30/12/2025
Il y a des années qui passent.
Et il y a celles qui te traversent.
Cette période n’a pas été une ligne droite, mais une initiation.
Un long couloir où j’ai appris que survivre est parfois un acte de courage silencieux.
J’ai vu un monde se figer, puis se déformer.
Un monde où le bruit prend parfois la place du sens,
où l’influence se confond avec la valeur,
et où rester soi devient une forme de résistance.
j’ai repris un crayon.
Quinze ans de silence dans mes mains.
J’ai retrouvé l’art,
comme on retrouve une langue oubliée qui n’a jamais cessé de nous parler.
Chaque toile était un pas vers moi.
Je ne le savais pas encore.
C’était l’autopsie d’une âme que je croyais morte,
et le sujet, c’était moi.
Une thérapie lente, honnête, parfois douloureuse.
Mais nécessaire.
J’ai compris que tout cela n’était qu’un prétexte.
Le vrai voyage était intérieur.
Je me suis rencontré sur la route.
Avec mes failles.
Ma maturité.
Mes erreurs à accepter.
Mes victoires à honorer.
L’art m’a appris une chose essentielle :
on ne crée jamais pour être vu,
on crée pour dialoguer avec des inconnus
qui, sans le savoir, portent les mêmes cicatrices.
2025 a été l’année la plus dure de ma vie.
Mais aussi la plus révélatrice.
Car si je suis encore là pour en parler,
c’est que je suis plus fort que ce que j’imaginais.