Compagnie les Intranquilles

Compagnie les Intranquilles Les Intranquilles lisent à voix haute devant les murs avec le souhait d'y faire apparaître des fis

ET SI LA  LECTURE ETAIT UN EXERCICE COLLECTIF
17/03/2026

ET SI LA LECTURE ETAIT UN EXERCICE COLLECTIF

La lecture est toujours une aventure que l'on imagine individuelle, un plaisir solitaire, mais Thibault Le Page affirme qu'elle peut être collective et partagée. Et dans un petit livre vert, il énumère…

18/11/2025

deuxième message, le témoignage d'Augustin Trapenard : la joie de lire des livres, les différentes manières d'en faire aujourd'hui prescription.

https://fb.watch/Ds8P7cOpb6/

Bonjour.aujourd'hui deux messages. L'un relais d'un spectacle d'Aurélia Lüscher qui interroge notre rapport à la mort "L...
18/11/2025

Bonjour.
aujourd'hui deux messages. L'un relais d'un spectacle d'Aurélia Lüscher qui interroge notre rapport à la mort "Les corps incorruptibles". C'est Magistral ! courrez-y voir )
Les prochaines dates de tournée c'est ici :

le désordre des choses est une compagnie conventionnée avec la DRAC Auvergne – Rhône-Alpes. Elle reçoit le soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Puy-de-Dôme.

"Pense-Bêtes, le Rappel du Vivant" se jouera au festival Inventerre 2023.
10/08/2023

"Pense-Bêtes, le Rappel du Vivant" se jouera au festival Inventerre 2023.

[FESTIVAL INVENTERRE] Le festival Inventerre c'est aussi la troisième édition du Forum de la Transition !

Le thème de cette année : l'engagement citoyen dans la transition écologique !

📣 Une conférence de Camille Etienne
🎭 Deux spectacles
🌱 Un salon de plus de 20 stands
💡 Des ateliers ludiques toute la journée

📅 Mercredi 4 octobre
⌚️ À partir de 10h
📍 Palais des Congrès de Digne-les-Bains
Accès libre et gratuit
Présence de foodtrucks

🔗 En un clic, retrouvez :
- tous les temps forts du festival : https://bit.ly/3Oq1C4i
- le programme complet : https://bit.ly/477784h
Pour ne rien manquer, rendez-vous sur :
- notre site internet : https://bit.ly/3NTSLJ7
- Instagram : https://bit.ly/3PCE1zL
- Facebook : https://bit.ly/3NXtGwX

27/06/2023
La Cie les Intranquilles présentePENSE-BÊTES, LE RAPPEL DU VIVANTUne non-conférence théâtrale de et par Hélène Lanscotte...
23/06/2023

La Cie les Intranquilles
présente

PENSE-BÊTES, LE RAPPEL DU VIVANT

Une non-conférence théâtrale
de et par Hélène Lanscotte et Christophe Bonzom

Vendredi 21 juillet 2023 à 20h au CIRQUE ÉLECTRIQUE
Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris
Billetterie à prix libre – spectacle conseillé à partir de 11 ans

Mercredi 26 juillet 2023 à 19h à L’ACADÉMIE DU CLIMAT
2 Pl. Baudoyer, 75004 Paris
Entrée libre – spectacle conseillé à partir de 11 ans
Réservations : [email protected]

Face à face, côte à côte, aux aguets du raisonnement de l’un et de l’autre, c’est à une joute critique que se livrent deux orateurs, questionnant notre expérience de Nature et la crise de sensibilité que nous traversons. Pour cela, ils choisissent de joindre à leurs témoignages les propos contrastés de philosophes, scientifiques, poètes, essayistes et romanciers.

PENSE-BÊTES, LE RAPPEL DU VIVANT interroge la nature du lien qu’entretient l’Homme contemporain avec le monde animal et met en exergue leur nécessaire coexistence, affirmant le sensible comme territoire partagé.

Textes : Jean-Christophe Bailly . Eric Chevillard . Hélène Lanscotte . Baptiste Morizot . Fabienne Raphoz . Jacques Rebotier . Rainer Maria Rilke . Valérie Rouzeau . Christophe Tarkos . Antoine Volodine

Emprunts musicaux : Alain Bashung . Philippe Katerine . Steve Reich

Regard extérieur : Olivier Comte, Thomas Laroppe et Maxence Rey

Graphisme : Wladimir Anselme

31/03/2023

Le monde diplomatique (avril 2023)

La nostalgie Perec
par Régis Debray

L’Histoire n’étant plus et la Nature pas encore, il y eut chez nous, entre le Rouge et le Vert, un moment unique où le noir et blanc seul a été. C’était vers la fin du siècle dernier. Il porta l’Écriture sur le trône, mais sous des dehors bonhommes, ceux d’un jongleur à bonne bouille, avec tignasse, barbichette, une malice dans l’œil et un chat sur l’épaule ; et une devise emblématique : « Je me souviens (1) », un bon souvenir pour une ou deux générations. Ce fut le moment Perec. Comme il y eut un moment Gide (voire, peu après, un moment Malraux). Ces préséances-là, comme le mot l’indique, n’ont rien d’éternel. Une raison de plus pour remercier Claude Burgelin d’avoir aussi bien ressuscité l’homme, l’œuvre et l’époque dans une synthèse subtile, labyrinthique et de ce fait très perecquienne (2).

