06/03/2015
L’Étranger d'après Albert Camus du 6 au 8 mars au théâtre du Télémac à Nîmes !
La Compagnie du Visage a le plaisir de présenter sa nouvelle version chorégraphiée de "L’Étranger, d'après Albert Camus", mis en, scène par Avner C. PEREZ et interprété par Benoit SALADINO et Julie SAPY, les vendredi 6 & samedi 7 mars à 21h et le dimanche 8 mars à 17h au Théâtre Télémac à Nîmes. Pour les intéressés, plus d'infos en cliquant sur ce lien http://telemactheatre.midiblogs.com/archive/2015/03/02/theatre-828314.html
"Camus considérait que toute œuvre s’inscrivait dans une trame tragique. C’est pourquoi nous pensons qu’une adaptation de « l’Etranger » doit à la fois respecter le projet initial, c’est-à-dire faire la part belle à la narration pour faire entendre le texte camusien, parfois sous la forme de déclamations face au public qui d’abord devrait accueillir le texte nu, brut, comme une invitation à s’émouvoir de la matière littéraire stricte. Dans le même temps – parce que Camus lui-même privilégiait le corps-« roi » de l’acteur dans l’entreprise théâtrale – nous avons fait en sorte que la part « active», « visuelle », « charnelle » soit présente dans la mise en scène et mise en espace des révélations de la solitude, de l’opacité ainsi que de la visibilité fluide, de « l’étrange étrangeté » du personnage de Meursault ." Avner C. PEREZ
Un comédien, Benoit SALADINO, interagit pour retrouver ces deux faces de Janus : l’intellectualité, la présence de l’absurde et le geste du personnage pris dans les mailles de l’existence sociale et de sa difficulté dans sa présence au monde. Il le fait en proposant l’interprétation des personnages du roman dans un face à face avec ses propres fantômes.
Quelques décors : un échafaudage signifie les murs des immeubles blancs avec leurs balcons méditerranéens de la ville d’Alger, la plage ou la prison ; la bière de « la maman morte aujourd’hui, ou peut-être hier… ».
Dans ce jeu entre les différents protagonistes qui entourent Meursault, l’employé de bureau, apparaît une lueur apaisante dans la chaleur écrasante d’un été algérois : Marie, Marie Cardonna, une ancienne dactylo qui l’attire.
Cette voix, évoquant l'être de fraîcheur qu’est Marie, dans son univers difficile à cerner, est inscrite par la présence musicale, dramatique et chorégraphique de l’interprète Julie SAPY, qui ponctue et répond aussi, avec intensité et émotion, à la solitude du destin poignant de cet « étranger » au monde et à lui-même qu’est, Meursault.
En repensant à ce trio – le metteur en scène, l'acteur et son accompagnatrice – les mots qui me viennent sont « intelligence » et « générosité ». Avec quelques images très simples, ils font naître une grande émotion.
Agnès SPIQUEL Présidente de la Société des Études camusiennes
La mise en scène éclaire ce que contient de vérité et de révolte ce roman de l'absurde écrit pendant la seconde guerre mondiale.
Anne LERAY, L'Hérault du jour
Réservations au 04 66 21 07 60 ou par courriel : [email protected]