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montrukenplus Bienvenue sur le site de montrukenplus, suivez au quotidien Josephine, née le 31 Mai 2014, avec sa pe

Bienvenue sur le site de montrukenplus, suivez au quotidien Josphine, ne le 31 Mai 2014, avec sa petite valise, la trisomie 21.

25/08/2026

Il y a des publications qu’on écrit facilement.

Et puis il y a celle-ci.

Aujourd’hui, j’ai décidé de fermer Montrukenplus.

Cette page est née grâce à Joséphine.

Au départ, il y avait simplement l’envie de raconter notre quotidien. De montrer la trisomie 21 autrement. De partager nos joies, nos galères, nos victoires, nos coups de gu**le, les grandes étapes et tous ces petits moments qui font une vie.

Et puis vous êtes arrivés.

Vous avez regardé Joséphine grandir.

Vous l’avez encouragée. Vous avez ri avec nous. Vous vous êtes parfois inquiétés avec nous. Certains sont là depuis tellement longtemps que j’ai parfois l’impression que vous faites un petit peu partie de notre histoire.

Montrukenplus, c’est une sacrée partie de notre vie.

Des rencontres incroyables.
Des messages qui m’ont bouleversée.
Des parents qui m’ont écrit juste après l’annonce d’un diagnostic.
Des familles qui se sont reconnues dans notre quotidien.
Des personnes qui m’ont confié avoir changé leur regard sur la trisomie 21 grâce à Joséphine.

Et rien que pour ça, cette page en valait la peine.

Mais Joséphine grandit.

Ses sœurs aussi.

Notre famille évolue.

Et depuis quelque temps, je ressens de plus en plus le besoin de leur rendre quelque chose qui leur appartient : leur intimité.

Pendant toutes ces années, j’ai raconté une partie de notre histoire.

Aujourd’hui, je réalise que cette histoire n’est plus seulement la mienne à raconter.

Joséphine devient une jeune fille.

Elle a grandi devant vous, mais elle n’a pas choisi de grandir devant des milliers de personnes.

Et plus elle avance, plus je veux lui laisser la possibilité de choisir elle-même ce qu’elle montrera d’elle, ce qu’elle racontera et ce qu’elle gardera uniquement pour elle.

Alors non, ce n’est pas un départ triste.

Ce n’est pas un échec.

C’est simplement la fin d’un très joli chapitre.

Je veux vous remercier.

Ceux qui sont là depuis le début.

Ceux qui sont arrivés hier.

Ceux qui ont commenté chaque photo et ceux qui n’ont jamais écrit un seul mot mais qui nous ont suivies silencieusement pendant des années.

Merci d’avoir aimé Joséphine sans la connaître.

Merci d’avoir célébré ses progrès.

Merci d’avoir ri de ses bêtises.

Merci d’avoir accueilli nos moments de doute et nos coups de gu**le.

Merci surtout d’avoir regardé au-delà de son chromosome supplémentaire.

Parce que si Montrukenplus devait laisser quelque chose derrière lui, j’aimerais que ce soit ça :

la trisomie 21 fait partie de Joséphine, mais elle ne raconte pas Joséphine à elle toute seule.

Joséphine, c’est son caractère.

Ses éclats de rire.

Ses colères.

Ses progrès.

Ses difficultés.

Ses petites manies.

Ses énormes câlins.

Ses surprises.

Et tout ce qu’elle deviendra encore.

Je ne regrette absolument pas de vous avoir ouvert cette petite fenêtre sur notre vie.

Mais aujourd’hui, il est temps de la refermer doucement.

Pas de grand discours.

Pas de tristesse.

Juste énormément de gratitude.

Merci d’avoir fait un bout de chemin avec nous. ❤️

Au revoir, Montrukenplus.

Et à toi, ma Joséphine…

Continue de grandir, de rire, de nous surprendre et de tracer ton chemin.

Cette page racontait un morceau de ton histoire.

Maintenant, la suite t’appartient. ❤️

Vous demandez qu’avant de juger vos paroles, on regarde « l’histoire derrière cette colère ».Alors parlons-en, de la fat...
24/08/2026

Vous demandez qu’avant de juger vos paroles, on regarde « l’histoire derrière cette colère ».

Alors parlons-en, de la fatigue.
Parlons-en, du sentiment d’être seul.
Parlons-en, de devoir se battre pendant des années pour être entendu.

Vous pensez vraiment que les familles d’enfants handicapés ne connaissent pas ça ?

Nous connaissons les dossiers à remplir encore et encore. Les droits qu’il faut défendre. Les places qu’il faut attendre. Les portes auxquelles il faut frapper. Les regards. Les incompréhensions. L’inquiétude pour l’avenir de nos enfants. Et cette question qui revient : qui sera là pour eux lorsque nous ne serons plus là ?

