25/05/2026
« On n'a pas le droit d'empêcher de jouer les artistes. »
C'est la position défendue par Chantal Ladesou dans une interview accordée au Dauphiné Libéré. La comédienne française a réagi à l'affaire Patrick Bruel en mettant en avant un argument peu entendu jusque-là dans le débat public : les conséquences économiques d'une annulation de tournée sur les équipes techniques et les salles.
« C'est quand même un artiste, s'il ne tourne plus, s'il ne joue plus au théâtre, s'il ne peut plus faire son métier, c'est quand même très ennuyeux. »
Chantal Ladesou rappelle que derrière un artiste, c'est tout un écosystème qui dépend économiquement de son activité.
« Derrière une tournée, il y a le théâtre, des techniciens, toute une bande de gens qui vont se retrouver sans rien faire du jour au lendemain. »
Elle insiste sur cette dimension collective du spectacle vivant.
« Je pense qu'on n'a pas le droit d'empêcher de jouer, les artistes. C'est trop dur. C'est trop difficile parce que cela met au chômage plein de gens. »
Mais la comédienne nuance immédiatement son propos, refusant de minimiser les accusations qui pèsent sur le chanteur.
« Maintenant, ce qu'il a fait, je ne sais pas, il n'a pas été jugé, mais quand il y a autant de témoignages, cela pose question. »
Une position équilibrée qui contraste avec les voix politiques tranchées (Mathilde Panot pour l'annulation, Aurore Bergé contre l'intervention politique). Patrick Bruel, présumé innocent, dément l'ensemble des accusations.
Si vous avez ou connaissez quelqu'un qui souffre, le 3919 (gratuit, anonyme, confidentiel) reste joignable pour les violences faites aux femmes.
Vous trouvez l'argument économique de Chantal Ladesou recevable, ou il fait passer la solidarité corporative avant la protection des plaignantes ?