02/10/2019
🇫🇷 Un des premier pompier sur place lors de l'incendie de Lubrizol à Rouen se voit refuser la consultation des résultats de sa propre analyse de sang désormais classée confidentielle !
«On me dit que mes résultats d’analyses me sont inaccessibles»
Fabien, 33 ans, est un pompier professionnel de Rouen. Depuis jeudi, il a passé environ quarante heures sur le site incendié de Lubrizol. «Et aujourd’hui, on me dit que mes propres résultats d’analyses me sont inaccessibles, qu’elles doivent rester confidentielles, s’alarme-t-il. Comment voulez-vous qu’on ne devienne pas paranos ?» Fabien en est persuadé : depuis le début du drame, ses «boss» mentent délibérément pour ne pas «créer un mouvement de panique» dans le clan des pompiers. «Dès le premier jour, on a manqué de bouteilles d’air au bout de deux heures, témoigne-t-il. On a été obligés de continuer le boulot avec des masques en papier. Ça sentait le soufre et l’hydrocarbure. La fumée était suffocante, le sol était recouvert d’une marée noire. Les employés de Lubrizol présents sur place étaient suréquipés. Mais nous, je voyais bien que nos tenues n’étaient pas du tout adaptées.»