01/09/2026
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Red Salon
Pu Yingwei
Pu Yingwei
RED LIBRARY
La bibliothèque est un espace de goût, mais aussi un espace politique. S’inspirant des portraits de Napoléon réalisés par Jacques-Louis David, l’artiste Pu Yingwei réinvente l’espace intime de la bibliothèque pour en faire un lieu composé de livres, de colonnes romaines, de rideaux, d’un globe terrestre, d’étoiles à cinq branches et de sculptures en forme de dragons. Les livres anciens, aux pages tachetées, semblent maculés de sang, comme si une tempête rouge et conspiratrice venait de se déchaîner.
Pour Pu Yingwei, David maîtrise parfaitement l’art de façonner l’histoire par les images. Dans ce tableau, à la différence des portraits de souverains conventionnels, Napoléon y dévoile pour la première fois son « goût » masculin : le bureau, les accessoires, les joyaux, les vêtements. Aucune affirmation brutale du pouvoir, mais une impression plus pénétrante, qui suscite l’admiration. Pour Pu Yingwei, tout cela est profondément politique, et ce qui est le plus remarquable, c’est que cela paraît pourtant si ordinaire. C’est aussi ce rapport que souhaite exprimer l’exposition « Red Salon ».
The library is a space of taste, but also a political space. Inspired by Jacques‑Louis David’s portraits of Napoleon, artist Pu Yingwei re‑imagines the intimate space of the library as a site assembled with books, Roman columns, drapes, the globe, five‑pointed stars and dragon‑shaped sculptures. Mottled ancient books appear smeared with blood, as if a conspiratorial red storm has just unfolded.
In Pu Yingwei’s view, David has perfectly mastered the art of shaping history through images. In this painting, unlike conventional portraits of sovereigns, Napoleon reveals for the first time his masculine ‘taste’: the desk, the accessories, the jewels, the clothes. There is no brash assertion of power, but a more penetrating impression, one that inspires admiration. For Pu Yingwei, all of this is deeply political, and what is most remarkable is that it nevertheless seems so ordinary. This is also the connection that the ‘Red Salon’ exhibition seeks to convey.