22/08/2026
Dette publique à 117,5 % du PIB, dépenses publiques à 57,2 % du PIB, déficit à 5,1 % : la situation des finances publiques françaises est catastrophique.
Dans une nouvelle analyse publiée par L'Express, Alban Magro, chercheur associé à l’Institut Thomas More, poursuit son tour d'Europe des expériences et des bonnes pratiques budgétaires en s'arrêtant sur le cas suédois.
Dans les années 1990, la Suède affichait des chiffres pires que ceux de la France actuelle : dépenses publiques à plus de 70 % du PIB, déficit à 13 %, trois années de récession consécutives. La commission Lindbeck y a posé, en 1993, les bases d'un redressement méthodique : plafond de dépenses voté trois ans à l'avance, objectif d'excédent budgétaire, dette ancrée autour de 35 % du PIB. Résultat : une dette divisée par deux en un quart de siècle, et plus de 500 sociétés cotées en dix ans, davantage qu'en France, en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas réunis.
La France attendra-t-elle, comme la Suède, de percuter le mur ? ou saura-t-elle engager dès maintenant les réformes qui s'imposent ?
Dans les années 1990, l'Etat scandinave a réformé, sous la contrainte, son modèle économique et social, rappelle le chercheur associé à l'Institut Thomas More. La France attendra-t-elle, comme lui, de percuter le mur ?