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08/10/2026

JEUDI, VENDREDI, SAMEDI, La Semeuse, 20 heures

https://my.weezevent.com/prom_14-1

"Brillant, féroce, nécessaire"
"Une charge frontale contre les tartuffes qui gravitent autour de l'attentat".
Nice-Matin

"Une proposition salutaire, drôle et dérangeante, qui arrache le drame niçois à la récupération politique pour lui rendre sa dimension profondément tragique et humaine." La Strada

05/10/2026

Edito – Michel Sajn in La Strada N° 392 – du 5 Octobre au 1er Novembre 2026 –
www.la-strada.net
Ce corbeau en couverture nous a été inspiré par le visuel de l''édition 2026 du Festival du Polar de Saint-Laurent-du-Var (06) - Page officielle (voir article page 25 et visuel page 32). Mais il nous rappelle aussi un poème d’Edgar Allan Poe : Le Corbeau (1). Car, comme dans ce texte, un beau matin, on se lève et on ne supporte plus l’environnement toxique de l’instant. On se dit : "Jamais plus" ! Je n’accepterai jamais plus les guerres, les tueries, la violence. Jamais plus les mensonges, les fake news, les manipulations, les insultes, la haine. Jamais plus l’égoïsme, l’injustice, la cupidité et la violence. Jamais plus une Mère Nature dépouillée, flétrie, brûlée, empoisonnée. Dès que l’on se "connecte" aux réseaux, à la radio, à la TV, à la presse, à la rue. Le jamais plus s’amplifie. On a l’impression que jamais plus nous n’aurons droit à la fraîcheur des arbres, au chant des oiseaux, à la paix, à la liberté, à la vérité… Cette chape de plomb qui tombe peu à peu sur nous semble nous signifier que jamais plus nous ne pourrons revenir à plus d’humanité, à plus de "vivant", car les machines vont nous remplacer, que jamais plus nous ne reviendrons à un monde de solidarité, d’empathie, et de liberté.
"Jamais plus" devient alors une source de révolte. Ainsi jamais plus nous ne ferons confiance aux tribuns qui promettent et ne font pas, aux experts en technologie qui jouent aux apprentis sorciers, aux oiseaux de mauvais augure qui voient insécurité et danger dans l’altérité et dans la différence. Jamais plus nous n’autoriserons l’extermination d’humains et d’êtres vivants. Jamais plus nous n’accepterons le monde à deux vitesses : où une poignée possède tout abandonnant la multitude dans le dénuement et la souffrance. Jamais plus nous ne laisserons les "marchands du Temple" diriger les cités. Jamais plus nous n’autoriserons la réécriture de l’Histoire. Jamais plus nous n’autoriserons la censure, les appels à la haine, ces discours qui comme une vague de boue ont semé confusion et terreur. Jamais plus nous n’autoriserons que l’on détruise nos libertés fondamentales.
Est-ce un rêve ou plutôt un cauchemar ? Est-ce réel ? Difficile de trancher dans ce monde où le soi-disant progrès technologique est devenu l’outil principal du mensonge et de la manipulation. Notre avenir prend des airs d’Halloween, où une soirée durant les jeunes gens jouent à se faire peur. L’ennui c’est que ce jeu macabre est devenu notre quotidien. Alors jour et nuit, les informations, vraies, fausses, approximatives nous inondent et nous rappellent Night and Day, cette chanson, ce poème de Léo Ferré (…)
Night and day
Ça tape ça tape ça tape
Ça crie ça crie ça crie
Ça tape ça crie ça gu**le
Et puis ça rotative
Et l'encre se déloque à la gu**le des gens
Le sperme des nouvelles se met du noir aux yeux
Des nouvelles sensas et super et mon cul
À vous donner l'idée de retourner vers les oiseaux
Night and day (…)
Dans Night and Day de Léo Ferré, sur l'album Amour Anarchie (1970)
Immuable, perpétuel, ce flux, qui devrait nous permettre de nous situer, ne fait que nous perdre, nous noyer, dans un océan de terreur et de tristesse. Pourtant il y a d’autres possibilités pour sortir de cette noirceur : résister, en renforçant nos liens d’amitiés et d’amour, garder l’espoir, et mieux encore, le désir… de liberté, de fraternité et d’équité. Car l’isolement, le stress et la confusion que génère cette nouvelle société ne peuvent être des paramètres acceptables. Cette autorité qui s’installe par la peur et la répression est en fait très fragile. Pour exister, elle a besoin de nous. Alors il faut choisir et arrêter de prendre des "faux-fuyants"… L’autorité est violente, elle ne sait plus débattre, elle ne le peut plus en fait, tant son action est par trop verticalisée et subie par la population. Le civisme n’est pas "obéir", c’est décider ensemble et respecter cette décision en République.
La dialectique sécuritaire, au nom de l’ordre public, au nom de la lutte contre le terrorisme, au nom de la sécurité sanitaire a interdit depuis quelques années les réunions publiques, censuré parfois les spectacles… Mais voilà qu’à présent on annule des manifestations culturelles car elles sont "trop politiques”, pas assez culturelles. Les censeurs ne se cachent même plus. Il ne peut y avoir antinomie entre ces deux termes en République. Car cette dernière est une culture qui nous lie et qui devrait être la base de toute action politique. La France est le "Pays des Lumières", c’est sa Culture qui a fait sa force politique et sa grandeur. Et la Culture ne se limite pas au patrimoine, elle est doit rester vivante et libre pour qu’existe la démocratie.
Vous aurez beau nous faire peur, nous ne lâcherons jamais notre quête, notre créativité, notre empathie, et nous continuerons à créer quoique vous inventiez pour nous opprimer. Qu’on se le dise !
Alors ce corbeau, malgré sa noirceur n’est pas symbole de morbidité mais de refus, car depuis Edgar Allan Poe, qu’ils soient poètes ou punks, dépressifs ou insolents, les Baudelaire, Mallarmé, et autres Stranglers, ont utilisé ce symbole comme celui d’un résistant, du refus, car son nom est Never More (Jamais Plus).
Parce que depuis la nuit des temps, nous savons à quoi mène une société où la loi du plus fort ou du plus riche règne. Il ne faut JAMAIS PLUS que cela se passe !
(1) litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/edgar-allan-poe-le-corbeaupoeme.Html

