Pedro sp II

Pedro sp II NOUVELLE PAGE

✨Danseur, artist, créateur, accompagnateur✨
Je transmets par le corps, pas juste par des pas.
📍partout où ça vibre.

Danse technique, expression libre, bien-être. Si tu veux transpirer, t’écouter, te dépasser : bienvenue.

18/05/2026

La tête collée : invasion d’espace ou langage de danse ?⁉️

Dans d’autres danses, on entend dire :
“Ne colle pas la tête, laisse de l’espace, ça empêche ta cavalière de s’exprimer.”
Je comprends cette logique dans certaines danses, c’est vrai.

Mais en kizomba et en semba, c’est différent.
La tête collée fait partie d’une posture, d’un style, d’une interprétation.
Ce n’est pas tout le monde qui danse ainsi et c’est normal, chacun a sa façon.
Mais c’est quelque chose de familier, de courant dans cet univers.
Comme la biste, comme la position des mains la tête est simplement un point de connexion de plus entre les deux danseurs.
Et ce qui peut paraître simple de l’extérieur danser fermé, tête contre tête c’est en réalité technique, et un beau travail pour les deux.
Le leader qui propose la passe, le croisement, la sortie.
La cavalière qui suit et dans cet espace, trouve sa ginga, son expression.

Alors si vous vous êtes déjà demandé pourquoi certains dansent aussi fermés, ce n’est pas une invasion d’espace, ce n’est pas une maladresse.
Ce n’est pas non plus une intention déplacée.
C’est juste un style. Une façon de danser . Un langage.

Pedro SP

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Je donne cours de Semba, Kizomba & Tarraxinha tous les mercredis et Jeudis soirs.
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- cours collectif et cours particuliers

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17/05/2026

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12/05/2026

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07/05/2026

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02/05/2026

✨ Un message pour vous anciens, nouveaux, futurs élèves ✨

26/04/2026

Parlons des l’animation dans nos soirées de danse !

08/04/2026

Kizomba sensual, tarraxinha social, tarraxinha : on parle de quoi exactement ?

Dans notre danse, les noms ce sont multiplié. Et parfois, derrière des noms différents on trouve la même chose.
Laisse-moi t'expliquer.

La tarraxinha.
C'est une danse angolaise. Des mouvements sensuels, parfois saccadés. Une interprétation qui peut aller loin selon la musique, selon l'instrumental. Ça ne se danse pas avec tout le monde.
C’est ça, la vraie tarraxinha.

La tarraxinha sociale.
Ce terme a été créé pour se démarquer. Plus accessible. Manière de danser plus simple à enseigner au grand public. Moins de connotation sexuelle, moins de saccades avec un mélange de passes, plus fluide, plus social dansé sur de la tarraxinha ou ghetto zouk,
C'est ce que la plupart des gens dansent en soirée aujourd'hui. Et c'est ce qui est enseigné dans la majorité des cours de tarraxinha.

La kizomba sensual.
Quand je regarde le contenu qu'on appelle ainsi c'est souvent la même chose que ce qu'on appelle que la tarraxinha sociale. Danser de manière très sensuelle, collé serré, avec des passes sur de la tarraxinha ou du ghetto zouk.
Même style. Autre nom.

Pourquoi c'est important de le savoir ?
Parce qu'on crée parfois plusieurs noms pour une même façon de danser. Et ça crée de la confusion surtout pour les élèves.
La chose essentielle à retenir :
Ce n'est pas parce qu'il y a le mot kizomba que c'est vraiment de la kizomba.
Parfois un professeur te présente la kizomba ( musique et ça façon de danser ) et toi tu penses que c'est du semba. Pourquoi ? Parce que tu t'attendais à plus de mouvements sensuels, des vagues, une certaine énergie. Alors que la kizomba a ses propres codes différents du semba, il y a des ralentis, mais pas forcement des mouvements très sensuelles comme dans tarraxinha.

Ce que je veux qu'on retienne.
Les noms changent. Les styles évoluent. C'est normal.
Mais en tant que danseur cherche à comprendre ce que tu danses vraiment. Pose des questions. Creuse. Ne te fie pas uniquement à l'étiquette.
La connaissance de ce que tu danses est aussi importante que la danse elle-même.

Pedro SP

02/04/2026

Cours d’animation ou cours pédagogique et toi, tu es où ?

Laisse-moi te parler de quelque chose qu’on n’explique jamais vraiment.
Dans l’enseignement de la danse, il y a deux mondes.
Pas toujours visibles de l’extérieur.
Mais radicalement différents dans ce qu’ils construisent en toi.

1/Le cours d’animation.
Tu arrives, l’ambiance est bonne.
Le prof enchaîne les figures, ça bouge, tout le monde sourit.
À la fin du cours tu repars avec une nouvelle combinaison dans les jambes.
Mais les appuis ? La posture ? Le cadre ? La musicalité ?
On n’en a pas vraiment parlé.
Peut-être effleurés. Peut-être ignorés.
Peut-être que le prof lui-même n’a pas les clés pour en parler.
Et c’est là où ça devient intéressant.
Parce que tu progresses sur le papier.
Débutant. Intermédiaire. Avancé.
Les niveaux s’accumulent.
La confiance aussi.

