A casa feliz / La maison de carton

A casa feliz / La maison de carton Modèles réduits de Paris ou d'ailleurs, habitats de carton et de papier, phares, maisons, citadelles, réels ou imaginaires...
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En 2006 Jean-Marc Plumauzille fermait son atelier montréalais des "maisons en carton", après 7 ans de bons et loyaux services ; salons, expositions ; construction de plus de 2000 modèles réduits des "dépanneurs" et "duplex" typiques de Montréal, maisons colorées de Charlevoix et des Îles de la Madeleine, quais de pêcheurs et phares de l'est canadien…


En 2011 rouvre l'atelier du carton, parisien

, itinérant puis enfin mellois (de Melle, dans les Deux-Sèvres). Après le Canada, l'artiste décide de porter un regard attentif et affectueux sur sa ville natale, Paris, et lui rend hommage à travers peintures, modèles réduits et autres bricolages. Paris d'hier dans celui d'aujourd'hui, Paris réel ou Paris rêvé…


LES DÉBUTS AU QUÉBEC

Le projet avait germé en septembre 1999 : peindre sur un support différent des tableaux de bois et de toile. Quelques boîtes de carton traînaient, les tableaux du moment montraient souvent une sorte de baraque joyeuse et surpeuplée, "a casa feliz" ("la maison heureuse" en portugais), les premières "casas felizes" en volume ont donc vu le jour, combinaison de relief réel construit par le carton, avec le trompe-l'oeil créé par la peinture. Enthousiasme et commandes répondirent vite à ces tentatives. Un premier Salon des Métiers d'Art de Montréal, une reconnaissance par le Consiel des Métiers d'Art du Québec, en décembre 2000, permettaient aux "casas felizes" de trouver un public, et des magasins fidèles qui ont compté, en particulier la Coopérative L'Empreinte dans le Vieux-Montréal, Sandscript à l'Île du Prince-Édouard, la Boutique du Flâneur, la Papeterie Saint-Gilles en Charlevoix...

Mise au point des "techniques de production", nouveaux modèles répondant à la demande des magasins, nouveaux produits : aimants, boîtes, "portes", paysages panoramiques, cartes, modèles "géants", commandes "spéciales", etc. C'est tout un univers qui s'est construit ! En 7 ans d'activités, et rien que pour les maisons proprement dites, ce sont près de 2000 objets qui ont vu le jour, en grande partie des modèles de Montréal. Toute une flotte de carton qui s'est répandue du Canada à la Nouvelle-Zélande, en passant par les États-Unis, le Brésil, l'Europe, accrochant sur des murs lointains un petit sourire de la métropole québécoise.

Adresse

2 Bis Rue De La Bretagne
Melle
79500

Produits

Tableaux, aquarelle, huile, acrylique sur papier, bois et toile.
Modèles réduits en carton, plâtre, matériaux divers, peints à la main. Paris, Brésil, Italie, Orient, ou ailleurs selon les commandes...

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Our Story

Dès mon enfance je me passionnais pour le carton, matière humble, récupérable et aisément transformable. Des phares construits en volume aux tableaux en relief et aux maquettes de décors de théâtre, j'ai toujours depuis pu compter sur ce matériau-ami pour donner corps à mes idées. Comme entre 2000 et 2007 – je résidais alors au Canada – pour créer les "maisons heureuses", répliques miniatures et colorées des habitations du Montréal populaire, quais de pêcheurs et phares (encore !) des Provinces Maritimes de l'est canadien. Le thème de la maison, symbole de refuge et de l'être intérieur, ne venait pas par hasard à un migrant qui même à l'intérieur de sa ville natale, Paris, cultivait une forme d'itinérance... Ce fut ensuite un retour en France, la "mise en carton" des immeubles – et des toits ! – parisiens. Le matériau s'affranchit alors du "décor peint" qui habillait les modèles montréalais, les jus et frottis accentuant les textures sans les noyer. (En parallèle, la démarche initiale de recyclage se complète d'une recherche de produits "naturels" : les maisons ne doivent-elles pas être si possible... biodégradables ?) Une évolution qui conduit en 2016 aux premières "maisons hautes"... avec la sensation de mettre le doigt sur "quelque chose" ; des référentiels architecturaux plus vagues, Paris et ses toits, mais aussi tours, phares (!) ; des objets un peu fous et baroques où le carton se libère sans plus avoir besoin du maquillage des enduits ou de la couleur, où peuvent subsister tous les accidents et repentirs, où prime le jeu des yeux et des mains et où le "bac à chutes" devient un réservoir d'idées. Un champs d'expérimentations s'ouvre, un Manhattan ou un San Geminiano de carton s'élabore...

Even as a child, I had a passion for simple, reclaimable, and brilliantly transformable materials. As such, cardboard is both my inspiration and instrument. From three-dimensional lighthouses, to relief paintings and theater set models, I can always depend on the material to structure my ideas. Between 1998 and 2007, I lived in Canada. During this time, I used it to create “happy homes,” colorful replicas of everyday Montreal housing, fishermen's wharves and lighthouses (once again!) from Eastern Canada’s Maritime Provinces. The theme of the home, the symbol of refuge and self-reflection, was a product of my experience as a city dweller that always had strong connections to wandering, even in my hometown of Paris. When I returned to France, I began “boxing” the dwellings and rooftops of the city of light. I stripped the cardboard of its painted decor appeal, initially well suited to the homes and vibrant facades of Montreal. At the same time, my efforts to use recycled materials came full circle through the research of “natural” products, rendering my creations biodegradable. These evolutions resulted in my first “maisons hautes” (tall houses) and the sensation of grasping something new: vague architectural references, Paris and its rooftops, towers and lighthouses (yes, more of those), and wild, baroque objects. Bare, uncolored, uncoated, the cardboard assumed distinct forms in a defiant process of trial, error and affirmation. In this period of transformation, the scrap pile became a reservoir of ideas. Experimental horizons are expanding giving rise to a potential cardboard Manhattan or San Geminiano...