Les Cahiers De La Noue

Les Cahiers De La Noue Bienvenue à vous amis de la littérature,
De la peinture,
De la nature ! Bienvenue à vous amis de la musique,
De l'artistique,
Du féérique !

16/04/2025

La lune se dissout dans l'eau, parc national de Yosemite, Californie

18/02/2025
28/10/2024

HALLOWEEN

Les squelettes, citrouilles et autres têtes de mort,
Grimacent depuis les murets jusqu'aux rebords de fenêtres,
Quand surgissent de nulle part de vilains petits êtres,
Exigeant des bonbons, sinon vous jettent un sort !

C'est le temps des fantômes, des vampires et des sorcières
Qui par leurs cris et leurs têtes de chimères,
Font frissonner de peur les petits dans les jupes de leur mère,
Et hurler de terreur devant les doigts sanglants dans la soupière.

Les maisons qui la veille étaient si bien entretenues,
Ont dans les coins de grandes toiles d'araignées,
Paraissant maintenant sales et inhabitées,
Hantées par les spectres, les diables et les succubes.

Cachez-vous si vous entendez "Abracadabra" !
Et fuyez pour ne pas être transformés en crapaud !
Attention à la vieille en noir pourvue de sa faux,
Qui pourrait vous expédier dans l'épouvantable au-delà !

Après cette nuit de l'horreur passée,
Vous serez peut-être du poids de vos soucis
Libérés ! Et de vous être amusés, ravis !
Et dans un an, avec vos amis, déguisés, recommencerez !

Prune, le 31 octobre 2018 – Saisons -
©EditionsLesCahiersdelanoue - Textes et droits Réservés

14/10/2024

DESTIN

Gamine non désirée, aux parents immatures,
Humiliée, pendant son enfance,
Sans affection, élevée à coups de ceinture,
Vulnérable petite progéniture,
Mais quelle sera sa chance ?

Sous le joug d’un père tyrannique,
Adolescente séquestrée et maltraitée,
Toujours brutalisée sous l’œil despotique,
Terrifiée dans cette famille cynique,
Faible jeune fille aux lendemains tourmentés !

L’amour ne frappe jamais très longtemps à sa porte,
Point de tendresse, point de câlins.
Nul beau souvenir ne la réconforte,
Ses jours sont mornes comme un tas de feuilles mortes.
Triste jeune femme, quel sera son destin ?

Son quotidien s’étire, linéaire et mélancolique.
Puis après bon nombre de printemps, elle est terrassée
Par la maladie qui a planté son dard diabolique.
Ses jambes sont changées en membres paralytiques,
Et bloquée dans son fauteuil, c’est encore la captivité.

Dans son amère existence, son seul réconfort,
La chance d’être aimée par ses bons enfants.
Rien ne compte autant que leurs sourires qui colorent
Ses sombres jours, en teintes douces comme l’aurore,
Magiques instants furtifs, mais tellement importants !


Prune, le 02 novembre 2020 – ©EditionsLesCahiersdelanoue - Textes et droits Réservés

14/10/2024

MODUS OPERANDI

Connecter le vaste réseau atrophié de mes nerfs
Connecter tous mes sens afin de me distraire
Connecter ma raisonnable folie à vos folles raisons
Connecter vos petites résolutions à mes vastes aspirations
Connecter mon évidente réalité à vos illusoires échéances
Connecter vos offres sincères à mes humbles exigences.

Updater tous mes chers désirs inassouvis
Updater ma mobilité gravement affaiblie
Updater mes allures injustement ankylosées
Updater mon acharnement journalier
Updater mon infirme forme physique
Updater régulièrement mes réflexions chaotiques.

Télécharger les rayons du soleil en appli
Télécharger des rires et des sourires à l'infini
Télécharger d'innombrables utopies colorées
Télécharger le ravissement et la sérénité
Télécharger une pluie d'inspirations artistiques
Télécharger la précieuse baguette magique.

Enregistrer une perpétuelle énergie
Enregistrer une subtile fantaisie
Enregistrer une succession d'espérances
Enregistrer un taux élevé de confiance
Enregistrer de longs instants uniques
Enregistrer des masses de souvenirs oniriques.

Cliquer sur un nouveau monde
Cliquer sur mes opinions profondes
Cliquer sur de troublants murmures
Cliquer sur mes obsessions futures
Cliquer sur une pensée idéale
Cliquer pour un amour viral.

Sauvegarder tout ce que je peux me permettre
Sauvegarder ce qui encore peut l'être
Sauvegarder des éclats de certitudes
Sauvegarder quelques bribes de bonnes habitudes
Sauvegarder l'ardente rage de vivre
Sauvegarder cet horizon cristallin qui m'enivre.

Prune, le 20 avril 2020 – ©EditionsLesCahiersdelanoue - Textes et droits Réservés

14/10/2024

IMAGINATION

Mon cerveau est en ébullition constante,
Je forge trois mille pensées à la minute,
Les idées giclent, effervescentes,
Et dans le crâne s'entrechoquent, tous azimuts.

