordonnance du juge d’instruction révèle que les investigations, confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ne permettent pas de déterminer qui est l’auteur du tir. Jean-François Martin vient de faire appel de la décision.

Si l’enquête judiciaire comporte une zone d’ombre majeure, elle permet tout de même de reconstituer, en grande partie, le moment où Jean-François Martin a été éborgné. Quelques minutes avant le tir, des heurts sont décrits par plusieurs témoins. Sur les ondes radio de la police, on parle de «jets de projectiles», de «cocktail molotov». A 13 h 02, un des chefs du dispositif estime qu’il n’y a pas «d’autre alternative que de percuter [les manifestants] de face […] parce qu’on ne pourra jamais les repousser». Quelques minutes plus t**d, des vidéos retrouvées par la police des polices montrent des tirs de fusées d’artifice en direction des policiers. Un premier manifestant, également constitué partie civile dans l’enquête, dit recevoir un tir au visage qui le blesse légèrement. Quelques instants après, Jean-François Martin est touché beaucoup plus gravement. Les deux manifestants se trouvent alors proches d’une passerelle, sur le quai Emile-Zola.

«Gravissime»

Au même moment, les policiers sont, eux, positionnés sur le quai d’en face. Le fleuve les sépare des manifestants. Deux agents sont équipés de lanceurs de b***e de défense. Le procès-verbal, rédigé par les policiers à l’issue de la manifestation et qui retrace les événements, fait état de 42 tirs de LBD et 12 grenades de désencerclement au cours de la journée. Quel est celui qui a éborgné Jean-François Martin ? Pour connaître l’identité du tireur, l’IGPN interroge l’ensemble des policiers présents, soit une quarantaine. Mais aucun n’est en mesure d’identifier le policier qui a gravement blessé Jean-François Martin au visage. Quelques jours après les faits, les deux chefs qui encadraient l’opération assurent de leur côté qu’aucun tir n’a eu lieu vers l’autre quai. Le commandant Bruno A. affirme dans son audition qu’«il n’y a pas eu de tir pour la bonne raison que nous sommes à une quarantaine de mètres» et juge même «impossible» que Jean-François Martin ait été blessé par un tir de LBD. De même pour le major Jean-Luc M. qui dit ne pas avoir vu de «tirs de quai à quai».

Le bilan médical de la blessure de l’étudiant dressé dans le cadre de l’enquête est terrible et oriente pourtant très clairement vers un tir de LBD. «L’ensemble lésionnel […] est gravissime avec de multiples fractures (orbite, sinus frontal, sinus maxillaire, sinus sphénoïdal…) et une énucléation qui conduit à une cécité unilatérale définitive», constatent les médecins. «L’hypothèse la plus probable est celle d’une lésion majeure de la région orbitaire gauche provoquée par un impact de b***e de lanceur 40», poursuivent les experts.

Ce sont les images d’un photographe professionnel, versées à l’enquête, qui permettent d’identifier les deux policiers équipés d’un LBD et confirment l’hypothèse des médecins. Ces photos révèlent, selon l’ordonnance du juge d’instruction, qu’au moment où Jean-François Martin a été touché, deux agents, Nicolas P., 48 ans, et Anthony P., 45 ans, ont vraisemblablement tiré : «L’un d’eux visait dans cette direction puis ouvrait son arme, puis visait à nouveau vers la Vilaine. On apercevait alors au sol un étui de munition de LBD. Son collègue, également porteur d’un LBD, semblait effectuer une manœuvre d’éjection, un autre étui de munition de LBD tombait au sol.» Etrangement, les enquêteurs ne retrouvent pas de trace de cette scène dans les fiches du traitement relatif au suivi de l’usage des armes (TSUA) que les policiers ont pourtant l’obligation de remplir après chaque tir. La police des polices découvre que Nicolas P. n’avait rédigé aucune fiche après cette journée et que son collègue Anthony P. recensait lui 18 tirs, mais sans donner de détails.

Placés en garde à vue par l’IGPN, les deux policiers font bloc. Lors de son audition Anthony P., indique dans un premier temps qu’il «était possible» qu’il ait tiré en direction du quai Emile-Zola, à proximité de la passerelle, là où se trouvait Jean-François Martin. Les enquêteurs lui montrent ensuite des photographies de la scène : le policier dit alors se souvenir d’avoir effectivement touché un manifestant qui s’était «plié» et assure avoir visé «la partie du haut du corps, le thorax» mais ne pouvait pas dire de «manière précise où exactement [il avait tiré] en direction du quai Emile-Zola». De son côté, Nicolas P. explique avoir tiré à plusieurs reprises ce jour-là mais jamais en direction du quai où se trouvait Jean-François Martin. Face aux photographies, il explique avoir «balayé en prévision d’un danger» avec son arme en direction du quai mais ne pas avoir tiré. Et ajoute qu’il n’a pas rempli de fiche TSUA car il pensait que c’est «la hiérarchie qui faisait un compte rendu global». Entendus par le juge, les policiers maintiennent leurs déclarations. Ils échappent alors à une mise en examen et sont placés sous le statut de témoins assistés. Les investigations se terminent là.

La motivation du non-lieu tient en une page. Pour le juge d’instruction, David Bénichou, «l’information judiciaire n’ayant pas permis d’identifier les auteurs du tir ayant touché Jean-François Martin […] il ne pourra être prononcé qu’un non-lieu».

