21/08/2026
✨ GAZE, MOUSSELINE ET TAFFETAS ✨
💃 Ce dernier focus de l’été s’intéresse aux tissus et méthodes de tissage en vogue au XVIIIe siècle.
🧶 Gaze : méthode de tissage écarté conférant à l’étoffe un aspect aéré, presque transparent. Cette technique peut s’appliquer à différentes matières telles que la soie, le lin ou le coton. La production de gaze de soie par des artisans spécialisés connaît un essor en France dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Cette étoffe précieuse vient alors garnir les vêtements et les coiffes.
🧵 Mousseline : toile de coton fine, tissée avec des fils fins et peu serrés mais plus dense que les étoffes de gaze. Ce tissu doux, léger et fluide est importé en France depuis les Indes jusqu’au XIXe siècle. L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert de 1751 explique cette appellation « parce que sa surface n’est point parfaitement unie, mais qu’elle est garnie d’une espèce de duvet assez semblable à de la mousse ».
🪡 Taffetas : mode de tissage privilégié au XVIIIe siècle, dans lequel l’entrecroisement des fils permet d’obtenir le même motif sur les deux faces : les fils de chaîne passent alternativement au-dessus et au-dessous des fils de trame. Le terme s’applique aux fibres continues telles que la soie.
📍 A découvrir tout l’été jusqu’au 20 septembre dans l’exposition « Révéler le féminin. Mode et apparences au XVIIIe siècle » au musée Cognacq-Jay, 8 rue Elzévir, dans le Marais, Paris 3e.
📷 1. Adélaïde Labille-Guiard, Portrait présumé de Philiberte-Orléans Perrin de Cypierre, comtesse de Maussion, 1787, Paris, musée Cognacq-Jay. CCØ Paris Musées
2. Cape courte, seconde moitié du XVIIIe siècle, Paris, Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris. CCØ Paris Musées
3. Attribué à Jean-Baptiste Deshays, (dit le Romain), vers 1760 - 1763, Portrait présumé de Jeanne-Elisabeth-Victoire Deshays, épouse de l'artiste, Paris, musée Cognacq-Jay. CCØ Paris Musées
4. Vue de l’exposition (détail) © Nicolas Borel