27/05/2024
Hello 👋🏿,
J’espère que vous serez nombreux pour ceux qui sont dans l’hexagone. See u soon et merci pour Les encouragements. 💯🙏🏿🌞
Collectif 24 est une plateforme regroupant des artistes des minorités visibles des quatre coins du monde afin de faire face aux effets du confinement.
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Paris
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Le 30 mars dernier, France-info estimait, que dû au COVID19, 43% de la population mondiale était confinée. Dans ce contexte où le crash économique guette, le monde de la culture s’inquiète à juste titre de ses lendemains. Ce faisant, il a aussi exprimé sa plasticité face à l’imprévu en se réinventant rapidement, notamment par la voix des musées, scènes d’art vivant ou encore cinémathèques (avec des visites, représentations et autres expositions virtuelles). Parallèlement, dès le début, d’autres voix se sont inquiété de l’effet du confinement sur les acteurs les plus fragiles de l’écosystème artistique. D’aucuns, comme Karl-Emmanuel Picard (l’anti-Bar) avouent que “Ça fesse, tout le monde est un peu dans le trouble”. Si c’est une lapalissade de dire que sans artiste, pas de culturel… Le monde culturel [avec ses espaces disciplinaires] est un espace aux limites plus floues et moins définies que celui de l’artiste. Ainsi c’est bien plus l’artiste qui est “fessé“, car il est dans la plupart des cas un travailleur autonome seul et très bien défini par sa personne et son identité. En d’autres termes, il ne saurait être fondu dans un monde culturel qui lui est composé d’un ensemble d’institutions sociales (musées, galeries, centres d’artistes autogérés, maisons de la culture, salles de spectacles, maisons d’éditions, Bibliothèques, etc.).
Si “l’Artiste“ [celui qui fait profession des arts] est en temps normal une profession, fragile et à risque, on peut légitimement s’inquiéter de l’impact de cette crise sur les minorités visibles qui, elles, sont des populations encore plus fragiles et à risques. En effet, si l’on songe au fait que seuls 16% des artistes visuels du Québec génèrent plus de 20 000 $ de revenu par an croisé au fait qu’en 2017 seul 12% à 13% des artistes issues des minorités visibles arrivent à exposer dans le Réseau Art Actuel et Accès Culture (lieux de professionnalisation par excellence ) ou encore qu’en 2017 un seul artiste noir (vivant au Québec) était représenté par une galerie professionnelle, il est alors aisé d’imaginer combien ces artistes affichent une vulnérabilité accrue face à la crise.
Ainsi quand on en vient à s’interroger sur la survie de l’artiste des minorités face à cette crise sanitaire, un certain nombre de questions se posent :
Quel modèle coopératif adopter ? Y a-t-il des précédents pertinents ?