Alors oui, je peux comprendre la fatigue. Je peux comprendre la colère. Je peux même comprendre qu’un être humain finisse parfois par craquer.

Mais je ne peux pas accepter que cette colère se déverse sur des personnes handicapées ou malades.

Vous écrivez : « quand quelqu’un se bat pendant des années avec le sentiment d’être seul contre tous, sans écoute, sans soutien et sans réponse, il finit forcément par craquer ».

Savez-vous combien de parents d’enfants handicapés pourraient écrire exactement cette phrase ?

Pourtant, notre épuisement ne nous donne pas le droit de dire à d’autres êtres humains qu’ils « n’ont rien à faire sur cette Terre », de les inviter à « partir » et d’ajouter qu’ils rendraient ainsi « service » aux autres.

Ce ne sont pas simplement des mots « durs, maladroits, excessifs ». Ce sont les mots que nous avons entendus. Et leurs destinataires étaient des personnes handicapées et malades.

Vous parlez beaucoup, dans cette publication, de « respect du vivant ».
Ma fille fait partie du vivant.

Joséphine est porteuse de trisomie 21. Elle aussi a droit au respect. Elle aussi a le droit d’être défendue. Elle aussi a le droit d’occuper sa place dans ce monde sans que quelqu’un estime qu’elle rendrait davantage service aux autres en le quittant.

Je peux entendre votre histoire.
Je peux entendre votre colère.
Mais comprendre ce qui conduit quelqu’un à prononcer certaines paroles ne signifie pas les excuser.

J’ai déposé plainte. Ce sera donc à la justice, et non aux réseaux sociaux, d’apprécier juridiquement les propos qui ont été tenus.

Pour ma part, je resterai sur quelque chose de beaucoup plus simple :

Votre souffrance mérite d’être entendue.
Celle des familles confrontées au handicap aussi.
Et aucune souffrance ne donne le droit de décider quelle vie mérite d’être vécue.

Vous avez raison sur un point : les réseaux sociaux vivent de nos réactions et les algorithmes favorisent souvent les co...
20/08/2026

Vous avez raison sur un point : les réseaux sociaux vivent de nos réactions et les algorithmes favorisent souvent les contenus qui provoquent colère et indignation. Je n’ai aucun problème à prendre du recul sur ce fonctionnement.

Mais cela ne répond absolument pas au sujet.

Les algorithmes n’ont pas prononcé : « Quand t’es handicapé ou malade, pour moi tu n’as rien à faire sur cette Terre. Je t’invite à prendre la ligne droite et partir […] car tu rendras service au peuple ou aux gens qui sont sur cette Terre. »

Ce sont des paroles prononcées par une personne.

Les qualifier d’« annonce un peu crash » ou expliquer leur diffusion par le modèle économique des réseaux ne les fait pas disparaître et ne les rend pas davantage acceptables.

Quant à votre expression « victimisation des pauvres handicapés », elle illustre malheureusement assez bien pourquoi il est important de continuer à parler du regard porté sur le handicap.

Je suis parfaitement capable de distinguer le fonctionnement d’un algorithme de la responsabilité individuelle liée aux paroles que l’on choisit de tenir publiquement.

J’ai donc choisi de saisir la justice plutôt que d’organiser un tribunal sur les réseaux sociaux. Elle déterminera si ces propos sont pénalement répréhensibles.

Et pendant ce temps, je continuerai à défendre une idée extrêmement simple : une personne handicapée n’a pas à démontrer son utilité pour avoir le droit d’être sur cette Terre.

Aujourd’hui, j’ai décidé de déposer plainte à la suite des propos tenus publiquement lors d’un live TikTok concernant le...
19/08/2026

Aujourd’hui, j’ai décidé de déposer plainte à la suite des propos tenus publiquement lors d’un live TikTok concernant les personnes handicapées et malades.

J’y ai notamment entendu :

« Quand t’es handicapé ou malade, pour moi tu n’as rien à faire sur cette Terre. Je t’invite à prendre la ligne droite et partir […] car tu rendras service au peuple ou aux gens qui sont sur cette Terre. »

Je suis la maman de Joséphine, porteuse de trisomie 21.

Alors forcément, lorsque j’entends ces mots, je pense à elle.

Je pense aussi à ses sœurs, que ces paroles ont profondément atteintes.

Et je pense à toutes les personnes handicapées qui ont pu entendre ce live. À leurs parents, leurs frères, leurs sœurs, leurs proches.

Je ne souhaite ni harcèlement, ni insultes, ni règlement de comptes. La justice est là pour déterminer si des limites légales ont été franchies.

