Galerie Mingei

Galerie Mingei Specialised in japanese art

TASHIRO Rio (born 1999, Japan) in collaboration with Akane Seiya Ethos  #57 2025 Urushi lacquer, gold leaf, linen, Japan...
10/06/2026

TASHIRO Rio (born 1999, Japan) in collaboration with Akane Seiya
Ethos #57
2025
Urushi lacquer, gold leaf, linen, Japanese paper and polystyrene foam
10 x 10 x 10 (h) cm

Né en 1999, Tashiro Rio s’est formé à la laque au Kyoto City Senior High School of Art avant d’achever le cursus urushi et travail du bois au Kanazawa College of Art en 2024. Pour sa génération, l’urushi n’est pas un revêtement protecteur mais un véritable langage sculptural.

Sa série Ethos propose une traduction géométrique de la figure humaine. Des volumes modulaires et facettés sont construits autour d’un noyau en polystyrène sur lequel une solution dissolvante est coulée le long de lignes en grille — un geste contrôlé qui déclenche l’imprévu, engendrant des formes que l’artiste n’a pas intentionnellement conçues.

Chaque œuvre se déploie sur plusieurs dizaines d’étapes, jusqu’à culminer dans l’ornementation : poudres métalliques, feuille d’or, coquillages, charbon, textiles. La fabrication devient une narration matérielle, faisant dialoguer une rigueur contemporaine avec l’épaisseur historique de l’art de la laque.

Boro kotatsuRecycled indigo cottonEdo period, 19th centuryApprox. 120 x 130 cmLe boro — littéralement « en lambeaux » — ...
10/06/2026

Boro kotatsu
Recycled indigo cotton
Edo period, 19th century
Approx. 120 x 130 cm

Le boro — littéralement « en lambeaux » — désigne des textiles composés de fragments de coton indigo assemblés et rapiécés au fil des générations. Né de la nécessité dans le Japon rural de l’époque Edo, chaque reprise prolongeait la vie du tissu et approfondissait son histoire matérielle.

Ce couvre-kotatsu — posé sur la table basse chauffée au cœur de la vie domestique japonaise — accumule des couches de coton indigo recyclé. Chaque pièce enregistre un geste de soin. Il en résulte une surface d’une densité visuelle extraordinaire.

Longtemps négligés, les textiles boro sont aujourd’hui reconnus comme des expressions saisissantes du wabi-sabi — la beauté de l’imperfection — et du mottainai, l’éthique du rien de gaspillé.

TASHIRO Rio (born 1999, Japan) Ethos  #56 2025 Urushi lacquer, gold leaf, linen, Japanese paper and polystyrene foam 10 ...
10/06/2026

TASHIRO Rio (born 1999, Japan)
Ethos #56
2025
Urushi lacquer, gold leaf, linen, Japanese paper and polystyrene foam
10 x 10 x 10 (h) cm

Né en 1999, Tashiro Rio s’est formé à la laque au Kyoto City Senior High School of Art avant d’achever le cursus urushi et travail du bois au Kanazawa College of Art en 2024. Pour sa génération, l’urushi n’est pas un revêtement protecteur mais un véritable langage sculptural.

Sa série Ethos propose une traduction géométrique de la figure humaine. Des volumes modulaires et facettés sont construits autour d’un noyau en polystyrène sur lequel une solution dissolvante est coulée le long de lignes en grille — un geste contrôlé qui déclenche l’imprévu, engendrant des formes que l’artiste n’a pas intentionnellement conçues.

Chaque œuvre se déploie sur plusieurs dizaines d’étapes, jusqu’à culminer dans l’ornementation : poudres métalliques, feuille d’or, coquillages, charbon, textiles. La fabrication devient une narration matérielle, faisant dialoguer une rigueur contemporaine avec l’épaisseur historique de l’art de la laque.

KANNON ISHIGAMI Lit. « stone deity » Stone set within a boxwood root Edo period, 19th centuryLes ishigami — littéralemen...
09/06/2026

KANNON ISHIGAMI
Lit. « stone deity »
Stone set within a boxwood root
Edo period, 19th century

Les ishigami — littéralement « divinités de pierre » — sont des assemblages sculptés associant racine de buis et pierre naturelle. Ils apparaissent dès le XVIIIe siècle, très appréciés des bunjin, ces savants-artistes de la région de Kansai, pour leur esthétisme zen et leur symbolisme spirituel.

