Soudain une enveloppe glisse sous la porte, un monte-plats se met en branle. Dans un sous-sol deux tueurs à gages, Gus et Ben, attendent leur prochain « contrat ». Ben lit le journal et Gus cherche à faire du thé. Le temps passe, et des tensions apparaissent. Une succession d'évènements survient : une enveloppe glisse sous la porte, un monte-plats se met en branle. Qui donne les ordres ? Note d'in
tention :
Le Monte-plats est pour moi au-delà d'un théâtre de l'absurde un « théâtre de dérision » associant au tragique de l'existence un univers comique, un rire grinçant. J'ai la conviction que l'absurde reste aujourd'hui un excellent vecteur de vérité. Pinter nous plonge dans le tragique de l'Homme face à lui-même, et dans l'angoisse incessante du monde extérieur qui nous hante tous. Comment l'Homme négocie-t-il avec sa propre nature, ses peurs, ses angoisses, ses désirs ? Comment cela influence-t-il son rapport à l'autre ? Et quelle place la société, ou "le système sociétal", accorde-t-il aux doutes et aux questionnements de l'individu ? Gus et Ben sont deux personnes « déviantes » au sens sociologique du terme, et qui interrogent forcement l'ordre imposé. L'un de mes désirs premiers est de placer le spectateur au centre de cette bulle propice au questionnement de l'être pour nous permettre d'avancer, je l'espère, dans notre quête de vérité. Le Monte-plats de Harold Pinter
Trad : Mitch Hooper, Anatole de Bodinat, Alexis Victor
Mise en scène : Etienne Launay
Assistant mise en scène : Pierre-Louis Laugérias
Avec : Benjamin Kühn, Simon Larvaron, Bob Levasseur, Mathias Minne
Musique originale : Adrian Edeline
Découvrez ce spectacle du 28 mars au 20 mai 2018
Au Théâtre Le LUCERNAIRE