10/09/2026

EDITO - Michel Sajn in LA STRADA N°391 couvrant la période du 7 SEPT au 4 OCT. 2026 qui vient de sortir dans les bacs et sutr le net www.la-strada.net
LE "VIVANT" EN VAUT LA PEINE !
Être en vacances et essayer de "déconnecter" (cf. couverture de La Strada n°390) de l'enfer de la chaleur, des incendies et des changements climatiques, mais aussi politiques, fut difficile. Mais reprendre en pensant à tout cela, et y rajouter les sautes d'humeur d'un vieillard orange qui se comporte comme un cancre morbide et met la Planète en vrac, sans compter les guerres, les présidentielles qui annoncent une "campagne de caniveau"... c'est vraiment trop ! Car l’énumération de tous ces troubles qui secouent notre planète serait presque quantité négligeable face à la catastrophe annoncée : l'affaiblissement du Gulf Stream. Hé oui ! Le bout du bout est en vue… Car lorsque ce courant maritime, régulateur d'une partie de la température terrestre, s'interrompra, nous nous retrouverons dans ce film catastrophe : The Day After Tomorrow... Certes caricatural, mais qui est un condensé de ce qui pourrait arriver.
Aussi, l'éco-anxiété augmente dans la population, surtout chez les jeunes qui désespèrent de voir les adultes aux manettes se prendre la tête sur des petites phrases, sur des concepts qui n'ont rien à voir avec ce qui les effraie vraiment. On a envie de dire à notre classe politique : "Un peu de sérieux, mesdames et messieurs… Je vous demande de vous arrêter !"
Mais nous espérons que ce numéro résonnera comme celui de la découverte par le livre grâce au Festival de Mouans-Sartoux (programme complet pages 24-25), qui nous dit cette année que Le monde en vaut la peine… Comme un appel, pour que tout un chacun réalise que notre Terre et le vivant qui l'habite valent la peine qu'on les préserve. Que ce concept devrait passer avant tous les autres tant il est essentiel. Rappelons-nous que nous vivons tous sur la même planète, que nous ne devons pas la transformer en "radeau de la Méduse", sous peine de faire disparaître toutes ses merveilles. Le livre est un moyen de voyager, de découvrir, de réfléchir, d'inventer... Préservons-le aussi, ne laissons pas les écrans le supplanter, ne laissons pas certains oligarques le censurer, l'orienter et, tout compte fait, le détruire. Il en va de notre culture, de notre lien social.
À ce propos, vous trouverez une chronique sur Le Livre de la honte (page 31), que nous avons découvert dans un autre festival exceptionnel : le Festival du Film de Douarnenez, où les documentaires ont la part belle. Il donne la parole aux réfugiés qui sont retenus contre leur gré dans des camps en Libye, en Tunisie, au Niger, etc., que l'on déporte, que l'on sous-alimente, que l'on torture, que l'on tue, que l'on livre au marché le plus sordide, celui des êtres humains et de leurs organes. Ces réfugiés ne sont pas de "bonnes victimes" expiatoires. Ils dénoncent la sale besogne
du HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) qui, loin de les protéger, les laisse à la merci des criminels et de leurs trafics effrayants. Étrangement, les médias mainstream ne livrent pas ces informations. Il n'est donc pas étonnant que la xénophobie prospère. Car il est sûr que si l'on montrait la vérité de leur condition, beaucoup plus de gens comprendraient leur fuite, qui ne vise ni à "remplacer", ni à envahir, mais juste à survivre.
