08/10/2026
« L'école bourdieusienne ne produit plus Camus, fils d'une analphabète, elle produit directement des analphabètes, au nom de l'égalité ».
Dans une tribune publiée aujourd’hui par Le Figaro, Chantal Delsol, philosophe, membre de l'Académie des sciences morales et politiques et membre du conseil d'orientation de l'Institut Thomas More, analyse le mouvement lycéen en cours.
Elle compare les lycéens d'aujourd'hui à ceux de Mai 68. Ces derniers s'étaient laissé séduire par les utopies révolutionnaires et les balivernes de Mao ou Trotsky mais l'école républicaine leur avait transmis une culture. Les lycéens de 2026 sont victimes d'un mensonge plus grave : celui d'une école qui, au nom de l'égalité, a renoncé à l'exigence et au mérite dès le primaire, à l'âge où tout se joue.
Pour Chantal Delsol, le vrai drame est là. Privé de culture et de mots, un esprit devient vulnérable à toutes les captations idéologiques. « Vous avez raison, c’est puissant ce que vous faites », affirme Jean-Luc Mélenchon en guise de remerciements.
Mais ce sont ces jeunes qui paieront au prix fort la promesse qu'on leur a faite de réussir tous et sans effort.
TRIBUNE - Les lycéens de Mai 68 se sont laissé séduire par les fables maoïstes ou trotskystes, mais l’école républicaine leur avait donné une culture, analyse la philosophe. Selon elle, les bloqueurs paient le prix d’un mensonge plus grave : celui d’une école primaire qui couronne l’...