10/10/2022
Madam C.J. Walker, de son nom de naissance Sarah Breedlove, est une femme Afro-américaine née à Delta, quatre ans après l’abolition de l’esclavage, le 1er janvier 1867. Elle grandit dans une fratrie de 4 frères et une soeur. Fille d’esclaves de champ de coton, elle est orpheline à 10 ans et devient avec sa soeur servante dans le Mississippi.
Elle rencontre son mari à l’âge de 14 ans et a son premier enfant à l’âge de 16 ans. Devenant v***e à 20 ans, elle est contrainte d’élever seule sa fille et obtient le travail de blanchisseuse dans le Mississippi. Elle rejoint ainsi ses trois frères, et côtoie le monde noir bourgeois grâce à l’église Saint-Paul méthodiste, qui est un courant alliant l’église anglicane et divers autres mouvements nés à partir du Grand Réveil religieux au XVIIIe siècle. Dans cette église, elle chante et apprend les manières des femmes éduquées qui y sont présentes. Sarah Breedlove est déterminée à offrir une éducation à sa fille mais elle sait que c’est difficile en gagnant seulement 1 dollar par jour.
Par manque d’hygiène, et de contacts trop agressifs avec les détergents, les femmes Afro-américaines souffrent de problèmes cutanés sévères et parfois même de calvitie. Sarah Breedlove souhaite y remédier. Elle apprend alors auprès de ses frères barbiers la science du soin pour cheveux. Lors de l’Exposition Universelle de 1904 de Saint-Louis, elle va être la commissaire pour les produits l’entrepreneuse Afro-américaine Annie Malone qui produit des soins capillaires pour l’entreprise Poro. Les ventes seront mauvaises du fait du peu de représentations afro-américaines.
Sarah Breedlove va grâce à ses connaissances créer sa propre gamme de produits et déménage à Denvers en 1905 avec sa fille où elle continue de se développer et vendre les produit de Annie Malone. Les deux femmes vont devenir des rivales dans leur domaine et Annie Malone l’accusera d’avoir volé sa recette; un mélange de souffre et de vaseline.
(suite en commentaire)