Certaines pièces intègrent un visage en pierre laquée inséré dans un corps en buis — une évocation de Kannon, le bodhisattva de la compassion. Cette fusion du bois et de la pierre suggère l’union entre le monde terrestre, enraciné et organique, et le sacré, immuable et céleste.

Placées dans le chash*tsu — la pièce de thé — ces sculptures accompagnaient la méditation et le rituel du sencha. Elles remplissaient une fonction à la fois esthétique et spirituelle, rappelant au lettré l’harmonie entre la nature, l’art et la dévotion.

KANNON ISHIGAMI Lit. « stone deity » Stone set within a conifer root Edo period, 19th centuryLes ishigami — littéralemen...
09/06/2026

KANNON ISHIGAMI
Lit. « stone deity »
Stone set within a conifer root
Edo period, 19th century

Les ishigami — littéralement « divinités de pierre » — sont des assemblages sculptés associant racine de buis et pierre naturelle. Ils apparaissent dès le XVIIIe siècle, très appréciés des bunjin, ces savants-artistes de la région de Kansai, pour leur esthétisme zen et leur symbolisme spirituel.

Certaines pièces intègrent un visage en pierre laquée inséré dans un corps en buis — une évocation de Kannon, le bodhisattva de la compassion. Cette fusion du bois et de la pierre suggère l’union entre le monde terrestre, enraciné et organique, et le sacré, immuable et céleste.

Placées dans le chash*tsu — la pièce de thé — ces sculptures accompagnaient la méditation et le rituel du sencha. Elles remplissaient une fonction à la fois esthétique et spirituelle, rappelant au lettré l’harmonie entre la nature, l’art et la dévotion.

𝙎𝙤𝙪𝙨 𝙡𝙚 𝙧𝙚𝙜𝙖𝙧𝙙 𝙘𝙤𝙪𝙧𝙧𝙤𝙪𝙘𝙚́ 𝙙𝙚 𝘽𝙞𝙨𝙝𝙖𝙢𝙤𝙣𝙩𝙚𝙣 | 𝗮 𝗰𝗼𝗻𝘃𝗲𝗿𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘄𝗶𝘁𝗵 𝗛𝗶𝘀 𝗘𝘅𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝗰𝘆 𝗛𝗶𝗱𝗲𝗼 𝗦𝘂𝘇𝘂𝗸𝗶Galerie Mingei had the honour ...
07/06/2026

𝙎𝙤𝙪𝙨 𝙡𝙚 𝙧𝙚𝙜𝙖𝙧𝙙 𝙘𝙤𝙪𝙧𝙧𝙤𝙪𝙘𝙚́ 𝙙𝙚 𝘽𝙞𝙨𝙝𝙖𝙢𝙤𝙣𝙩𝙚𝙣 | 𝗮 𝗰𝗼𝗻𝘃𝗲𝗿𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘄𝗶𝘁𝗵 𝗛𝗶𝘀 𝗘𝘅𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝗰𝘆 𝗛𝗶𝗱𝗲𝗼 𝗦𝘂𝘇𝘂𝗸𝗶

Galerie Mingei had the honour of welcoming His Excellency Hideo Suzuki, Ambassador of Japan to France, at Galerie Charpentier during the opening days of Printemps Asiatique Paris.

A meaningful visit, in the presence of works that trace more than a millennium of Japanese art from medieval Buddhist sculpture to contemporary creation, always under the wrathful gaze of Bishamonten.

The exhibition remains open at Galerie Charpentier, 76 rue du Faubourg-Saint-Honoré, until tomorrow, 8 June, and then at Galerie Mingei.

Utagawa Kunitora (act. 1804-1844)Title: Levitating Ph***ic God Series: “Imayo toshi-otoko” (Fashionable Men of the Zodia...
06/06/2026

Utagawa Kunitora (act. 1804-1844)
Title: Levitating Ph***ic God 
Series: “Imayo toshi-otoko” (Fashionable Men of the Zodiac Year)
Date: ca. 1827
Size: 19 x 13.5 cm

Élève de Toyokuni I au sein de l’école Utagawa, Kunitora est surtout connu pour cette série — Imayo toshi-otoko — notamment parce qu’elle inspira Pablo Picasso. À l’été 1903, un an avant de s’installer définitivement à Paris, Picasso dessina un phallus anthropomorphe aux dimensions monumentales qui entre en dialogue visuel direct avec la figure de Kunitora.

