12/06/2026
Une voix essentielle s’est éteinte. Avec Le Thé au harem d’Archimède et l’ensemble de son œuvre cinématographique et littéraire, Mehdi Charef a marqué toute une génération en faisant entrer dans la culture celles et ceux que l’on ignorait, les invisibles, les oubliés.
Visionnaire, il a raconté les marges sans fard ni concession, avec une lucidité rare et une humanité profonde, donnant à voir des existences reléguées hors du champ commun.
Son art a aussi profondément résonné avec les parcours de certains de nos concitoyens en France, entre héritages maghrébins, exil et quête de place, ouvrant un espace inédit dans le cinéma français.
L’Institut du monde arabe s’associe à l’hommage légitime qui lui est rendu, à la mesure de ce qu’il a révélé et porté. Un hommage nécessaire, pour celui qui aura fait entrer dans l’image et dans les mots ce que beaucoup préféraient ne pas regarder et qui continuera, longtemps encore, à habiter notre mémoire collective.