Cette conférence gesticulée raconte la manière dont le langage structure les inégalités sociales. Mais aussi le pouvoir symbolique des mots en politique capables de créer des représentations figées qui modèlent notre rapport au monde et aux autres. De ses études à Sciences Po Paris, cette fabrique des élites politiques, à son expérience d’enseignante dans un service public rongé par le néolibéral
isme, la gesticulante décrit la place du langage dans les mécanismes de distinction et de reproduction sociale. Et si la vraie politique, c’était donner de la voix à nos petites histoires, ces annexes de la grande Histoire? En cherchant à comprendre pourquoi l’histoire familiale de l’immigration ne s’est pas transmise dans sa famille, Sarah décrit ces processus sur le temps long par lesquels on crée des inaudibles. Elle met en avant nos identités complexes, le temps d’un récit, en faisant se rencontrer des vécus d’enfants de banlieue parisienne, d’hier et d’aujourd’hui, issus de l’immigration. Toutes ces petites histoires qui appartiennent à une mémoire collective.
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗰𝘂𝗹𝗲́𝗲 ? Mélange de tranches de vie, de savoirs froids, d’anecdotes et d’analyses personnelles, la conférence gesticulée est un format qui se veut simple, radical et percutant. Elle est (presque) toujours le fruit d’une remise en perspective profonde et d’une urgence à dire. Véritable outils d’émancipation et d’éducation populaire, elle est aussi une affirmation de notre légitimité à nous ré-approprier la parole publique. Parfois drôle, souvent émouvante, elle nous invite à partager un regard sur la société et à envisager des solutions collectives.