Elles s'éclatent par moments en taches molles,
Pour se répandre une à une en tendre aquarelle,
Souvent, tombent-en vrac, en longue farandole,
Charriant des mots chocs, rythmant les lignes textuelles.

Parfois, des nœuds diaboliques se font,
Semant la confusion, selon qu'ils soient,
Plats, coulants, de rappels ou papillons,
Me plongeant dans un profond désarroi.

Inlassablement, je dois classer chaque argument,
Chaque opinion, chaque aperçu, chaque échantillon,
Dans des casiers de même gabarit, de même assortiment,
Afin d’engendrer une intellection, sans y perdre la raison.

Les longues nuits sont très productives,
Et de mes songes émergent des fondations,
Qui finiront par étayer en définitive,
Nombre d'illustrations, de descriptions et de fictions.

De ce fatras vient éclore, la fragile, sublime ou étrange fusion,
Qui fera s'émouvoir ou surprendre l'entourage,
Satisfaisant un bref instant ma frénésie de création,
Avant l'inévitable rechute dans la gamberge et ses rouages.

Que je déteste, mais combien j'aime ces prolixes réflexions !
Qui sans cesse se superposent ou se débattent,
Encombrant mon repos ou ma méditation,
Et sans lesquelles je ne serais qu'un misérable automate.

Prune, le 14 juillet 2020 – ©EditionsLesCahiersdelanoue - Textes et droits Réservés
🙃😵‍💫

14/10/2024

LES VIEUX AMANTS

Accrochés l’un à l’autre, trottinent les deux anciens,
S’aidant de la canne assurant leurs pas incertains.
Ils s’acheminent doucement vers la boulangerie,
Puis, serrant leur demi-pain blanc, regagnent leur logis.

Aucune discorde ne vient plus troubler
Les trop semblables journées.
L’habitude depuis des lustres a délicatement jeté
Une cape de pardon sur les cœurs blessés.

Les écarts et les erreurs de jeunesse
Ont laissé place au repos et à la sagesse,
Et la fougue de leur passion opulente
S’est distillée en tendresse charmante.

Le temps s’étire et bouscule à peine les choses
Et leur permet parfois de s’attarder devant une rose.
Hélas ! Plus guère d’amis ne franchissent leur seuil,
Et les souvenirs s’entassent dans les recueils.

Même Pilou, le vieux chien, un soir s’en est allé,
Et sa laisse attend toujours, sur le mur, accrochée.
Minette, toujours fatiguée, depuis longtemps déjà,
A renoncé à pourchasser les souris et les rats.

Quand l’instant du dîner s’en vient,
Dans les vapeurs de soupe chaude, on se souvient,
Des lointaines années, autour de la tablée animée,
Quand les enfants traçaient des lignes dans la purée.

Les fauteuils enfoncés accueillent les dos courbés,
Chaque soir devant l’écran de la télé.
Affectueusement, l’homme ajuste le coussin,
Et pose un châle sur les fragiles épaules, avec soin.

Dans la chambre au papier peint défraîchi,
Une table de chevet emplie de photographies,
Côtoie le lit douillet affublé de son gros édredon,
Trônant sur le parquet ciré, craquant sous les chaussons.

Dans une valse de soupirs d’aise et de nostalgies,
Les wagons du sommeil emportent les dernières petites manies,
Les paroles fluettes comme de légères boules de coton gris,
Se diluent dans les profondeurs de la nuit.

Prune, le 19 janvier 2021 – ©EditionsLesCahiersdelanoue - Textes et droits Réservés

16/09/2024

La Table et la Chaise

Près d'une petite colline, dans un humble logis,
Vivaient une table et une chaise, en harmonie.
Mille confidences et secrets partagés,
Renforçaient chaque jour leur solidarité.

La table en chêne, imposante, robuste et fière,
Portait tout sur son dos, sans que rien l'altère.
Elle était le socle, la place des repas,
Et où se tissaient les liens, où l'on parlait tracas.

La chaise, modeste, en bois finement sculpté,
Était sa compagne fidèle, toujours bien placée.
Elle offrait son coussin avec douceur, dans l'ombre du soir,
Afin que chacun puisse confortablement s'asseoir.

Un jour, la table dit à la chaise avec familiarité,
"Ma chère, que ferions-nous sans cette complicité ?
Avec toi qui offres le repos après chaque rude labeur,
Nous formons un duo parfait, d’une réelle valeur."

La chaise répondit, son bois grinçant légèrement,
"Ma bonne table, c'est indéniable, notre sort est évident.
Ensemble, nous accueillons les rires et les pleurs,
Témoins des joies et des peines à toute heure."

Et de ce fait, la table et la chaise, unies par le temps,
Continuèrent leur existence, vivant ainsi, paisiblement.
Auprès des deux sapins verts, dans ce modeste garni,
Leur estime perdura, tout au long de leur vie.

Cette fable nous enseigne que même les objets ordinaires,
Peuvent partager des complicités sincères.
La table et la chaise, dans leur discret foyer,
Affichaient le symbole d'une pure amitié.

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Paris

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