Légitimité

«Le raisonnement du juge dans l’ordonnance de non-lieu consiste à dire que si deux policiers ont tiré mais qu’on ne sait pas lequel des deux a touché la victime, il ne peut pas y avoir de poursuite», retient l’avocat Arié Alimi, qui vient d’entrer dans la procédure et fait appel de la décision. Il souhaite une réouverture de l’instruction, «pour apporter de nouvelles vidéos, de nouveaux témoignages et faire une synchronisation des différentes sources pour retrouver l’auteur du tir». Pour Jean-François Martin, «la justice et l’IGPN ont les moyens de retrouver le tireur. C’est un policier avec un matricule, il y a un supérieur hiérarchique, ils sont censés consigner leur tir. Ils sont dans ce cadre précis, ils ont une arme dans les mains, ils font feu et ensuite disent qu’ils ne se souviennent pas».

Dans son non-lieu, le magistrat donne par ailleurs sa position sur la légitimité de l’usage du LBD. Pour lui, «il n’apparaît pas disproportionné de répliquer à une attaque au mortier incendiaire par un tir de LBD, la première attaque comportant un risque de mort pour les personnes, la seconde un risque de blessures, le LBD étant une arme non létale par conception». Ce tir d’une fusée d’artifice n’est pourtant pas reproché à Jean-François Martin, contre lequel aucune infraction n’a été retenue. Dans le cadre de la procédure, le Défenseur des droits est intervenu et a une lecture bien différente des faits. Jacques Toubon, à l’inverse du parquet et du juge d’instruction, estime que «les conditions réglementaires de l’usage des LBD n’étaient pas réunies et étaient constitutives d’un usage disproportionné de la force».L’autorité administrative indépendante recommande aussi des poursuites disciplinaires contre les auteurs des tirs. La direction générale de la police nationale n’a pas donné suite à cette demande.

Jean-François Martin a été éborgné lors des manifestations contre la loi travail à Rennes. Quatre ans après, l’enquête a débouché sur un non-lieu, faute de coopération de la hiérarchie policière.

Le journaliste David Dufresne à compilé les violences policières recensés en une infographie publié sur Médiapart. Chiff...
20/06/2020

Le journaliste David Dufresne à compilé les violences policières recensés en une infographie publié sur Médiapart.

Chiffres officiels (Ministère de l'Intérieur) au 03.03.2020 :

2 448 blessés
342 blessures à la tête
26 éborgnés
5 mains arrachés
3 morts

671 signalements déposés à l'IGPN
337 enquêtes judiciaires confiées IGPN
53 enquêtes administratives
23 enquêtes judiciaires de l'IGGN
230 enquêtes transmises au Parquet
19 071 tirs de LBD
1 428 tirs de grenades lacrymogènes instantanées
5 420 tirs de grenades de désencerclement
2 policiers condamnés (sursis)
0 policiers condamnés (ferme)

Ces chiffres ne prennent pas en compte les blessés depuis 2000 mais depuis le mouvement des gilets jaunes. Pour ce qui est des éborgnés ont peut facile en rajouter une grosse vingtaine pour ne pas dire de bêtises. Aussi, ces chiffres ne sont que ceux des personnes s'étant déclaré.

Allô Place Beauvau a permis pendant plus d’un an de signaler, vidéos à l’appui, les violences policières lors du mouvement des « gilets jaunes ». La plateforme s’élargit et intègre à présent ces violences hors manifestations ainsi que la façon dont elles sont traitées par l’IGPN.

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La ballade du borgne

Alors que mon oeil se promenait tranquillement lors d’une manifestation pour faire valoir son droit à l’expression libre, quelle ne fut pas sa surprise d’être agressé par des policiers avec des armes de type lbd - 40, soit dit en passant sublétales.

Nous sommes le 28 avril 2016. Mon oeil manifeste gaiement place de la République à Rennes lorsque des policiers armés le force à quitter la dite place. Selon eux il est interdit de s’y trouver. Mince. C’est alors que par la force, le repli doit se faire sur le quai Chateaubriand puis sur le quai Emile Zola.

La force de l’attaque ne laisse pas de marbre les manifestants qui se piétinent pour tenter d’échapper aux coups de matraques, qui je dois le souligner s’appliquent très bien aux côtes de jeunes étudiants plein de vie mais un peu moins en vie après ça. Alors que les étudiants et autres manifestants tentent de fuir la police se situant toujours sur le quai Chateaubriand, celle-ci décide de tirer dans le tas pour tenir à distance les manifestants se trouvant de l’autre côté de la Vilaine qui sépare les deux quais. Ce qui vous en conviendrez est un comble. Alors que mon oeil et moi-même nous trouvons sur ce quai situé à environ “entre 35 et 48 m” de la police, nous recevons un « projectile » plutôt puissant qui me défonce la gu**le et ne me laisse pas, moi non plus, de marbre. Mon oeil se met à cracher beaucoup de sang, je dirais même énormément de sang, sur le bitume mais aussi sur mes mains et celles des street-médics.

Tandis que ceux-ci tentent de garder leur sang froid et le mien, je conviens avec mon oeil qu’il va vivre et que tout va bien se passer. Comme on dit, le sang, c’est fait pour couler (personne dit ça). C’est décidé, nous irons à l’hôpital, un endroit formidable plein de gens qui soignent d’autres gens gratuitement. Quelques dizaines de minutes après avoir été agressé par la police, les pompiers arrivent et me transportent avec sang froid et assurance à l’hôpital, c’est la première fois que je monte dans un camion de pompier, je suis pris d’une certaine excitation.