Les années Perec : une odeur, déjà, de revenez-y. Le pied de nez d’un temps ultra-lettré, qui déjà divorçait du politique sans épouser encore l’écologie. L’époque avait élu domicile dans la talking cure, placée en facteur commun aux entichés de la linguistique, la science reine d’alors, et aux séjours chez le psy, chacun le sien, un passage alors obligé pour tout intello civilisé. Le milieu allait et venait entre Ferdinand de Saussure et Jacques Lacan, les deux buttes-témoins des randonneurs d’avant-garde. Les nous d’antan, comme la classe ou la nation, s’étant comme évidés, passés de mode, le moi-je restait seul à découvert et à découvrir. Et telle fut la quête de l’orphelin Perec à la recherche de ses soubassements oubliés ou refoulés. Un urbain dans l’âme, peu soucieux de géographie, qui n’aimait pas le vert, et faisait la nique à la grande H qui lui avait volé père et mère. Son génie propre fut de laisser derrière lui l’écume des choses, remous politiques et bisbilles idéologiques, pour « dire le dedans en ne décrivant que le dehors », en s’occupant d’abord de l’infra-ordinaire. Du trivial, du banal ou de l’inaperçu. Avec, dans le rendu, une élégance méticuleuse, à l’affût de tous les détails qui ne payent pas de mine, qu’on a sous les yeux chaque jour et qu’on ne voit pas pour cela même. Et ce retour amont, sans rouler des prunelles ni bomber le torse, en tirant la langue à l’esprit de sérieux, par jongleries et gambades, lipogrammes et palindromes. Cruciverbiste indécrottable et incollable, Perec zigzaguait entre ludique et tragique, en as du porte-plume, en funambule de l’alphabet. Les « touts » de référence ayant éclaté en petits morceaux, place aux éclats de rire et aux sourires en coin. Madame la littérature enleva alors ses escarpins pour se mettre à gambader en baskets. Mais avec, mine de rien, du lourd dans le baise-en-ville et l’ombre portée du génocide. C’était tirer le meilleur d’un certain passage à vide historique, avec beaucoup de tact dans le meden agan des Grecs, le « rien de trop » d’une ligne de conduite festonnée qui sut garder en tout, désespoir compris, la bonne mesure : Juif, mais non sioniste ; de gauche, mais non gauchiste ; masculin, mais non machiste ; intimiste, mais partageux. La crème sans la pâte. Avec une délicatesse de touche et une bonne humeur très entraînantes. Le moment Perec fut un moment de grâce, où « faute d’épique, des fleurs de rhétorique » s’épanouirent comme jamais. Ad augusta per angusta (« vers les cimes par d’étroits chemins »). Au salon, par l’office. Et cela reste. Les majuscules retombent vite en poussière, les minuscules traversent mieux le temps. À preuve l’alliage de la gaminerie et du sophistiqué, du farcesque et du rigoureux réussi par l’Oulipo, l’Ouvroir de littérature potentielle, où Perec s’en alla faire des siennes, et des meilleures. Il nous sourit encore, alors que tant de graves et savantes architectures ont déjà rejoint la déchetterie.

La couronne de « contemporain capital » est fugitive, et celle que Burgelin lui décerne ne manque pas d’optimisme. Perec a eu la chance d’être sacré et consacré bien après sa mort, et le titre est toujours plus durable quand il est posthume. C’est notre sort commun, de ne pouvoir ouvrir les yeux sur les choses et les gens que lorsqu’ils ne sont plus. Il est juste que cette consécration tardive échoie à un solitaire qui n’a jamais candidaté au titre, au moins opportuniste, des pros de la racontouze, qui s’est toujours tenu à l’écart de l’esbroufe et de la parade. L’esprit d’un temps donné ne se profile bien qu’au suivant, quand la page est tournée. Il est très probable que les années Perec soient déjà loin derrière nous, comme si un clap de fin était venu les refermer dans notre dos. L’Europe entend de nouveau le son du canon à ses portes, le divan perd peu à peu ses clients, et dans la start-up nation, la novlangue managériale qui court au plus pressé, le fric, n’a que faire des disciples de Raymond Roussel et des « promenades au pays des mots ». Mais c’est parce que son et, si j’ose dire, notre biotope s’éloigne que Perec l’ancien n’a jamais été aussi présent dans nos cœurs et nos anthologies. C’est peut-être parce que son monde s’est éclipsé et que nous n’attendons plus grand-chose du nôtre que Perec prend aujourd’hui figure de sage, rieur et fraternel.

Lecture-PerformancePENSE-BÊTES, LE RAPPEL DU VIVANTJeudi 16 mars à 18h30.Péniche Librairie L'eau et les rêves, 9 quai de...
05/03/2023

Lecture-Performance
PENSE-BÊTES, LE RAPPEL DU VIVANT
Jeudi 16 mars à 18h30.
Péniche Librairie L'eau et les rêves, 9 quai de l'Oise. Pari 19e.
La soirée débutera avec la présentation par Sybille
GRIMBERT, de son nouveau livre LE DERNIER DES SIENS, éditions Anne Carrière.
PENSE-BÊTES, LE RAPPEL DU VIVANT met en exergue la coexistence inéluctable de l’Animal et de l’Humain et affirme le sensible comme territoire partagé. Pour ce faire, deux orateurs, tantôt conférenciers, tantôt performeurs-lecteurs mêlent à leurs témoignages intimes un choix de textes philosophiques ou scientifiques, de poèmes, d’essais et de fictions. Au fil d’une joute oratoire, textuelle et scénique, un plaidoyer pour le monde animal se construit et révèle que nos attachements à l’Autre Vivant ne sont pas sans contradictions.

Jauge limitée - Réservation conseillée au 06 43 57 55 43.

Adresse

Paris
75019

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