2/ Le cours pédagogique.
Ici, ça rigole mais ça ralentit.
Pas parce que c’est ennuyeux mais parce que le prof sait exactement ce qu’il construit.
Il s’arrête sur un appui. Il revient sur une posture.
Il cherche la métaphore juste pour que ça rentre.
Il fait recommencer non pas pour punir mais parce qu’il sait que ce détail-là, c’est lui qui fera toute la différence dans six mois.
L’objectif n’est pas la chorégraphie.
L’objectif, c’est toi.
Ton autonomie. Ta compréhension. Ta liberté sur le dancefloor.

Et puis arrive le moment de vérité.
Tu changes d’école. Ou tu vas dans un événement pour la première fois dans une vraie soirée ou autre.
Et là… quelque chose cloche.
Tu connais des pas. Mais tu ne sais pas vraiment danser.
Les fondations ne sont pas là.
Dans ta nouvelle école pédagogique, le prof te regarde danser.
Il sourit pas pour se moquer et il te dit doucement :
“On va reprendre depuis le début.”
Et là, deux choses peuvent se passer.
Soit tu te braques.
“Mais j’ai deux ans de danse ! Je suis intermédiaire !”
Et tu repars, un peu vexé, chercher une école où on te dira ce que tu veux entendre.
Soit tu respires.
Tu acceptes.
Et tu commences enfin à vraiment danser.

Alors ce texte, il est pour qui ?
Pour celui ou celle qui sent que quelque chose ne colle pas.
Qui bloque en sociale. Qui ne comprend pas pourquoi les bases semblent floues.
Qui se demande pourquoi deux ans de cours n’ont pas suffi.
Pose-toi la question honnêtement :
dans quel type de cours es-tu ?
Ce n’est pas une question pour diviser.
C’est une question pour avancer.
Parce que recommencer sur de vraies fondations,
ce n’est pas perdre du temps.
C’est gagner une danse entière.

Pedro SP

30/03/2026

Ni jugement, ni division. Juste une incompréhension que j’ai mis du temps à comprendre. “La connexion”

Quand j’entendais ce mot dans le monde de la danse, je trouve ça bizarre. Sincèrement bizarre. Et pendant longtemps je ne savais pas vraiment expliquer pourquoi.
Dans le kizomba et semba , personne ne parlait de connexion. On dansait. On riait. On transpirait. On se retrouvait. La connexion était là mais comme l’air qu’on respire. On n’y pense pas, on ne la nomme pas, elle n’existe même pas comme recherche.

Aujourd’hui ce mot est partout. Et je comprends ce que les gens veulent dire. Vraiment. Mais quelque chose me gênait encore et j’ai mis du temps à comprendre pourquoi.
C’est comme si quelqu’un découvrait un plat pour la première fois et passait le repas à analyser les saveurs, à chercher ce qu’il ressent, à vouloir capturer quelque chose. Pendant que ceux qui connaissent déjà ce plat mangent, discutent, et sont juste… bien.

La connexion dans certaines danse est devenue un objectif. Un but à atteindre. Presque quelque chose de mystique qu’on cherche dans les bras de l’autre. Une quête.
Et quand tu entends quelqu’un en parler avec cette intensité, cette gravité on dirait presque qu’il décrit une expérience spirituelle. Un rituel. Quelque chose de sacré. Alors que pour nous, on parle juste de danser, même si nous avons conscience des bienfaits de la danse.

Et parfois tu vois des gens rentrer d’une soirée déçus. Pas parce que la soirée était mauvaise,la musique était là, les danses étaient là, les sourires étaient là. Mais selon eux, ils n’ont pas eu la connexion qu’ils cherchaient. La soirée était bonne mais le bilan est négatif. Parce que la quête n’a pas abouti. Pour moi c’était incompréhensible comment tu peux passer une bonne soirée et ne pas le savoir ?

Mais j’ai fini par comprendre pourquoi.
Quand une danse n’est pas culturelle,quand tu n’en hérites pas, quand personne ne te l’a transmise avec une histoire, une langue, une communauté derrière elle n’a pas d’âme préexistante. Alors tu en construis une. Et cette âme, dans ce cas là tu l’appelle connexion. Tu la cherches dans l’instant, dans le contact, dans ce moment suspendu avec un inconnu.
C’est beau, quelque part. Ça dit quelque chose de réel sur ce que les gens cherchent aujourd’hui du lien, de la présence, de l’humain dans un monde qui en manque.

Mais dans la culture d’où vient cette danse, l’âme est déjà là avant que tu poses le pied sur la piste. Elle est dans la musique, dans la langue, dans les visages autour de toi, dans ce que tu as reçu de quelqu’un qui l’a reçu de quelqu’un d’autre. Tu n’as pas besoin de la créer tu en hérites.
C’est pour ça que beaucoup d’Angolais, de Lusophones, de danseurs de kizomba trouvent ça bizarre. Pas par arrogance. C’est juste que cette recherche n’existe pas pour eux. On ne cherche pas la connexion. On ne la ressent pas consciemment. On ne la nomme pas. On danse, c’est tout. Nommer ça, c’est déjà être dans un autre monde.
Et moi aussi je trouvais ça bizarre.

Ce n’est pas de la division. C’est juste deux rapports à la danse, à la culture, à la transmission profondément différents.

Pedro sp

30/03/2026

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