Stages clown trickster

Stages clown trickster Un travail original, positif, libérateur, puissant et joyeux où l'on retrouve le clown originel entre le héros déchu et le sublime gaffeur.

Avec le Trickster comme archétype modèle, chacun trouve son clown en étant accompagné avec bienveillance.

C’est demain que commence notre stage « les métamorphoses de l’acteur » avec la Réplique à la Friche Belle de Mai de Mar...
27/10/2024

C’est demain que commence notre stage « les métamorphoses de l’acteur » avec la Réplique à la Friche Belle de Mai de Marseille. Un an de travail pour enrichir et compléter nos recherches autour du Masque Métamorphe, pour créer de nouveaux exercices, de nouvelles propositions dans le travail de l’acteur. Nous allons explorer les états de rêves éveillés avec ce que nous appelons « l’esprit de la grotte » ; une série de travaux autour de la visualisation mentale et le travail en aveugle avec « l’Art de la Phantasia » ; ouvrir une étude autour du masque et de l’objet-marionnette pour le jeu d’acteur en « fond vert ». Depuis deux jours, nous avons commencé par métamorphoser la salle de formation qui nous est donnée (photos avant et après), afin de servir au mieux le cœur concept de notre formation « pour le Beau & le Fort » en sachant qu’est beau ce qui est vrai et fort ce qui est juste.

Dans la série des souvenirs et avant notre stage AFDAS à Marseille avec la La Réplique au mois d'octobre et novembre, vo...
10/08/2024

Dans la série des souvenirs et avant notre stage AFDAS à Marseille avec la La Réplique au mois d'octobre et novembre, voici une très belle création de notre compagnie, les Astrobulles et un beau souvenir avec Jean-Jacques Goldman qui était fan de notre création…

Men in Black et le grand Schtroumpf à Brest...
16/07/2024

Men in Black et le grand Schtroumpf à Brest...

L’acteur est un navigateur … Je n’ai pas attendu d’arriver à Brest il y a plus de 30 ans, ni ce 27 février 2024 avec la ...
27/02/2024

L’acteur est un navigateur …

Je n’ai pas attendu d’arriver à Brest il y a plus de 30 ans, ni ce 27 février 2024 avec la superbe arrivée de Charles Caudrelier, quai Malbert, pour comparer le spectacle à une navigation en mer. Au théâtre l’acteur, c’est le navigateur ; le spectacle c’est le navire et le public c’est la mer. Et aujourd’hui que les bateaux volent, l’image remonte tout en haut des gradins.

Un artiste sur scène ressent le souffle du public comme on ressent le vent et la houle à bord d’un navire. Il sait si la mer est calme ou agitée, s’il y a des creux ou des vagues. Et cela ne veut jamais dire la même chose en fonction du style de spectacle ou de la région du monde ou vous jouez. Attention, un public silencieux ne veut pas dire qu’il s’ennuie. La qualité du silence n’est pas la même quand le public est attentif ou pas et ce silence, parfois, ressemble à un vent qui pousse le navire vers l’excellence. En fait, il n’y a pas de silence quand le spectacle n’est pas bon. Ce qui ne veut pas dire le contraire non plus. La mer, comme le spectacle, est imprévisible.
Sur un plateau chacun navigue avec la météo-public, sans la possibilité de faire appel à un « routeur », ou de se concerter pour adopter « les bonnes manœuvres en cas d’avarie » ou d’imprévu. Il faut prendre ses responsabilités, instantanément, en « osmose », avec l’équipe à bord ou celle qui est en régie.

Les métaphores maritimes sont faciles avec le spectacle, et forcément en étant voisin de la Capitale des Grands Explorateurs, la tentation est d’en utiliser le vocabulaire. Ce matin, rivé à mon poste de télévision pour assister à l’arrivée du géant des mers, je retrouvais ce que je disais déjà à mes élèves, il y a plus de 30 ans, quand je dirigeais mon école à Paris, et que je dis toujours.

Les analogies avec le monde du théâtre sont nombreuses et je voudrais reprendre quelques termes (mis entre guillemets) que j’ai entendu ce matin de Charles Caudrelier, à propos des qualités nécessaires pour naviguer, que ce soit en solitaire ou en équipage.

La première chose entendue, c’est de « connaitre parfaitement son navire », dans les moindres recoins et pouvoir à tout moment intervenir en cas de besoin. S’avoir l’habiter, en être responsable comme on l’est pour un membre de sa famille. Si le navire c’est le spectacle, vous comprenez ce que cela veut dire, ce que cela impose.

La deuxième chose entendue, c’est l’importance de l’engagement, et ce que cela implique « intellectuellement, physiquement, psychologiquement » et j’ajoute pour nous : artistiquement. C’est aussi vital pour un équipage que pour un solitaire, pour une troupe ou un seul en scène…

La troisième chose entendue, c’est l’importance « du but à atteindre » et de « ne jamais lâcher prise ». Pour cela les marins vivent chaque instant, ils ressentent chaque mouvement de la mer et les changements que cela induit dans les manœuvres de leur navire. Ils sont habités du point de départ jusqu’à l’arrivée.

Tout ce vocable est identique à celui qui est indispensable pour un artiste. La seule différence, et encore, c’est qu’il n’y a pas de compétition sur scène, les artistes arrivent tous ensemble aux saluts, sur le même navire, en ayant pris la même route. Bien que, hélas, le monde des acteurs et des troupes, se met souvent dans des situations de concurrences où l’émulation pour être devant, n’est pas aussi positive, comme quoi la comparaison reste valable même si elle est redoutable !

Par contre, là où s’arrêtent les analogies, c’est de constater combien le monde de la navigation est en perpétuel recherche, il avance et tous les dix ans il ouvre de nouvelles compétences, alors que pour le théâtre, la recherche et l’innovation sont lentes, voire très conservatrices. La danse, le concert, le cinéma, les arts numériques semblent en état de création permanent et cherchent à faire sans cesse « ce qui n’a pas encore été fait », alors qu’au théâtre on reste beaucoup dans l’imitation et la reproduction voir la conservation (d'où ce nom horrible pour les Écoles Nationales !!!). Ce constat par contre est moins vrais avec les productions étrangères ou sous la direction d’un metteur en scène non hexagonal. Mais vive la critique à ce sujet et pourvus qu’on me démente. En tous les cas, dans les programmes de stages que je prépare avec mon équipe, nous devrons atteindre cet objectif, pour la rénovation des instruments de formation préalable et continue, des acteurs de théâtre et de cinéma.

En attendant notre ultime challenge, après joué plus de 1000 fois « 20 000 lieues sous les mers », d‘Océanopolis au Théâtre Déjazet, de Brest à Nouméa, du Havre à l’île de la Réunion, je n’ai pas d’illégitimité à utiliser le vocabulaire marin et de pouvoir affirmer que j’ai déjà mon « Trophée Jules Verne »…!

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