10/01/2018
Car, voyez-vous, il n’y a qu’à tomber pour sortir, tomber de très haut, tomber très bas, lâcher prise, laisser tomber, arrêter de vous dire que vous êtes vous, ce mirage, ce miroir menteur, trompeur, qui te rend une tronche qui n’est pas la tienne.
Ce n’est pas toi, tu n’es pas là, tu n’es pas, tu n’es, tu nais en cet instant-même, à chaque image, 24 fois par seconde, comme au cinéma… enfin, à peu près, car c’est sans cesse, c’est 24 mille fois par seconde, 24 millions de fois par seconde, que sais-je ?
(extrait du texte)