Dans le genre mauvaise victime, qui n'adopte pas la contrition comme seule posture et demande des comptes, vous retrouverez Thierry Vimal et le seul-en-scène : Prom_14, qu'il a écrit (page 23) au sujet de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016. C'est une des rares œuvres sur ce sujet et surtout, c'est une des rares tribunes ouvertes aux victimes et à leurs proches. Car souvent, pour les attentats comme pour les meurtres ou pour les crimes se***ls, on parle bien plus des agresseurs que des victimes. Ces dernières doivent lutter pour accéder aux tribunes médiatiques et politiques, ce qui, une nouvelle fois, est un paradoxe funeste dont nos sociétés ne manquent malheureusement pas en ce moment. Prom_14 se jouera au Festival du Livre de Mouans-Sartoux, là encore parce que la défense de la vie et la compassion en valent la peine. La Strada y présentera aussi, sur son stand A011, des auteurs qu'elle soutient (pages 22-23).
Enfin, dans le droit fil de ce désir de vivre et de préserver la vie, nous évoquons aussi le festival de Clown Power, manifestation familiale qui se déroulera au 109 (page 10). Le clown a ce grand avantage de pouvoir s'adresser aussi bien aux familles qu'aux adultes seulement, histoire d'interpeler le public sur nos "dérapages" modernes. Le clown, c'est un peu la base de la comédie. Il ne s'invente pas, il faut que chacun trouve le sien en lui-même. Cette autre vision de l'ego à l'éclairage de l'absurde est une manière de nous remettre tous d'accord, en riant, parce que le monde tel qu'il évolue ne peut pas être pris au sérieux ! Bonne lecture.

07/09/2026
27/08/2026

Après Nexon et Aurillac la semaine dernière, nous étions hier à Bussang 🌳 pour continuer notre tour des festivals.

Ce cercle en forêt au Théâtre du Peuple - Maurice Pottecher 🪵 avec des spectateur·rices, des professionnel·les, des travailleur·ses du secteur, assis·es ensemble pour parler et sensibiliser à ce qui est en train d'arriver au spectacle vivant :
▪️ un définancement de la culture sans précédent, c'est pourquoi nous réclamons son refinancement à hauteur de 1% du budget de l'État
▪️ une précarité grandissante pour les compagnies
▪️ une vigilance accrue à apporter à la liberté de création, de plus en plus souvent menacée

Un spectateur a posé la question qui revient souvent 💬 : « En tant que public, on se sent désemparé, qu'est-ce qu'on peut faire pour soutenir le spectacle vivant public ? »

L'organisation de ces échanges fait partie de notre réponse. C'est aussi là que se dit ce que la culture produit réellement ✨ : des imaginaires partagés, de l'ouverture, de l'espoir...
👉 L'autre réponse tient en un geste : signez l'appel, partagez-le autour de vous.

✍️ SIGNEZ ✍️ https://www.leslignesbougent.org/petitions/culture-partout-1-obligatoire-23710/

💜 Merci à toute l'équipe du Théâtre du Peuple - Maurice Pottecher qui nous a accueillis à l'occasion de Saison d'été 2026.


📸 photo : Syndeac - Sevana Holst

Adresse

Nice

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 18:00

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