05/01/2019
La modernité va-t-elle tuer le père ?
Les nouvelles formes de parentalité (monoparentalité, homoparentalité…) ainsi que les pratiques modernes (adoption par des couples homosexuels, GPA, PMA) ont-elles modifié en profondeur les structures familiales ?
Il acte la fin du patriarcat occidental classique mais ajoute que le moins de père ne vaut pas la disparition du père, rappelant que le noyau de la paternité se trouve dans son enracinement symbolique.
Le psychanalyste Jean-Pierre Winter, déjà auteur de Homoparenté et de Transmettre (ou pas) revient aujourd’hui avec L'avenir du père chez Albin Michel. Intéressé par la question de la filiation, il met en avant la difficulté qu'il a rencontrée dans l'écriture de ce livre à définir sur quoi se fonde un père :
La famille, ce n'est pas un concept, c'est un état de fait.
Il est très difficile de dire en quoi consiste "l'être" du père (...) Ce dont je peux parler, c'est de ce que ça produit comme effet de ne pas en avoir un.
Jean-Pierre Winter explique en quoi le père est le fruit d'une construction dans le psychisme de l'individu :
Dans la mesure où le père ne se soutient pas dans l'expérience sensitive de la mère à l'enfant, il doit être inventé. Il est on pourrait dire abstrait. Le papa est celui qui donne chair à cette abstraction.