Flottant au-dessus d’un plateau de gomoku devant une vaste toile d’araignée, la divinité phallique est une figure hybride et troublante — grotesque mais mélancolique. Ses bras velus, ses grosses moustaches et son regard empreint de tristesse confèrent à la scène une dimension psychologique singulièrement moderne.

La tension entre comique visuel, charge érotique et étrangeté émotionnelle distingue cette série au sein de la production shunga du début du XIXe siècle. Loin du burlesque pur, la figure regarde le spectateur avec une expression presque accablée — une invention dont l’impact se ferait sentir dans l’avant-garde européenne plusieurs décennies plus t**d.

The Phallus’ (c.1903), by Pablo Picasso.
Ink and colored wax crayon on paper on the back of a Juner Hnos advertising business card.


Utagawa Kunisada I (Toyokuni III) 1786-1865Title: Parody on Daruma portrait with a vulva-shaped faceSeries: “Hyakki yagy...
06/06/2026

Utagawa Kunisada I (Toyokuni III) 1786-1865
Title: Parody on Daruma portrait with a vulva-shaped face
Series: “Hyakki yagyo” (Night Procession of One Hundred Demons), the first erotic book of Kunisada.
Date: ca. 1825
Size: 8 2/3 » x 6 » inches (22.02 x 15.24 cm) 

Cette estampe rare appartient à Hyakki yagyō, le premier livre érotique conçu par Utagawa Kunisada vers 1825 — un artiste dont la renommée, de son vivant, surpassait celle de Hokusai, Hiroshige et Kuniyoshi. Elle est référencée dans le catalogue raisonné de Hayashi, Enpon kenkyū Kunisada, 1961.

La figure de Daruma — le patriarche zen, reconnaissable à sa silhouette drapée de rouge — est transposée par le mitate, procédé de substitution iconographique parodique propre à l’époque Edo, en une forme explicitement érotique. Le drapé rouge encadre une figure anatomique présentée de face, fusionnant dévotion, portrait et burlesque en une seule image.

L’austérité de la composition renforce son efficacité : la figure isolée sur fond sombre, la violence du contraste chromatique, l’ensemble du sujet reposant sur la reconnaissance de Daruma par le spectateur. L’estampe condense les plaisirs caractéristiques de l’estampe érotique japonaise — jeu visuel, pastiche, irrévérence et liberté qui brouille les frontières entre le sacré, le grotesque et le désir.


Utagawa Toyokuni I (1769–1825)Ph***ic God on a Rockfrom the shunga album Kaichū kagami (Mirror of the Va**na)Japan, ca. ...
06/06/2026

Utagawa Toyokuni I (1769–1825)
Ph***ic God on a Rock
from the shunga album Kaichū kagami (Mirror of the Va**na)
Japan, ca. 1823
Nishiki-e woodblock print, ink and color on paper
Vertical sheet, 21.59 × 15.24 cm

Grand maître de l’ukiyo-e, surtout connu pour ses portraits d’acteurs de kabuki, Utagawa Toyokuni I révèle ici une veine d’imagination libre et parodique. Cette estampe appartient à Kaichū kagami (Miroir du vagin), l’un des albums shunga les plus inventifs de la fin de l’époque Edo — présenté lors de l’exposition de référence organisée par le British Museum en 2014.

Une divinité phallique, assise sur un rocher au milieu de pics et de vagues, tient un higozuiki et un fourreau phallique. Présentée de face dans une posture hiératique, la figure mime la solennité d’une épiphanie religieuse — effet immédiatement subverti par les ex-voto phalliques épars qui l’entourent.

Malgré son petit format, l’estampe se distingue par sa densité graphique : lignes de cheveux finement gravées, pigments métalliques et gaufrages délicats animent la surface. Ces raffinements confirment que les albums shunga les plus ambitieux étaient des productions de luxe destinées à un public averti.


Adresse

5 Rue Visconti
Paris
75006

Heures d'ouverture

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14:30 - 19:00
Mercredi 11:00 - 13:00
14:30 - 19:00
Jeudi 11:00 - 13:00
14:30 - 19:00
Vendredi 11:00 - 13:00
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Samedi 11:00 - 13:00
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