29/11/2017
Un GRAND MERCI à Sophie BENAMON, journaliste Théâtre – Cinéma pour sa critique:
" Pénétrez dans ce lieu, un espace confidentiel propice aux dialogues des âmes qui offre une expérience unique à partager entre êtres chers. La symphonie numide de Nej Maa invite en trois mouvements à une relecture des origines, à un anneau de Moebius sur l’exil et la vie.
La symphonie numide est une véritable ouverture des sens. Aiguisés par la musicalité des voix féminines, la beauté de la musique interprétée par Khalil Redouane, le spectateur est embarqué dans un chant polysémique, invité à recevoir la parole d’une femme, d’une fille. De poème en poème, on suit l’héroïne dans un périple de Constantine à Paris. De la casbah au bus. Ici, point de clichés sur l’Orient. Le voyage est plus souterrain dans le destin de femme à trois visages. Il y a le désir de montrer le monde, les mondes. Jamais
moralistes, mais toujours engagés, en tension, ces monologues lyriques se transforment en dialogue des coeurs et des cultures. La symphonie numide est un pont entre deux rives, l’Europe et le Maghreb, les hommes et les femmes, la vie et la mort. Une culture en mémoire pour rappeler les origines pour rappeler les fissures, pour mieux retrouver l’harmonie des peuples. La symphonie numide c’est donc la découverte d’une poétesse qui n’est jamais sourde à la vie, mais qui lui donne une autre interprétation, plus charnelle, plus sensorielle."
19 Novembre 2017