Mais il était impossible pour moi de rester silencieuse.

Joséphine a sa place sur cette Terre.
Comme toutes les personnes handicapées.
Comme toutes les personnes malades.

Leur vie n’a pas moins de valeur. Leur existence n’est pas un poids. Et personne ne devrait avoir à entendre qu’il rendrait service aux autres en disparaissant.

J’ai donc transmis les faits dont j’ai connaissance et les éléments dont je dispose aux autorités compétentes.

La suite appartient désormais à la justice.

Et moi, je continuerai à faire ce que je fais depuis toujours : montrer Joséphine telle qu’elle est, avec sa personnalité, ses joies, ses difficultés, ses réussites et toute la place qui est la sienne dans notre monde. ❤️

Agence France-Presse Le Progrès Handicap International - Humanity & Inclusion

L’inclusion n’est pas un privilège. C’est un droit.
06/06/2026

L’inclusion n’est pas un privilège. C’est un droit.

Je suis enseignante.Je suis aussi maman d’une enfant porteuse de handicap.Depuis plusieurs jours, je lis des centaines d...
02/06/2026

Je suis enseignante.
Je suis aussi maman d’une enfant porteuse de handicap.

Depuis plusieurs jours, je lis des centaines de commentaires sur l’école inclusive.
Je lis des enseignants épuisés, des AESH en souffrance, des familles qui se battent pour obtenir les accompagnements nécessaires.
Ces difficultés sont réelles et elles méritent d’être entendues.

Mais ce qui me bouleverse aujourd’hui, ce ne sont pas les témoignages de terrain.
Ce sont les propos qui remettent en cause la place même des personnes handicapées dans notre société.

Parce que derrière les débats, il y a des enfants.
Des enfants qui ont le droit d’apprendre, de grandir, de jouer, d’avoir des amis et de construire leur avenir comme n’importe quel autre enfant.

Je suis enseignante dans une école où toute l’équipe se bat chaque jour pour faire vivre l’inclusion.
Une équipe humaine, engagée et bienveillante.

Et ma fille, tout au long de sa scolarité, a eu la chance de rencontrer des professionnels exceptionnels.
Dans son école actuelle comme dans les établissements qu’elle a fréquentés auparavant, elle a croisé des femmes et des hommes qui ont cru en elle, l’ont accompagnée, encouragée et aidée à grandir.

Des enseignants.
Des AESH.
Des ATSEM.
Des directeurs et directrices.
Des professionnels d’ULIS.
Des professionnels d’IME.
Des soignants.
Des parents d’élèves.
Des camarades.
Tout n’a pas toujours été parfait.
Il y a eu des obstacles, des inquiétudes, des moments difficiles.

Mais il y a surtout eu des personnes qui ont choisi de regarder l’enfant avant le handicap.
Des personnes qui ont cherché des solutions plutôt que des excuses.

C’est cette société-là que je connais.
Une société qui essaie.
Une société qui se remet en question.
Une société qui refuse d’abandonner un enfant parce qu’il est différent.

Oui, nous avons besoin de plus de moyens.
Oui, nous avons besoin de plus de formation.
Oui, nous avons besoin de davantage d’accompagnement pour les élèves, les AESH, les familles et les enseignants.

Mais nous n’avons pas besoin de désigner les enfants en situation de handicap comme responsables des difficultés de notre système scolaire.

Aucun enfant n’est responsable.
Aucun enfant n’est un problème.
Ma fille n’est pas un problème.
Le handicap n’est pas un problème.
La différence n’est pas un problème.

L’exclusion, elle, en est un.

Et je l’avoue : lire certains commentaires handiphobes me remplit de tristesse, mais aussi d’une profonde colère.

Parce qu’ils ne parlent pas d’un sujet abstrait.
Ils parlent de nos enfants.
Ils parlent de ma fille.
Et ils parlent de milliers de personnes qui méritent simplement d’être respectées et pleinement reconnues comme membres de notre société.

L’inclusion n’est pas parfaite.
Elle manque parfois de moyens, de formation et d’accompagnement.
Mais l’exclusion n’a jamais été une solution.

J’espère qu’un jour nous vivrons dans une société où aucun enfant n’aura à justifier sa place.
Une société où l’on regardera d’abord la personne avant son handicap.
Une société qui ne demandera pas aux plus fragiles de s’effacer pour être plus confortable pour les autres.

L’inclusion n’est pas un privilège.
C’est un droit.



Association "AESH en Lumière" Trisomie 21 France Unapei Auvergne Rhone Alpes FNASEPH TRISOMIE 21 Handicap International - Humanity & Inclusion

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